Chenil de l’aile Est – Chantier 01 – La Renaissance d’une pièce oubliée

  1. Un Défi Structurel
    1. Travaux de la toiture
    2. Une Forteresse de Pierre
  2. Les travaux
    1. L’encadrement de la porte
    2. Pose des pierre d’encadrement
    3. Pose des pierre de linteau
    4. Avant après de l’intérieur
    5. Avant après de l’extérieur
    6. Murs intérieurs
    7. Le mur sud du pignon sud
  3. Un avenir prometteur

Dans un coin du Manoir de la Chevallerie, une pièce discrète, presque oubliée, commence à raconter son histoire. Nichée à côté du pressoir, cette sous-pièce, qui n’était accessible que depuis l’extérieur, est le témoin silencieux d’un passé révolu.

Depuis notre arrivée, ses portes sont restées closes la plupart du temps, comme pour préserver les secrets d’une époque lointaine. L’état pignon Est et du mur d’enceinte, tous deux grandement abîmés, rendaient son accès difficile. Cette pièce n’a pas bougée et a été condamnée par sécurité.

Un Défi Structurel

Travaux de la toiture

L’état du pignon ne faisait qu’empirer avec le temps, menaçant de réduire cette pièce à un simple souvenir. Mais, avec la rénovation de la toiture Sud, une opportunité s’est présentée : celle de redonner vie à cet espace

Une Forteresse de Pierre

Le mur du pignon Est, d’une épaisseur impressionnante de près de deux mètres, est une véritable forteresse de pierre. Des renforts et des témoins avaient été judicieusement positionnés dès le début pour détecter toute perte d’intégrité de la structure. Ces mesures préventives ont été la clé pour maintenir la stabilité pendant que nous préparions la pièce pour son renouveau.

Les travaux

Nous avons entrepris de réparer l’angle du pignon avec une attention méticuleuse, de refaire l’encadrement de la porte et d’initier un premier chantier de rénovation pour cette pièce pleine de potentiel.

L’encadrement de la porte

L’ouverture de la porte est étayée en attendant la pose des pierres taillées

Pose des pierre d’encadrement

Pose des pierre de linteau

Avant après de l’intérieur

Avant après de l’extérieur

Murs intérieurs

Le mur sud du pignon sud

L’occasion du chantier permet de prendre soin du mur sur le côté gauche de la porte. Il avait besoin d’un peu de consolidation

Un avenir prometteur

Cette pièce, autrefois condamnée et isolée, est sur le point de renaître. À terme, elle sera réouverte sur le pressoir, créant ainsi un espace fluide et cohérent. Un escalier sera installé, permettant un accès au premier étage.

Nous sommes impatients de partager avec vous prochainement la transformation de cette pièce.

Extérieur de l’aile Est du bâtiment principal – La réfection de la toiture Sud.

Il y a quelques mois, nous avons célébré la restauration de la toiture Nord de l’aile Est, une étape cruciale dans la préservation du bâtiment.

Aujourd’hui, c’est avec joie que nous fermons le chantier de la rénovation tant attendue de la toiture Sud.

  1. Petit Voyage à Travers le Temps
  2. Préparation des matériaux en famille
  3. La pose de coyaux
  4. Fenêtres à tabatière
  5. Intérieurs
  6. Pose des tuiles
    1. Complétion de la pente
    2. Les faitières
    3. Les solins.
  7. Une fois terminé

Petit Voyage à Travers le Temps

Voici une petite série d’images qui retracent l’évolution de la toiture au fil des ans.

vue de la toiture en 2011

Des tuiles faitières avaient été remplacées en 2020

2020

Montage de l’échafaudage

Préparation des matériaux en famille

Les stocks de tuiles chinées par ci par là sont ouverts.

Sous un ciel clément, trois générations se sont unies dans la préparation du chantier. Le petit-fils ci dessus avec son grand père Jean-François pour libérer les tuiles en terre cuite chinées depuis quelques mois.

Comme pour la toiture nord on met en place de nouveau coyaux pour écarter les pluies des murs. Ce n’est pas un menuisier qui les a fait cette fois ci :

La fille pour le découpage à la scie à ruban des coyaux.

Jean-François, avec son œil expert, a adouci les courbes et réalisé le chanfreinage, donnant vie à ces pièces de bois qui allient fonctionnalité et esthétique.

Les stocks de bois sont contrôlés par le chien. Tout le monde met la main à la patte…

La pose de coyaux

La pose de nouveaux coyaux, essentiels pour protéger les murs des intempéries, a été réalisée avec un soin particulier.

Fenêtres à tabatière

La restauration des fenêtres à tabatière a été un véritable défi. L’une avait disparu et l’autre survivait dans un état précaire.

Par un heureux hasard, des modèles similaires ont été dénichés. L’adaptation de ces fenêtres historiques s’est faite avec une précision remarquable.

Intérieurs

Les travaux ont également été l’occasion de capturer des images saisissantes de la charpente, cette ossature qui a bravé les siècles. Ces photographies seront le sujet d’un prochain article, qui détaillera aussi la rénovation du sol au-dessus de la porte du pressoir

La photographie ci dessous fera le sujet d’un prochain article, qui détaillera aussi la rénovation du sol au-dessus de la porte du pressoir.

Pose des tuiles

La pose des tuiles s’est déroulée en plusieurs étapes méticuleuses, illustrée en images ci dessous.

On dépose les anciennes tuiles tout en prenant soin de les tester et de garder celles en bon état.

Pose du par buée.

Complétion de la pente

Les faitières

Les solins.

Les solins ont été maçonnés sans plaque de zinc afin d’éviter de futurs réactions acier/zinc/chaux. Les solins sont effectués en plusieurs couches successives sur plusieurs semaines.

Une fois terminé

Les images finales du chantier

Quelques mini chantiers pendant les beaux jours de septembre 2023

On profite de quelques journées de congés et d’un surcroit de mains pour avancer des petits chantiers.

  1. Boucher des trous sur le plancher du grenier.
  2. Des pierres
  3. Autour du puit
  4. Ouverture de porte sur le Pignon Ouest du corps de ferme sud
    1. pendant
    2. Premiers piochages
    3. La voute
    4. mise en place de quoi renforcer le mur
    5. Détails

Boucher des trous sur le plancher du grenier.


Lorsqu’on peut être au moins trois, un des chantiers qu’on ouvre est celui du grenier du bâtiment principal. La réfection du plancher en terre. Je ferai un article dédié sur la technique et les étapes plus en détail. En attendant quelques images rapides.

On choisit un trou, on confectionne des fusées avec des barreaux de châtaigner, du foin, du bournais (de la terre mi argileuse mi limoneuse)

et on pose

en calant bien.


Lorsque l’énergie s’épuise où qu’on manque de bras on peut s’amuser à d’autres jeux.

Des pierres

Il y a toujours des pierres à empiler ou déplacer.

Le tracteur nous a aussi bien servi sur la période, c’est un associé très pratique pour ces transhumance de pierres, surtout pour les plus grosses.


On profite des nouvelles compétences en soudure du plus jeune de la famille pour améliorer et réparer la bennette du tracteur :

ce qui est bien utile pour la partie défrichage

Autour du puit

La maçonnerie du puit nécessite d’être remplacée et la charpente donne des signes de fatigue

Margelle et charpente seront remplacés, probablement avec une charpente supportant des tuiles en tavaillons.

En attendant on enlève le plus gros

le moteur et la pompe seront récupérés, inspecté, réparés. Le conduit est propre d’aspect. Il faudra néanmoins en faire l’inspection.

Ouverture de porte sur le Pignon Ouest du corps de ferme sud

On a pu noter dans l’article ci dessous la présence de pierres d’encadrement en roussard sur le pignon Ouest du corps de ferme sud.

Nous n’avions pas encore pris le temps d’explorer plus en profondeur. De l’autre côté du mur le sol est au niveau du haut de la porte avec beaucoup de ciment à piocher.

pour rappel :

pendant

Sur cette image deux trois choses à remarquer.

  • le mur de gauche (à refaire c’est quasiment un mur en pierre sèche vu le peu de chaux qui reste)
  • Le début du travail se fait uniquement sous la pierre d’encadrement en pierre de roussard pour évaluer ce qu’il y a derrière.
  • On voit des fissures sur le pignon et on sait qu’il va il y avoir de la maçonnerie à faire pour façonner un arc de décharge et protéger la potentielle ouverture.
  • On voit une pierre blanche percée en hauteur, ce qui peut ressembler éventuellement à une bouche à feu. On est en fait ici à quelques mètres en dessous du niveau du sol de la pièce derrière le mur. La pierre percée est en fait à hauteur de tête humaine de l’autre côté…
sur cette image on a calculé que la pierre trouée blanche se trouve au niveau de la grosse pierre blanche avec du ciment. En haut au centre de l’image.

De plus on voit également sur le sol une dalle en béton. Peut être un accès vers un escalier muré.

Premiers piochages

Les premiers piochages sont très prometteur. On voir que la pierre d’encadrement en roussard est très entrante dans le mur et on a aucun mal à voir un départ de voute en tuffeau.

La voute

Arrivé au stade de cette image

voici ce qu’on peut voir

mise en place de quoi renforcer le mur

Il n’y plus de trace de pierre de roussard pour l’encadrement de droit. Il n’y aura pas de piochage plus avant de ce côté là.

On profite d’être littéralement à pied d’œuvre pour mettre en place l’échafaudage qui nous permettra de renforcer le mur à gauche de la porte et intervenir au dessus de l’ouverture

Détails

Sur une des pierre d’encadrement de gauche on voit bien le trou permettant la mise en place d’une barre de fermeture

On voit dans l’image ci dessous beaucoup de réemploi de pierres de tuffeau taillées pour murer en profondeur.


On devine quelque départ de maçonnerie mais on ne peut pas encore dire si il y a un escalier, descendant ou montant ou une pièce sur un niveau qui n’existe plus maintenant.

Le suspens devra perdurer encore. Jusqu’aux prochaines vacances.