Chambre du XVIème de l’aile Est – chantier 10 – Restauration de la cheminée.

Nous nous retrouvons à nouveau aujourd’hui dans la pièce du XVIᵉ siècle de l’aile Est du Manoir de la Chevallerie.
Depuis plus d’un an, nous y menons une série de restaurations successives, patiemment, ouverture après ouverture, pierre après pierre.

Un chantier au long cours

Liens vers les différents articles de la série :

  1. Etat des lieux.
  2. Déplacement de la chaudière
  3. Ouverture de la porte Sud
  4. Préparation du sol
  5. Restauration de la porte Est
  6. Pose des pavés sur le sol
  7. restauration de la porte Sud
  8. Restauration de l’ouverture Nord
  9. Restauration de l’ouverture Sud
  10. cet article – Restauration de la cheminée
  11. Restauration des murs et plafonds
  12. détails sur l’occulus et les faux appareillages
  13. Fin – restitution des travaux

La cheminée du XVIᵉ siècle

Après avoir évoqué les ouvertures et le sol, vient le moment de nous intéresser à l’un des éléments majeurs de cette pièce : la cheminée.
Véritable témoin du XVIème siècle, elle conserve les marques du style et de la technique de son époque.

Pour rappel : voir l’article précédent sur la restauration des ouvertures ou l’état des lieux

Une cheminée d’époque Renaissance

Datant manifestement du milieu du XVIᵉ siècle, la cheminée arbore sur sa hotte le blason des Tiercelin, famille seigneuriale qui quitta la Chevallerie vers 1575

Les cheminées de cette période reprennent encore certains traits du XVe siècle :

  • un foyer haut,
  • des jambages en colonnette,
  • des corbeaux en pan coupé ou en console moulurée,
  • un linteau chanfreiné ou mouluré,
  • et, innovation du XVIᵉ, une barre de fer placée derrière le linteau pour soutenir la hotte.

un peu de vocabulaire pour suivre le reste de l’article

Image explicative des éléments d’architecture d’une cheminée du XVIᵉ siècle, avec légendes

Le décor sculpté

Sur la hotte, un cartouche ornementé de rinceaux de rubans et de feuilles d’acanthe entoure le blason des Tiercelin surmonté de sa couronne.
Bien que buriné à la Révolution, sans doute à l’époque de la Terreur, le motif reste lisible et d’une grande finesse.

Image du cartouche sculpté

Description architecturale

Toute la cheminée est composée de tuffeau.
Les jambages sont des colonnettes engagées, posées sur des bases moulurées en boudin.
Les corbeaux adoptent une forme de console moulurée, comparable à celle de la “chambre à la colonne”.
Le linteau, décoré d’une arête quarrée, soutient une hotte peinte de faux joints, qui recouvrent parfois les véritables joints de maçonnerie.
Enfin, la corniche supérieure présente un profil directement inspiré du classicisme antique.

État des lieux à notre arrivée

Lorsque nous avons découvert la pièce, elle servait depuis longtemps de local à chaudière et d’espace de stockage.

Image de la cheminée à notre arrivée

Image de la cheminée au tout début des travaux

Même vue après restauration du sol

Les corbeaux et le linteau se sont révélés en bon état, mais le jambage droit et sa base étaient très détériorés, de même que le contre-cœur du foyer.

Diagnostic et intervention

Un diagnostic précis a été réalisé par le tailleur de pierre Alain Roguet (Pervenchères).
Son objectif : conserver le maximum de pierre saine tout en consolidant les zones fragilisées.
Un peu comme chez le dentiste, il s’agissait de greffer plutôt que remplacer.

diagnostic du tailleur de pierre

Il a été décidé de :

  • remplacer entièrement la base droite,
  • greffer une nouvelle pierre sur la partie haute du jambage,
  • et reconstituer le contre-cœur pour redonner cohésion à l’ensemble.
zones en cours de remplacement – base droite et bas du jambage

Les étapes de la restauration

Remplacement de la base

Reprise du bas du jambage

Greffe de pierre

Une fois ces opérations terminées, une remaçonnerie du contre-cœur a permis de redonner toute sa stabilité et son allure à l’ensemble

Avant / Après

Le résultat parle de lui-même :
une cheminée raffermie, équilibrée et lisible, retrouvant la noblesse de ses proportions d’origine.

Remerciements

Alain Roguet, tailleur de pierre à Pervenchères, pour son savoir-faire et la délicatesse de son intervention

remerciements à Samuel Gatouillat, sur ce chantier (et sur bien d’autres ! )

les mains sachantes

Et la suite ?

La restauration des ouvertures Sud et Nord est arrivée à son terme (sauf pour les fenêtres définitives)
Prochaine étape : la restitution complète de la pièce, murs et plafonds compris, pour redonner à cet espace son atmosphère du XVIᵉ siècle.

Chambre du XVIème de l’aile Est – chantier 09 – Restauration de l’ouverture Sud.

Restauration de l’ouverture Sud— retrouver la lumière d’origine

Nous nous retrouvons à nouveau aujourd’hui dans la pièce du XVIᵉ siècle de l’aile Est du Manoir de la Chevallerie.
Depuis plus d’un an, nous y menons une série de restaurations successives, patiemment, ouverture après ouverture, pierre après pierre.

Un chantier au long cours

Liens vers les différents articles de la série :

  1. Etat des lieux.
  2. Déplacement de la chaudière
  3. Ouverture de la porte Sud
  4. Préparation du sol
  5. Restauration de la porte Est
  6. Pose des pavés sur le sol
  7. restauration de la porte Sud
  8. Restauration de l’ouverture Nord
  9. cet article – Restauration de l’ouverture Sud
  10. Restauration de la cheminée
  11. Restauration des murs et plafonds
  12. détails sur l’occulus et les faux appareillages
  13. Fin – restitution des travaux

Redonner à la fenêtre Sud son aspect d’origine et son rôle de lumière

Contrairement à l’ouverture Nord, celle du Sud n’avait pas été murée… mais elle n’était plus vraiment une ouverture “vivante”.

Pendant des décennies, cette partie de la pièce — transformée en débarras et en local technique pour la chaudière — avait été laissée en l’état

L’allège d’origine avait disparu, remplacée par des maçonneries de fortune, et la lumière du Sud n’entrait plus dans la pièce. On peut se rappeler de l’état de la pièce dans ce précédent article


Notre objectif : redonner à cette ouverture son usage d’origine, celui d’une fenêtre baignée de lumière, comme au temps de la construction de cette partie du manoir au XVIᵉ siècle.

L’état initial

vues de l’extérieur avant les travaux :

Vues de l’intérieur avant les travaux

Fabrication et pose de l’allège

Le chantier a avancé par étapes, dans le respect des matériaux d’origine.

Le chantier a avancé par étapes, dans le respect des matériaux d’origine.
Sur cette ouverture, les piédroits étaient encore sains — un petit miracle !
La seule pièce manquante : l’allège. Mais la maçonnerie située en dessous devait, elle, être entièrement refaite.

Étape 1 : dépose du mur sous l’allège

Étape 2 : reprise de la maçonnerie

afin de pouvoir placer l’allège il faut tout remaçonner

Étape 3 : taille de la nouvelle allège

Une nouvelle pierre a été façonnée sur mesure par Alain Roguet, tailleur de pierre à Pervenchères, à partir d’un gabarit reproduisant un modèle probable de l’époque d’origine

Photo du gabarit

la taille

Étape 4 : pose de l’allège

Sa mise en place a demandé force, précision et… un peu d’ingéniosité !
Grâce à l’aide précieuse de notre voisin Philippe Daguenet, et à son tracteur salvateur, la lourde pierre a pu être positionnée parfaitement.

Mission réussi grâce à la participation de notre voisin Philippe Daguenet

Une fois posée, la transformation saute aux yeux : la façade retrouve son équilibre, et la pièce sa lumière.

Avant / Après

Le contraste est saisissant : d’un simple trou négligé, nous retrouvons une fenêtre élégante et fonctionnelle, fidèle à l’esprit d’origine du manoir.

Avant/Après – vue extérieure d’ensemble

Avant/Après – vue extérieure zoom sur la fenêtre

Avant/Après – vue intérieure

Et la suite ?

Il reste encore à poser le châssis définitif, actuellement en fabrication.
En attendant, un châssis provisoire “fait maison”, équipé d’un plexiglas, nous permet déjà de profiter d’une belle lumière et d’un confort inattendu.

Prochainement sur le blog : la restauration de la cheminée, dernier grand chantier de cette pièce.

Merci à Alain Roguet, tailleur de pierre à Pervenchères

remerciements à Samuel Gatouillat, sur ce chantier (et sur bien d’autres ! )

les mains sachantes

Restauration de l’ouverture Nord – chantier 08 – chambre du XVIème de l’aile Est.

Restauration de l’ouverture Nord — retrouver la lumière d’origine

Nous nous retrouvons à nouveau aujourd’hui dans la pièce du XVIᵉ siècle de l’aile Est du Manoir de la Chevallerie.
Depuis plus d’un an, nous y menons une série de restaurations successives, patiemment, ouverture après ouverture, pierre après pierre.

Un chantier au long cours

Liens vers les différents articles de la série :

  1. Etat des lieux.
  2. Déplacement de la chaudière
  3. Ouverture de la porte Sud
  4. Préparation du sol
  5. Restauration de la porte Est
  6. Pose des pavés sur le sol
  7. restauration de la porte Sud
  8. cet article – Restauration de l’ouverture Nord
  9. Restauration de l’ouverture Sud
  10. Restauration de la cheminée
  11. Restauration des murs et plafonds
  12. détails sur l’occulus et les faux appareillages
  13. Fin – restitution des travaux

Redonner à la fenêtre Nord son aspect d’origine

L’ouverture Nord, que nous présentons aujourd’hui, a connu plusieurs vies.
À l’origine, il s’agissait d’une fenêtre, mais au XIXᵉ siècle, elle fut transformée en porte pour faciliter les accès.
Notre objectif : lui rendre son usage d’origine, celui d’une fenêtre laissant entrer la lumière du Nord dans la pièce.

Pour un éventuel rappel de l’état intial:

La restauration de l’ouverture Nord

Pendant des années, cette ouverture est restée dans un état précaire :
une simple porte de fortune en planches, posée pour protéger l’intérieur.
Elle attendait patiemment sa renaissance…

un état qui laissait pensif….

Reprise des piédroits et maçonneries

Le chantier a avancé par étapes, dans le respect des matériaux d’origine.

Dépose des piédroits.

Les pierres de tuffeau d’origine ont été déposées avec soin, numérotées, nettoyées et préparées pour être remontées plus tard à leur place exacte.

Dépose des briques ajoutées

Les briques qui prolongeaient les jambages vers le bas ont été retirées.
Elles dataient de la transformation en porte, probablement vers la fin du XIXᵉ siècle

Pose des nouveaux blocs de pierre

Des blocs de tuffeau taillés sur mesure par Alain Roguet, tailleur de pierre à Pervenchères, ont pris place dans le mur.
Cette intervention redonne à la façade une lecture architecturale cohérente.

Restauration du soubassement et pose des appuis

Une fois les piédroits consolidés, le mur de soubassement a été repris et les appuis de fenêtre intérieurs et extérieurs ont été posés.

Pose de l’appuie de fenêtre intérieur et extérieur

Avant Après.

La transformation est spectaculaire !
D’une ouverture bricolée et sombre, nous retrouvons une fenêtre élégante et lumineuse, telle qu’elle devait l’être à la Renaissance.

avant-après – vue extérieure – vue d’ensemble

avant-après – vue de l’extérieur – zoom fenêtre
avant-après – vue de l’intérieur

Et la suite ?

Il reste encore à poser le châssis définitif, actuellement en fabrication.
En attendant, un châssis provisoire “fait maison” et un simple plexiglas nous offrent déjà une belle vue et un confort inattendu.

Prochainement : la restauration de l’ouverture Sud, à suivre sur le blog.

Merci à Alain Roguet, tailleur de pierre à Pervenchères

remerciements à Samuel Gatouillat, sur ce chantier (et sur bien d’autres ! )

les mains sachantes

prochainement les travaux sur la fenêtre Sud.

Chambre du XVIème de l’aile Est – chantier 07 – Restauration de la porte Sud.

Nous nous retrouvons aujourd’hui dans la pièce XVIème de l’aile Est.

Nous avons commencé une série de travaux au long court depuis un peu plus d’un an.

  1. Etat des lieux.
  2. Déplacement de la chaudière
  3. Ouverture de la porte Sud
  4. Préparation du sol
  5. Restauration de la porte Est
  6. Pose des pavés sur le sol
  7. cet article – restauration de la porte Sud
  8. Restauration de l’ouverture Nord
  9. Restauration de l’ouverture Sud
  10. Restauration de la cheminée
  11. Restauration des murs et plafonds
  12. détails sur l’occulus et les faux appareillages
  13. Fin – restitution des travaux

Aujourd’hui nous allons nous occuper de remettre une porte sur l’ouverture Sud.

Pour rappel on se souviendra dans l’article ci dessous de l’épisode ou la porte avait été réouverte :

une planche en contreplaqué avait été fixée en attendant ce jour

Voici maintenant le temps de mettre une vraie porte

La restauration de la porte Sud

Tout le travail de menuiserie a été fait maison, un travail qui occupe les journées d’hivers

Pour l’assemblage nous avons sollicité de l’aide, le poids de l’ensemble est très conséquent.

Les clous ont été achetés dans une ferronnerie, faits main et sur mesure.

Traverser plusieurs épaisseurs de planche de chêne n’est pas sans demander un peu de préparation.

Voici un casse tête résolu

55 clous plus tard il faut mettre la porte en place. Environ 120 Kg à déplacer et à ajuster des plus précisément.

avant après.

Un emmarchement est à prévoir pour accéder à la porte. Mais avant cela on parlera plutôt de la suite des travaux sur les fenêtres Sud et Nord.

Merci à Frédéric Lechâble et

remerciements à Samuel Gatouillat, sur ce chantier (et sur bien d’autres ! )

les mains sachantes

Le portail d’entrée du manoir : état des lieux d’un élément architectural ancien

Lors de l’acquisition du Manoir de la Chevallerie, le portail d’entrée constituait un élément structurant de l’accès au site et un marqueur fort de son identité architecturale. À la fois fonctionnel et symbolique, il présentait un état révélateur des transformations et dégradations subies au fil du temps. Cet article propose un état des lieux détaillé de ce portail ancien avant toute intervention de restauration.

Il avait déjà été mentionné dans un précédent articles contenants quelques photos historiques :

Les images les plus anciennes du portail de la Chevalerie ne remontent pas au-delà du début du XXe siècle. Comme on peut le voir dans cet article, le plan cadastral de 1829 prouve qu’il n’a pas été modifié dans son emplacement depuis le début du XIXe siècle.

Etat des lieux à l’acquisition

Face au court chemin d’accès au manoir se dresse un mur de clôture qui mesure aujourd’hui près de 3 mètres de long au sud (à gauche) de l’arcade, et près de 5 m au nord (à droite). L’ouverture mesurant quant à elle près de 3 mètres.
Ainsi cet écran mural mesure en totalité une bonne dizaine de mètre de long.

la végétation en 2011 était alors bien présente avec un noyer poussé ras du mur côté intérieur.

Les dessus de mur montrent des détériorations bien amorcées notamment sur la partie la plus au Sud

Sur une période de deux trois ans, la détérioration s’est accrue, nécessitant de protéger les murs avant d’amorcer des chantiers de stabilisation.

Nous vous présenteront ces travaux de stabilisations dans un article ultérieur.

Toiture au dessus du porche

La toiture actuelle n’est pas d’époque, on ne peut pas exclure un type de couronnement plus ornemental, mais quelque chose de discret pour ne pas se montrer disproportionné par rapport au statut féodal de la Chevalerie.

Quant à l’éventualité d’un chemin de ronde, c’est une chose qui ne paraît guère crédible. Tout d’abord pour la raison que la Chevallerie n’a aucun droit de fortification. Et aussi parce qu’aucune disposition à droite ou à gauche du mur ne peut s’accorder avec une telle hypothèse : il n’existe pas d’escalier dans la cour pour monter en haut du mur, il n’y a pas de trace d’ouvrage militaire comme créneaux ou mâchicoulis.

Vestiges d’une porte piétonne disparue

Si l’on repasse du côté extérieur de l’enceinte, on remarque à proximité de l’extrémité sud-ouest du mur (entre la grande arcade et l’angle de la dépendance), les vestiges du jambage d’une ouverture disparue.

Côté extérieur de l’enceinte : traces d’une porte piétonne.

A gauche : le pignon de la dépendance. On voit que le mur écran est construit contre ce pignon, ce qui prouve qu’il lui est postérieur. A droite : les piédroits de la grande arcade. Au milieu : trois piédroits en grès roussard et un de calcaire qui correspondent à la porte piétonne disparue.

Du côté intérieur de l’enceinte, on trouve des vestiges un peu plus importants de cette porte disparue. Tous les piédroits du bas ont disparu mais le bouchement de la baie laisse apparaître une ligne de rupture verticale alignée sur les piédroits du haut : un en roussard et deux en calcaire.

Côté intérieur de l’enceinte : traces d’une porte piétonne. A gauche : l’ébrasement de la grande
arcade. A droite piédroits de roussard et de calcaire de l’ébrasement de la porte piétonne.

Les piédroits montent fort haut (jusqu’à 2,40 m) mais cela n’exclut pas nécessairement qu’il se soit agit d’une porte piétonnière. En effet, l’ébrasement peut être plus haut que l’arc qui couvre la porte.

Il n’est pas possible que cette porte piétonne disparue ait coexisté avec le portail actuel puisque l’un des piédroits de l’ouverture actuelle – une très longue assise de roussard – traverse toute la maçonnerie de bouchement de l’ouverture primitive.
En résumé, ces vestiges prouvent que le premier portail était moins large que l’actuel et qu’une porte piétonne l’accostait sur son côté sud. Cet aménagement remontait au XVe siècle, comme en témoigne la pierre de remploi avec sa mouluration caractéristique de cette époque.

Prochains articles sur concernant le portail:

deux articles porteront sur des travaux réalisés

  • Sur le restauration des dessus de mur
  • sur le stabilisation de la toiture

à bientôt.

Mini chantiers de restauration du manoir pendant l’hiver 2024

Durant l’hiver 2024, plusieurs mini chantiers ont été réalisés au Manoir de la Chevallerie afin d’entretenir le site et de préparer les interventions futures. Ces travaux ponctuels, menés en parallèle des chantiers principaux, permettent d’améliorer progressivement l’état du bâti et de mieux comprendre les contraintes du monument. Cet article revient sur ces différentes actions menées durant la période hivernale.

Dans la continuité des précédents petits travaux de septembre 2023 dernier, rappel :

Voici quelques petits chantiers au grés des mains disponibles durant le premier trimestre 2024

Dégagement des accès autour de la porte

Dégagement des accès au mur intérieur du pignon ouest du bâtiment sud.

Le piochage du ciment se poursuit. Après avoir enlevé tout le matériel qui était entreposé devant le mur et sur la dalle en béton

On pioche précautionneusement au pied du mur une dalle de béton, ancien sol pour les bovins.

Diagnostique sur les murs pignons du logis

Il y a quelques points d’inquiétudes et il faudra faire quelques travaux de maçonnerie.

Suite des travaux autour du puits

Comme nous l’avions vu, le puits était en train de s’écrouler.

le maximum de pierre a été épargné et le reste est stocké pour réemploi.

Travaux en forêt.

Les pluies ont charrié de gros volume de branches et des arbres se sont couchés sur l’un des rus.

Un peu de nettoyage est nécessaire. Waders et tronçonneuse avec de l’huile de chaine bio pour cet écosystème.

Les sous-latrines Est du rez-de-chaussée – chantier 01 – transformation en salle de bain.

  1. L’Ancienne laiterie
    1. Etape 1 suppression des éléments en béton
  2. Le chantier
    1. Fenêtre
    2. Restauration du sol
    3. Restauration des murs
    4. Le chantier du plafond
    5. La porte
  3. Salle de bain
  4. Dessins préparatoires pour le prochain chantier.

La pièce, autrefois une laiterie, située symétriquement aux sous-latrines ouest, n’était pas destinée à devenir une latrine en raison de contraintes structurelles et olfactives liées au conduit des latrines de l’étage.

Nous avons décidé d’en faire une salle de bain.

Rappel de l’état de la pièce avant les travaux :

L’Ancienne laiterie

Etape 1 suppression des éléments en béton

Le chantier

Fenêtre

On peut voir de l’extérieur la petite fenêtre percée au-dessus d’une allège qui mesurait à l’origine 1,85 m de haut mais qui a été rabaissée vers 1900.

L’ouverture d’origine mesurait 35 cm de large sur 47 de haut. Côté intérieur, l’ébrasement est encadré de tuffeau avec un couvrement en arc segmentaire. La partie a été agrandie vers 1900 et était seulement encadrée de maçonnerie. Le vantail était une menuiserie des années 1900.

Avant

Après

avant après de l’intérieur

L’authenticité de la petite fenêtre d’origine a été préservée en restaurant son cadre en calcaire de Nuillé, caractérisé par un linteau monolithe et des arêtes chanfreinées. L’agrandissement du début du XXe siècle a été inversé pour restituer son apparence d’origine, supprimant les ajouts en brique et en bois.

Restauration du sol

Le sol était revêtu de pavés anciens de 16 cm de côté probablement posés vers 1900. Ils sont remplacés par des tomettes, choix respectueux de l’esthétique et de la période historique du manoir.

Restauration des murs

Les murs sont refait à la chaux avec des parties en tadelakt.

Cette technique utilise principalement du plâtre de chaux, qui est compacté, poli, et traité avec du savon pour le rendre imperméable et hydrofuge. La spécificité du tadelakt tient à sa finition lisse, parfois brillante ou mate, et à sa capacité à épouser des formes courbes de par son application en pâte, sans joint, ce qui lui confère un caractère doux et ondulant.

La mise en œuvre du tadelakt est traditionnellement laborieuse, nécessitant un polissage avec une pierre de rivière et un traitement avec de l’acide oléique sous forme de savon d’olive pour lui donner son apparence finale et sa résistance à l’eau.

Le chantier du plafond

Les détails sur la restauration du plafond seront discutés dans un futur article. Voir l’explication en bas de cet article.

Vu de l’étage tout est bouché et on peut marcher sur le plancher.

La porte

La restauration de l’ouverture de la porte a été effectuée en conservant ses dimensions et son cadre en pierre de taille originels, alignés sur l’architecture du pavillon Est.

Salle de bain

L’espace a été réaménagé en salle de bain moderne, intégrant un évier en pierre et une baignoire-douche, optimisant l’espace restreint sans compromettre le caractère historique.

Dessins préparatoires pour le prochain chantier.

Le plafond incorporera de petites ouvertures de vmc contre l’humidité incorporés dans un faux plafond vouté.

Ce faux plafond bénéficiera d’une fresque peinte à la main par Jean-François.

Des dessins préparatoires ont été réalisés en vue de cette prochaine étape :

La suite dans un prochain article !

remerciements à Samuel Gatouillat, sur ce chantier (et sur bien d’autres ! )

les mains sachantes

La sous-latrine Ouest du rez-de-chaussée – chantier complet

Voici la description du chantier de restauration de la pièce située sur les latrines de premier étage de l’Aile Nord. Nous l’avions visité à notre arrivée :

  • La dépense ouest du rez-de-chaussée : état des lieux d’une pièce de stockage ancienne

    Etat des lieux à l’acquisition des toilettes actuelles du rez de chaussée.

Elle était alors ouverte sur l’extérieur pour accueillir des animaux et la porte intérieure murée. Une salle de bain et en particulier une baignoire se trouvant juste derrière, quelques travaux préliminaires ont dû être fait.

.

Ouverture vers l’oratoire.

Souvenir du chantier qui a mené à l’ouverture de la communication de la garde-robe Ouest et cette ‘sous-latrine’ ou ‘dépense’.

ci dessous la fameuse baignoire et l’ouverture de la porte.

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Restauration de la fenêtre

De l’extérieur on retrouve cette fenêtre particulière avec un accolade qui montre l’usage de cette pièce comme un oratoire à l’époque où l’abbé Robert II de Tiercelin habitait au manoir.

De l’intérieur il restait beaucoup de pierres taillées. On a tout gardé et la pierre d’assise, manquante, a été entièrement refaite.

glissez pour comparer

Restauration du Plafond

Il ne restait que les solives apparentes sur le plafond.

Historiquement du barreaudage reposait sur ces solives. Des barreaux de châtaigner enroulés d’un torchis-foin-terre.

Toute la surface a été refaite

Fermeture de la porte vers l’extérieur

Cette pièce étant destinée à accueillir de futurs sanitaires, une évacuation des eaux est mise en place en même temps que la restauration du mur extérieur.

Restauration des murs.

Tous les murs sont restaurés et blanchis. Les pierres d’arrachement marquant l’endroit où se trouvait la cloison sous la latrine sont préservées lorsqu’elles sont présentes :

Chantier terminé

Chantier complet de la garde-robe Ouest du rez-de-chaussée

Une remise en ligne d’un article qui avait retiré par erreur il y a quelques mois.

Vous pouvez retrouver l’état des lieux à notre arrivée dans le billet ci dessous.

Pour rappel, quelques images de cette petite pièce qui était une salle de bain.

Plusieurs chantiers ont eu lieux dans cette pièce.

Dans le coin Nord Est de la pièce le mur de refend qui sépare la garde-robe de la chambre de retrait mesurerait environ 40 cm d’épaisseur. Il est construit en maçonnerie de moellons et enduit puis blanchi.

Une porte assurait la communication avec la chambre de retrait mais elle était entièrement murée et invisible.

Ouverture vers la chambre à la colonne.

L’ouverture a eu lieu au moment des travaux sur la chambre à la colonne.

Ouverture vers les toilettes.

Derrière la baignoire la porte vers ce qui était le poulailler a été ouverte.

Lors de ces opérations, derrière l’enduit sous la fenêtre Ouest, à gauche de cette ouverture de porte a été découvert l’emplacement d’un linteau d’une porte. Derrière une couche de béton.

Découverte de la seconde porte Ouest

Un travail minutieux de piochage des enduits a permis de garder toutes les pierres encore en place

Plan de restauration

Un illustration de que pourrait donner ce coté du mur une fois restauré. Fait par Jean-François Lecomte.

Les travaux

Mur Ouest avant après

Photo d’ensemble une fois le chantier terminé

D’une pièce en cul de sac ne comportant qu’une porte, on se retrouve avec une pièce contenant quatre portes sur trois murs. Deux portes murées qu’on savait exister par les traces sur l’envers de murs et une porte inconnue dont nous ne voyions même pas les traces de l’autres côté.

Chenil de l’aile Est – Chantier 01 – La Renaissance d’une pièce oubliée

  1. Un Défi Structurel
    1. Travaux de la toiture
    2. Une Forteresse de Pierre
  2. Les travaux
    1. L’encadrement de la porte
    2. Pose des pierre d’encadrement
    3. Pose des pierre de linteau
    4. Avant après de l’intérieur
    5. Avant après de l’extérieur
    6. Murs intérieurs
    7. Le mur sud du pignon sud
  3. Un avenir prometteur

Dans un coin du Manoir de la Chevallerie, une pièce discrète, presque oubliée, commence à raconter son histoire. Nichée à côté du pressoir, cette sous-pièce, qui n’était accessible que depuis l’extérieur, est le témoin silencieux d’un passé révolu.

  • Chenil de l’aile Est – Etat des lieux à l’acquisition

    Chenil de l’aile Est – Etat des lieux à l’acquisition

    Depuis l’atelier, il existe un autre mur en moellon non enduit qui ne pénètre pas dans le mur de façade sud. Il est construit sous la poutre pour fermer une porcherie ou un chenil. Il ne date certainement que du début du XIXe siècle On est dans une sous pièce du Pressoir mais accessible uniquement…


Depuis notre arrivée, ses portes sont restées closes la plupart du temps, comme pour préserver les secrets d’une époque lointaine. L’état pignon Est et du mur d’enceinte, tous deux grandement abîmés, rendaient son accès difficile. Cette pièce n’a pas bougée et a été condamnée par sécurité.

Un Défi Structurel

Travaux de la toiture

  • Réfection de la toiture sud de l’aile Est du manoir : état du chantier

    La réfection de la toiture d’un manoir ancien constitue une étape essentielle dans la conservation du bâti. Sur l’aile Est du Manoir de la Chevallerie, la toiture sud présentait un état nécessitant une intervention structurante. Ce chantier a permis de reprendre la couverture et de sécuriser l’ensemble, dans le respect des caractéristiques architecturales du bâtiment.…


    Réfection de la toiture sud de l’aile Est du manoir : état du chantier

L’état du pignon ne faisait qu’empirer avec le temps, menaçant de réduire cette pièce à un simple souvenir. Mais, avec la rénovation de la toiture Sud, une opportunité s’est présentée : celle de redonner vie à cet espace

Une Forteresse de Pierre

Le mur du pignon Est, d’une épaisseur impressionnante de près de deux mètres, est une véritable forteresse de pierre. Des renforts et des témoins avaient été judicieusement positionnés dès le début pour détecter toute perte d’intégrité de la structure. Ces mesures préventives ont été la clé pour maintenir la stabilité pendant que nous préparions la pièce pour son renouveau.

Les travaux

Nous avons entrepris de réparer l’angle du pignon avec une attention méticuleuse, de refaire l’encadrement de la porte et d’initier un premier chantier de rénovation pour cette pièce pleine de potentiel.

L’encadrement de la porte

L’ouverture de la porte est étayée en attendant la pose des pierres taillées

Pose des pierre d’encadrement

Pose des pierre de linteau

Avant après de l’intérieur

Avant après de l’extérieur

Murs intérieurs

Le mur sud du pignon sud

L’occasion du chantier permet de prendre soin du mur sur le côté gauche de la porte. Il avait besoin d’un peu de consolidation

Un avenir prometteur

Cette pièce, autrefois condamnée et isolée, est sur le point de renaître. À terme, elle sera réouverte sur le pressoir, créant ainsi un espace fluide et cohérent. Un escalier sera installé, permettant un accès au premier étage.

Nous sommes impatients de partager avec vous prochainement la transformation de cette pièce.