Quelques mini chantiers pendant les beaux jours de septembre 2023

On profite de quelques journées de congés et d’un surcroit de mains pour avancer des petits chantiers.

  1. Boucher des trous sur le plancher du grenier.
  2. Des pierres
  3. Autour du puit
  4. Ouverture de porte sur le Pignon Ouest du corps de ferme sud
    1. pendant
    2. Premiers piochages
    3. La voute
    4. mise en place de quoi renforcer le mur
    5. Détails

Boucher des trous sur le plancher du grenier.


Lorsqu’on peut être au moins trois, un des chantiers qu’on ouvre est celui du grenier du bâtiment principal. La réfection du plancher en terre. Je ferai un article dédié sur la technique et les étapes plus en détail. En attendant quelques images rapides.

On choisit un trou, on confectionne des fusées avec des barreaux de châtaigner, du foin, du bournais (de la terre mi argileuse mi limoneuse)

et on pose

en calant bien.


Lorsque l’énergie s’épuise où qu’on manque de bras on peut s’amuser à d’autres jeux.

Des pierres

Il y a toujours des pierres à empiler ou déplacer.

Le tracteur nous a aussi bien servi sur la période, c’est un associé très pratique pour ces transhumance de pierres, surtout pour les plus grosses.


On profite des nouvelles compétences en soudure du plus jeune de la famille pour améliorer et réparer la bennette du tracteur :

ce qui est bien utile pour la partie défrichage

Autour du puit

La maçonnerie du puit nécessite d’être remplacée et la charpente donne des signes de fatigue

Margelle et charpente seront remplacés, probablement avec une charpente supportant des tuiles en tavaillons.

En attendant on enlève le plus gros

le moteur et la pompe seront récupérés, inspecté, réparés. Le conduit est propre d’aspect. Il faudra néanmoins en faire l’inspection.

Ouverture de porte sur le Pignon Ouest du corps de ferme sud

On a pu noter dans l’article ci dessous la présence de pierres d’encadrement en roussard sur le pignon Ouest du corps de ferme sud.

Nous n’avions pas encore pris le temps d’explorer plus en profondeur. De l’autre côté du mur le sol est au niveau du haut de la porte avec beaucoup de ciment à piocher.

pour rappel :

pendant

Sur cette image deux trois choses à remarquer.

  • le mur de gauche (à refaire c’est quasiment un mur en pierre sèche vu le peu de chaux qui reste)
  • Le début du travail se fait uniquement sous la pierre d’encadrement en pierre de roussard pour évaluer ce qu’il y a derrière.
  • On voit des fissures sur le pignon et on sait qu’il va il y avoir de la maçonnerie à faire pour façonner un arc de décharge et protéger la potentielle ouverture.
  • On voit une pierre blanche percée en hauteur, ce qui peut ressembler éventuellement à une bouche à feu. On est en fait ici à quelques mètres en dessous du niveau du sol de la pièce derrière le mur. La pierre percée est en fait à hauteur de tête humaine de l’autre côté…
sur cette image on a calculé que la pierre trouée blanche se trouve au niveau de la grosse pierre blanche avec du ciment. En haut au centre de l’image.

De plus on voit également sur le sol une dalle en béton. Peut être un accès vers un escalier muré.

Premiers piochages

Les premiers piochages sont très prometteur. On voir que la pierre d’encadrement en roussard est très entrante dans le mur et on a aucun mal à voir un départ de voute en tuffeau.

La voute

Arrivé au stade de cette image

voici ce qu’on peut voir

mise en place de quoi renforcer le mur

Il n’y plus de trace de pierre de roussard pour l’encadrement de droit. Il n’y aura pas de piochage plus avant de ce côté là.

On profite d’être littéralement à pied d’œuvre pour mettre en place l’échafaudage qui nous permettra de renforcer le mur à gauche de la porte et intervenir au dessus de l’ouverture

Détails

Sur une des pierre d’encadrement de gauche on voit bien le trou permettant la mise en place d’une barre de fermeture

On voit dans l’image ci dessous beaucoup de réemploi de pierres de tuffeau taillées pour murer en profondeur.


On devine quelque départ de maçonnerie mais on ne peut pas encore dire si il y a un escalier, descendant ou montant ou une pièce sur un niveau qui n’existe plus maintenant.

Le suspens devra perdurer encore. Jusqu’aux prochaines vacances.

Le pignon ouest du corps de ferme sud- Etat des lieux à l’acquisition

Le pignon ouest est construit comme le reste des murs en maçonnerie de moellons au mortier de chaux. On y observe trois éléments particuliers :

  • Le contrefort de maçonnerie qui s’appuie à peu près en son milieu.
  • 2. Une porte d’entrée murée dans l’angle nord-ouest.
  • l’angle sud ouest qui se détache de la maçonnerie du pignon.

Le contrefort

L’énorme contrefort a été ajouté postérieurement à la construction du grand corps de dépendance. En effet, il vient s’appliquer contre le pignon : les maçonneries ne sont pas liées. On y trouve des blocs de grès de Bouloire, une pierre dure très différente des autres pierres utilisées dans ce bâtiment, par conséquent d’une autre époque.

Ce contrefort existe déjà sur le plan cadastral de 1829.

Il y un bon chantier pour remaçonner l’ensemble.

La porte en angle

L’ancienne porte d’entrée située contre l’angle nord-ouest est encadrée de grès roussard. L’entrepreneur a préféré le grès pour l’exposition ouest, sujette à la pluie et au soleil, réservant le tuffeau aux portes de la façade nord.

Ce qui reste de cette porte d’angle permet de connaître sa hauteur : 1,70 m, tout à fait convenable pour une étable et pour des domestiques, mais trop faible pour des seigneurs. Mais pas sa largeur car il ne reste qu’une seule des pierres qui constituait le linteau appareillé.

Les montants et la pierre du linteau sont chanfreinés avec un congé en bas, sur la base des piédroits. On retrouve ainsi les mêmes caractéristiques de taille de pierre sur ce cadre de roussard que sur la fenêtre de la tour de flanquement. C’est un indice supplémentaire qui milite pour une datation commune. Les caractéristiques de cette ouverture de roussard – particulièrement le chanfrein et le congé – peuvent servir pour restaurer les cadres très usés en tuffeau des portes de la façade nord. Comme cette porte s’ouvre sur un niveau très inférieur aux autres écuries de ce corps de bâtiment, il paraît que l’extrémité sud ne devait être accessible que par le pignon ouest et devait se trouve plus bas que les autres pièces de ce corps de logis.

L’angle sud

L’angle sud se détache du reste de la maçonnerie du pignon. C’est un mouvement de sol, sans doute, qui occasionne cette avarie.

La majorité du texte provient de l’étude historique rédigée par Damien Castel, 4ème trimestre 2014
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