La sous-latrine Ouest du rez-de-chaussée – chantier complet

Voici la description du chantier de restauration de la pièce située sur les latrines de premier étage de l’Aile Nord. Nous l’avions visité à notre arrivée :

  • La dépense Ouest du rez-de-chaussée – Etat des lieux à l’acquisition

    Etat des lieux à l’acquisition des toilettes actuelles du rez de chaussée.

Elle était alors ouverte sur l’extérieur pour accueillir des animaux et la porte intérieure murée. Une salle de bain et en particulier une baignoire se trouvant juste derrière, quelques travaux préliminaires ont dû être fait.

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Ouverture vers l’oratoire.

Souvenir du chantier qui a mené à l’ouverture de la communication de la garde-robe Ouest et cette ‘sous-latrine’ ou ‘dépense’.

ci dessous la fameuse baignoire et l’ouverture de la porte.

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Restauration de la fenêtre

De l’extérieur on retrouve cette fenêtre particulière avec un accolade qui montre l’usage de cette pièce comme un oratoire à l’époque où l’abbé Robert II de Tiercelin habitait au manoir.

De l’intérieur il restait beaucoup de pierres taillées. On a tout gardé et la pierre d’assise, manquante, a été entièrement refaite.

glissez pour comparer

Restauration du Plafond

Il ne restait que les solives apparentes sur le plafond.

Historiquement du barreaudage reposait sur ces solives. Des barreaux de châtaigner enroulés d’un torchis-foin-terre.

Toute la surface a été refaite

Fermeture de la porte vers l’extérieur

Cette pièce étant destinée à accueillir de futurs sanitaires, une évacuation des eaux est mise en place en même temps que la restauration du mur extérieur.

Restauration des murs.

Tous les murs sont restaurés et blanchis. Les pierres d’arrachement marquant l’endroit où se trouvait la cloison sous la latrine sont préservées lorsqu’elles sont présentes :

Chantier terminé

Chenil de l’aile Est – Etat des lieux à l’acquisition

Depuis l’atelier, il existe un autre mur en moellon non enduit qui ne pénètre pas dans le mur de façade sud. Il est construit sous la poutre pour fermer une porcherie ou un chenil. Il ne date certainement que du début du XIXe siècle

On est dans une sous pièce du Pressoir mais accessible uniquement depuis l’extérieur.

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Le Pignon Est et le mur d’enceinte étant très abîmés, il est difficile d’y accéder.

La Porte

Intérieur

Les Murs

L’état des mur Est de l’ouvrant est à refaire.

Mur du pignon Est

Mur du pignon Ouest

Chantier déjà prévus.

Un premier mini chantier de remaçonnage du pignon Est depuis l’intérieur a été entrepris.

La prochaine urgence sera le remaçonnage extérieur du pignon Est. L’angle Sud Est est complètement dégarni. Celui ci se dégrade de plus en plus.

C’est un chantier qui aura lieu durant le premier semestre 2023.

Chambre du XVIème de l’aile Est – chantier 05 – Pose des pavés.

Le chantier qui nous occupe aujourd’hui est la pose du sol de la chambre XVI de rez-de-chaussée de l’aile Est.

Précédemment sur ce blog et pour cette pièce :

La quantité de pavé coupés l’été dernier n’étant pas suffisant, un lot supplémentaire a été récupéré et on profite des anormalement bonnes températures de février pour couper la quantité nécessaire

Préparation du sol et des bas de murs

Le sol est remis à niveau et les prises électriques sont positionnées.

Les pavés sont posés sans joint sur lit de sable et chaux.

Porte Ouest

Le niveau des sols du bâtiment principal est de l’aile Est est différents.

Une marche est taillée dans le passage de porte.

Porte Sud

Porte Est

Porte Nord et cheminée

Il restera les chantiers des murs et plafond. Les huisseries et la cheminée.

remerciements à Samuel Gatouillat, sur ce chantier (et sur bien d’autres ! )

les mains sachantes

Combles de l’aile Est du XVIe siècle -Etat des lieux

Etat des lieux

L’examen du comble de l’aile Est fait apparaître de très nombreuses transformations qui attestent de la présence à l’origine d’un étage carré

Déjà, la visite du rez-de-chaussée avait montré que les murs de façade mesurent 1 m d’épaisseur environ, ce qui caractérise un corps de bâtiment à étage carré. Les traces des pièces aménagées au premier étage sont d’ailleurs nombreuses.
On ne peut mesurer exactement la hauteur du bâtiment dans sa composition première, tout en supposant qu’il devait s’approcher du principal corps de logis du XVe siècle.

Au fur et à mesure de la visite, des indices apparaissent d’ailleurs. Ci-dessous, à gauche on voit la trace de la porte entre les ailes du premier étage, on y reviendra plus bas. Ci-dessous, à droite, le reste de l’ouvrant présent dans les combles de l’aile principale vue de l’extérieur, sur le pignon Est.

Pour la date de la démolition et de la construction de la charpente du comble actuel, on pourrait la fixer au début du XIXe siècle.

Sol

Les alignements de carrelage et leurs interruptions

Tout le sol du comble est revêtu de carrelage ancien essentiellement de 13 cm. Le niveau du sol est unifié à partir du comble sur le pressoir jusqu’au pignon Est.
Des tirants passent au ras du sol pour relier les arbalétriers.

Ils sont nécessairement postérieurs au carrelage existant qui n’aurait pu être posé tel qu’il est après leur installation. Le pavage est principalement régulier. Les lignes sont parallèles à la façade et passent sous les tirants (qui sont donc postérieurs). On observe des interruptions dans ces lignes. Elles disent quelque chose de l’état d’origine.

  1. Le premier arrêt se trouve au pied du tirant qui surmonte le mur de refend chambre/cuisine.
  2. Le deuxième arrêt se situe à la semelle de la cloison en colombage. Lors de la démolition de la cloison, au début du XIXe siècle, une ligne irrégulière de pavés différents a été collée.
  3. Le troisième arrêt se trouve au pied du pignon Est.

Interprétation des interruptions : existence de trois chambres

On peut interpréter facilement ces trois interruptions dans les alignements des pavés. Chaque rupture correspond à un mur ou à une cloison qui délimitait une pièce différente. Par conséquent, il a existé trois pièces au premier étage :

  1. Une chambre à l’ouest, au-dessus de la chambre à cheminée XVIe du rez-de-chaussée. Elle est délimitée à l’ouest par le mur pignon du principal corps de logis XVe siècle et à l’Est par le mur de refend qui monte de fond. Ce mur de refend a été construit au XVIe siècle, comme le prouve l’aménagement du rez-de-chaussée. Il a été démoli à partir du premier étage au début du XIXe siècle.
  2. Une chambre sur la cuisine, bornée à l’ouest par le mur de refend séparant au rez-de-chaussée la chambre de la cuisine, et à l’Est par la cloison en colombage (dont il ne reste plus que la semelle). On vient de dater le mur de refend et sa démolition. Il reste à donner un avis sur la cloison en colombage. Elle n’existe que depuis 1720. Antérieurement, c’est un autre mur de refend, celui qui fermait la cuisine à l’Est, qui montait de fond. Ce mur a été décrit au paragraphe consacré à la cuisine, au rez-dechaussée : il a été démoli en 1720 pour faire place au pressoir et c’est à ce moment que le nouveau plancher (poutres et solives) a été mis en place ainsi que la cloison en colombage.
  3. Une dernière chambre se situe entre cette cloison en colombage et le pignon Est de cette aile du XVIe.


A l’inverse, on peut aussi énoncer que le carrelage actuellement en place a été posé dans l’état des cloisonnements datant de 1720, notamment lorsque la cloison en colombage existait. Autrement dit, le carrelage actuel a été posé en 1720, en même temps que la cloison en colombage a été bâtie. La chambre la plus à l’ouest, aménagée sur celle du rez-de-chaussée, peut seule faire exception, puisque le mur de refend date du XVIe siècle.

Pour affiner ces analyses, il faut maintenant regarder dans le détail les sols de chacune des trois anciennes chambres.

Sol de la chambre à cheminée

Pavage sur la chambre à cheminée

Au-dessus de la chambre du rez-de-chaussée, le sol est plus bas de 20 cm qu’au-dessus du pressoir. La délimitation est faite par un tirant qui a été disposé au-dessus du mur de refend.
Le carrelage est ici au même niveau que le seuil de la porte du XVe qui a été percée dans le pignon Est du principal corps de logis.

Il est aussi au même niveau que le sol de l’âtre de la petite cheminée de cette chambre haute (voir plus bas). Tous ces indices laissent penser qu’on se trouve bien au niveau d’origine, celui qui a été mis en œuvre au XVIe siècle. Du reste, en étudiant le rez-de-chaussée, on a vu que le plancher haut et son enduit remontait au XVIe siècle. Par conséquent, on peut affirmer qu’on se trouve ici au niveau d’origine. Il faut porter l’attention au pied du pignon Est du principal corps de logis XVe. Là, l’enduit du mur a été refait en lors de la démolition de l’étage (début XIXe ?) par un simple dégrossi (voir plus bas l’étude du mur ouest de cette chambre). Cet enduit nouveau recouvre partiellement le carrelage.

Au surplus, on voit encore un peu d’enduit de cette campagne de travaux qui est resté collé au carrelage près du mur. Les maçons ne l’ont pas nettoyé. Autrement dit cette réparation tardive est postérieure au carrelage actuel. On en déduit que le carrelage actuel est antérieur à la démolition de l’étage.

Vu sur le pied du mur pignon Est du principal corps de logis XVe. En haut l’enduit épais, lisse, plat et enduit du XVIe siècle. En bas, reprise d’enduit du début du XIXe siècle recouvrant le carrelage d’origine, où l’on voit que le débordement d’enduit sur le carrelage n’a pas été nettoyé, preuve que l’enduit a été fait au moment de la démolition de l’étage.

Cheminée de la chambre haute ouest

La première se situe au-dessus du mur de refend montant de fond (et séparant en bas la chambre de la cuisine). On y voit le bas d’une ancienne cheminée placée juste au-dessus de celle du rez-de-chaussée.
Plus précisément, il reste deux bases de piédroits encadrant une pierre servant de sol à l’âtre et taillée avec un petit retour vertical constituant le bas du contre-foyer. Ces éléments prouvent qu’il existait une cheminée dans cette chambre.

Vestiges de la cheminée de la chambre ouest au premier étage de l’aile Est. Aux extrémités droite et gauche : la première assise des piédroits. Au milieu les pierres formant l’angle du foyer. A l’arrière : le tirant de la charpente du début du XIXe siècle.

Sol de la chambre sur le pressoir

Niveau du sol

Le sol de la chambre sur le pressoir est plus élevé que celui de la chambre ouest de cette aile. Cela s’explique aisément.

A l’origine, c’est à dire au XVIe siècle, le niveau devait être identique d’un bout à l’autre du premier étage. Mais en 1720, le plancher a été démoli, en même temps que le mur de refend oriental de la cuisine. Un nouveau plancher a été bâti plus haut (sans doute pour la commodité du pressoir) avec deux poutres et trois travées de solives, le torchis n’a jamais été enduit par-dessous, ce qui ne sied pas à une habitation. Puis le carrelage actuel a été posé.

Tuyau de cheminée

On remarque au-dessus du tas de charge en tuffeau situé au rez-de-chaussée, les stigmates du passage d’un tuyau de cheminée c’est-à-dire tout un ensemble de briques fines anciennes autour d’un endroit qui a été rebouché et remaçonné au ciment. Voilà une preuve supplémentaire que le tas de charge a remplacé une cheminée, celle de la cuisine. Cloison en colombage Au-dessus et légèrement à l’Est de la poutre la plus à l’Est du pressoir, il existe une semelle de cloison en colombage que l’on distingue
au plafond du rez-de-chaussée bordant irrégulièrement le côté Est de la poutre. Dans le sol du grenier, une ligne de carrelage irrégulier correspond au rebouchage de cette cloison et apparaît parfaitement sur toute la largeur du bâtiment. Cette ligne démontre, comme on l’a dit ci-dessus, que le carrelage actuel a été mis en place bien avant la démolition de l’étage. Cette cloison en colombage a nécessairement été construite en même temps que le plancher, c’est-à-dire en 1720, pour remplacer le mur de refend montant de fond qui fermait la cuisine du côté Est.

Cloison en colombage

Au-dessus et légèrement à l’Est de la poutre la plus à l’Est du pressoir, il existe une semelle de cloison en colombage que l’on distingue au plafond du rez-de-chaussée bordant irrégulièrement le côté Est de la poutre. Dans le sol du grenier, une ligne de carrelage irrégulier correspond au rebouchage de cette cloison et apparaît parfaitement sur toute la largeur du bâtiment. Cette ligne démontre, comme on l’a dit ci-dessus, que le carrelage actuel a été mis en place bien avant la démolition de l’étage.
Cette cloison en colombage a nécessairement été construite en même temps que le plancher, c’est-à-dire en 1720, pour remplacer le mur de refend montant de fond qui fermait la cuisine du côté Est.

Mur ouest


Le mur ouest du comble de l’aile Est correspond au pignon Est du principal corps de logis du XVe.


Mode constructif – ornements de fausse coupe de pierre

Il s’agit d’un mur élevé en moellons et recouvert d’un enduit dégrossi dans la partie visible extérieure. Lorsque l’aile Est a été construite avec un étage, toute la partie du pignon correspondant à la chambre haute a été décorée d’un enduit épais, plat, lisse et décoré – sur l’enduit frais – d’une couche de chaux et blanc d’Espagne d’une épaisseur variant autour de 1mm. Cet enduit de finition se décolle à certains endroits. Sur cet enduit de chaux et blanc séché, ont été peints à la brosse (car on voit les striures correspondant aux poils de la brosse), avec du lait de chaux, des faux joints de coupe de pierre.

Détail du faux joint peint à la chaux et à la brosse, ultérieurement recouvert d’une couche de
badigeon.

Le dessin représente des assises de 36 cm de haut (sauf au-dessus du sol où on trouve 40 cm) et de longueur variable. C’est le même ouvrage que dans la chambre du rez-de-chaussée sauf que les assises n’y ont que 25 cm de haut. Les joints font 13 mm de large, comme au rez-de-chaussée. Ces joints font un léger relief sur l’enduit blanc. Cette décoration a été faite en même temps que l’enduit posé au XVIe sur le pignon XVe. Il s’agit de la décoration d’origine. Sur cet ensemble a été passé ultérieurement un badigeon, un seul, sans doute en 1720, lors du réaménagement de cette aile.

Mur pignon Est du corps de logis du XV. Décor de fausse coupe de pierre dans la chambre du
premier étage de l’aile Est.

Hauteur sous solives

Cet enduit à fausse coupe de pierre part du sol jusqu’à 3,05 m au dessus.
A cette distance, on voit l’enduit qui fait un petit retour à l’horizontale, preuve que cet enduit rejoignait la paroi de la solive. Cette hauteur sous solives est identique à celle qui existe dans les garde-robes, latrines et chambre de retrait du premier étage. Elle est légèrement inférieure à celle des deux chambres principales.
Un chevêtre longeait le pignon à l’arrière de la cheminée XVe. Au nord de cette trace de chevêtre, il existe des reprises d’enduit plus bas ce qui rend tout à fait plausible la présence de trous de solives entrant dans le mur pignon rebouchés. Il faut donc croire que la chambre haute était couverte de solives disposées comme au rez-de-chaussée.
Au-dessus de cette ligne située à 3,05 m du sol, il y a de l’enduit refait au début du XIXe siècle – lors de la démolition de l’étage – qui descend plus bas que les 3,05 m au nord dudit chevêtre.
L’enduit décoré de fausse-coupe de pierre passe derrière les chevrons du comble actuel, mais il est totalement invisible sur la partie du pignon qui se trouve à l’extérieur.

La trace de l’enduit s’arrête à 3m. La porte en biais vers la chambre Est du logis du XVe.

Transformation de la porte

Dans le mur pignon, côté sud, sous la toiture, une porte a été aménagée en biais lors de la démolition de l’étage, sans doute au début du XIXe siècle. Le cadre de porte d’origine se trouve du côté de la chambre
Est du logis du XVe avec son cadre chanfreiné à congé (voir l’étude de cette chambre). Le montant nord de cette porte a été reconstruit lors de la démolition de l’étage de l’aile du XVIe siècle. Il s‘agit désormais d’un massif de maçonnerie de 1720, en moellons recouverts d’un enduit dégrossi. Le linteau au-dessus est de peu d’épaisseur. Ce massif de maçonnerie sert à créer un passage en biais afin d’entrer plus au milieu de l’ancienne chambre, car le passage d’origine est devenu impossible à cause des chevrons du nouveau comble. Le cadre de l’ébrasement nord est construit en tuffeau.
En même temps qu’on transformait la porte, tout l’enduit autour a été refait. C’est le même enduit dégrossi qui se poursuit et qui a été refait au pied du mur pignon sur une hauteur variant autour de 30 cm et qui recouvre un peu le carrelage d’origine. C’est aussi le même enduit que celui qu’on voit au haut du mur, au-dessus du décor de fausse coupe de pierre.

Ancien mur de refend entre chambres à feu


Le mur de refend qui sépare la chambre et la cuisine, au rez-dechaussée, a été arasé au début du XIXe siècle pour être mise dans son état actuel, lors de la démolition de l’étage. Un tirant a été posé à son emplacement et le dessous du tirant rempli de petits blocs de tuffeau de remplissage.

Ce mur de refend portait le tuyau de trois cheminées : celles de la chambre et de la cuisine, au rez-de-chaussée, et celle de la chambre du premier étage.

Mur sud


Mesuré à l’arase actuelle, le mur mesure 85 cm d’épaisseur, ce qui correspond tout à fait à un logis à étage carré en maçonnerie. Dans la chambre ouest, le pied du mur sud conserve encore un peu d’enduit lissé et blanchi qui passe sur le carrelage, signe que le carrelage a été posé avant cet enduit (par conséquent au XVIe).


La sablière posée sur l’arase du mur sud a été taillée exprès pour la charpente actuelle car elle est percée de trous pour les chevrons actuels : aucune trace de remploi sur les sablières. Au-dessus du linteau de la porte du pressoir, l’enduit du début du XIXe siècle est continu jusqu’au sommet de l’arase signe que le mur de façade a été arasé et la sablière posée au début du XIXe siècle.

Mur nord


Entièrement masqué par des planches, l’arase du mur nord est actuellement impossible à observer.

Pignon Est

Epaisseur

Mesuré dans la fenêtre du XXe siècle, le pignon Est de l’aile du XVIe mur présente une épaisseur de 97 cm, ce qui est caractéristique d’une construction à étage carré.

Mode constructif – ornements

Le mur est bâti en maçonnerie de moellons. Il est recouvert d’un enduit très différent de tous ceux qu’on a pu observer et qui remontent aux XVe et XVIe siècle. Il est lissé mais aussi irrégulier, bosselé, que celui que l’on trouve dans le pressoir. Il a été badigeonné à plusieurs reprises. Cela ne signifie-t-il pas que l’enduit a été refait en même temps que dans le pressoir, savoir en 1720 ?
La destruction du premier étage est flagrante sur le pignon Est. On voit sur les côtés du pignon que le mur a été démoli sur les bords. Tous les rampants ont été alors remaçonnés à neuf, puis recouverts avec un enduit resté dégrossi. Des parties plus larges sont démolies dans les angles de droite et de gauche. La pointe aussi a été démolie et un bout reconstruit avec beaucoup moins d’épaisseur.

Joint avec carrelage

Au pied du pignon Est on observe :

  1. Devant l’angle sud du triangle du pignon, pointe qui a été reconstruite au début du XIXe siècle, il n’y a plus de pavés de 1720, mais une surépaisseur de terre battue sur laquelle le tirant de charpente a imprimé sa marque (le tirant s’enfonce d’environ 1 cm dans la terre). Cette portion de terre battue est donc contemporaine de la reconstruction partielle du pignon et de la mise en place de la charpente actuelle. D’ailleurs, l’enduit dégrossi jeté sur le pignon reconstruit recouvre la terre battue au pied du pignon.
  2. En face de la portion ancienne du pignon, portion qui est enduite et blanchie comme on l’a vu, le carrelage se poursuit sans interruption au-dessous du tirant. Le carrelage passe même sous l’enduit du pignon. A un endroit, un pavé retiré a laissé son empreinte dans l’enduit, preuve que l’enduit a été posé après la pose du carrelage. L’angle de cette partie ancienne du pignon avec le carrelage ancien a été plusieurs fois rebouché. Une première fois avec un joint de chaux jetée et non lissée (donc quand ce n’était plus une habitation) et une deuxième fois et de façon aussi rustique avec de la boue

Fenêtres

Fenêtre 1900

Dans le pignon Est a été crée vers 1900 une ouverture : on s’est contenté de troué le mur, sans construire de cadre d’ébrasement. Côté extérieur, le cadre est fait de pièces de chêne de récupération.

Fenêtre XVIème


Il subsiste une fenêtre, décorée à l’extérieur d’un cadre chanfreiné, paraissant par conséquent du XVIe siècle. Côté intérieur, on distingue encore les deux montants en tuffeau du cadre d’ébrasement mais le couvrement paraît avoir été partiellement supprimé. Elle se trouve à peu près au milieu du pignon. Elle a été entièrement murée.

Côté intérieur, son bouchement est recouvert d’enduit et blanchi. Comme l’enduit et le badigeon ne peut pas dater du début du XIXe siècle, époque où l’on a refait pas mal d’enduit en simple dégrossi dans le comble, cela oblige à dater de 1720 le bouchement de cette fenêtre.
Cette fenêtre du XVIe siècle prouve par ailleurs qu’il n’a jamais existé de cheminée sur ce pignon.

Charpente comble


La charpente actuelle est de très bonne qualité. Les chevrons sont portés par des pannes, lesquelles sont soutenues par des maîtresses fermes constituées d’arbalétriers et de tirants. Elle date du début du XIXe siècle. Tous les bois sont de récupération. Les poinçons à renflements que l’on trouve assemblés dans les tirants, aux maîtresses fermes, sont des remplois de la charpente du XVIe siècle.

La sablière sud (et sans doute aussi nord que l’on ne peut pas observer actuellement) a été faite sur mesure pour cette charpente.

Il n’existe aucune trace d’ouverture dans le comble, ni du côté sud ni du côté nord

Travaux

Déjà effectué.

A venir

En 2023 on entame le chantier de la toiture côté Sud.

La majorité du texte provient de l’étude historique rédigée par Damien Castel, 4ème trimestre 2014
Tous droits de reproduction (texte et images) sont réservés

Chantier de restauration et reconstruction de la tour d’escalier – 18 – Reprise des abords et fin

Reprise des abords et fin de cette série d’article sur la restauration de la tour

La liste de l’ensemble des travaux peut être trouvé dans les articles ci dessous.

  1. Programme général
  2. Synthèse des travaux en images
    1. Etat des lieux.
    2. Montage échafaudage.
    3. Dépose de la charpente
    4. Dépose ancien étaiement intérieur
    5. Terrassement et reprise des maçonneries de libage
    6. Dépose des marches lacunaires et reprise de l’étaiement
    7. Fabrication de la charpente
    8. Pose de la porte d’entrée et maçonnerie de remplissage
    9. Renforcement des marches conservées
    10. Pose des ouvertures de baie
    11. Pose de la bretèche
    12. Pose de la charpente
    13. Pose de la couverture
    14. Réalisation des tailles de finitions et de vieillissement sur parements et
      marches
    15. Réalisation des dégrossis et enduit intérieurs et extérieurs
    16. Repose de l’emmarchement
    17. Reprise des abords et fin

Synthèse des précédents travaux en images

Réalisation des tailles de finitions et de vieillissement sur parements et
marches

Réalisation des dégrossis et enduit intérieurs et extérieurs

Repose de l’emmarchement

Reprise des abords

Toute la zone du chantier est nettoyée et des gravillons viennent couvrir le pied de la tour jusqu’aux marches.

Epi de faîtage

Comme on le voit encore sur l’image ci dessus l’épi de faitage posé à la fin du chantier n’était pas celui commandé.

Celui ci s’est fait attendre un long moment. Mais il est finalement arrivé.

Avant après

Pour se rafraîchir la mémoire sur l’état de la tour au milieu de XXième siècle je vous conseil d’aller voir un précédent article

Voici quelques images pour comparer.

Vidéos panoramiques.

La suite

Tout n’est pas fini. A suivre ultérieurement sur la thématique de la tour de logis

  • Une page sur ce blog dédiée à la Tour accessible depuis le menu.
  • Des détails sur la pose de la porte
  • Les fenêtres
  • La main courante.
  • La restauration de la dernière marche et garde corps en bois.

LEFEVRE – 15 rue Mickael FARADAY – 72000 LE MANS – 02.41.69.61.24 – lemans@lefevre.fr

CADET CONCEPT ET TRADITION – Entreprise De Couverture à Saint-Denis-en-Val

Chantier de restauration et reconstruction de la tour d’escalier – 17 – Repose de l’emmarchement

Avant dernier article de cette série sur le chantier de restauration de la tour d’escalier.

  1. Programme général
  2. Synthèse des travaux en images
    1. Etat des lieux.
    2. Montage échafaudage.
    3. Dépose de la charpente
    4. Dépose ancien étaiement intérieur
    5. Terrassement et reprise des maçonneries de libage
    6. Dépose des marches lacunaires et reprise de l’étaiement
    7. Fabrication de la charpente
    8. Pose de la porte d’entrée et maçonnerie de remplissage
    9. Renforcement des marches conservées
    10. Pose des ouvertures de baie
    11. Pose de la bretèche
    12. Pose de la charpente
    13. Pose de la couverture
    14. Réalisation des tailles de finitions et de vieillissement sur parements et
      marches
    15. Réalisation des dégrossis et enduit intérieurs et extérieurs
    16. Repose de l’emmarchement

Synthèse des derniers travaux en images

Pose de la couverture

Réalisation des tailles de finitions et de vieillissement sur parements et
marches

Réalisation des dégrossis et enduit intérieurs et extérieurs

Repose de l’emmarchement

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Chantier de restauration et reconstruction de la tour d’escalier – 16 – Réalisation des dégrossis et enduits intérieurs et extérieurs

Visualisation du résultats des opération de dégrossis et d’enduits intérieurs et extérieurs.

  1. Programme général
  2. Synthèse des derniers travaux en images
    1. Etat des lieux.
    2. Montage échafaudage.
    3. Dépose de la charpente
    4. Dépose ancien étaiement intérieur
    5. Terrassement et reprise des maçonneries de libage
    6. Dépose des marches lacunaires et reprise de l’étaiement
    7. Fabrication de la charpente
    8. Pose de la porte d’entrée et maçonnerie de remplissage
    9. Renforcement des marches conservées
    10. Pose des ouvertures de baie
    11. Pose de la bretèche
    12. Pose de la charpente
    13. Pose de la couverture
    14. Réalisation des tailles de finitions et de vieillissement sur parements et
      marches
    15. Réalisation des dégrossis et enduit intérieurs et extérieurs

Synthèse des derniers travaux en images

Pose de la charpente

Pose de la couverture

Réalisation des tailles de finitions et de vieillissement sur parements et
marches

Réalisation des dégrossis et enduit intérieurs et extérieurs

Intérieur

Tout les murs sont enduits et l’échafaudage intérieur est enlevé progressivement.

Extérieur

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Chantier de restauration et reconstruction de la tour d’escalier – 15 – Réalisation des tailles de finitions et de vieillissement sur parements et marches

La réalisation des travaux de tailles de finitions des parements et marches.

La liste précédents des travaux peut être trouvé dans les article ci dessous.

  1. Programme général
  2. Synthèse des travaux en images
    1. Etat des lieux.
    2. Montage échafaudage.
    3. Dépose de la charpente
    4. Dépose ancien étaiement intérieur
    5. Terrassement et reprise des maçonneries de libage
    6. Dépose des marches lacunaires et reprise de l’étaiement
    7. Fabrication de la charpente
    8. Pose de la porte d’entrée et maçonnerie de remplissage
    9. Renforcement des marches conservées
    10. Pose des ouvertures de baie
    11. Pose de la bretèche
    12. Pose de la charpente
    13. Pose de la couverture
    14. Réalisation des tailles de finitions et de vieillissement sur parements et
      marches

Synthèse des derniers travaux en images

Pose de la bretèche

Pose de la charpente

Pose de la couverture

Réalisation des tailles de finitions et de vieillissement sur parements et
marches

Un petit avant et après finitions sur le noyau central.

LEFEVRE – 15 rue Mickael FARADAY – 72000 LE MANS – 02.41.69.61.24 – lemans@lefevre.fr

Chantier de restauration et reconstruction de la tour d’escalier – 14 – Pose de la couverture

Où l’on voit les étapes de la pose de la couverture.

Les étapes précédentes :

  1. Programme général
  2. Synthèse des travaux en images
    1. Etat des lieux.
    2. Montage échafaudage.
    3. Dépose de la charpente
    4. Dépose ancien étaiement intérieur
    5. Terrassement et reprise des maçonneries de libage
    6. Dépose des marches lacunaires et reprise de l’étaiement
    7. Fabrication de la charpente
    8. Pose de la porte d’entrée et maçonnerie de remplissage
    9. Renforcement des marches conservées
    10. Pose des ouvertures de baie
    11. Pose de la bretèche
    12. Pose de la charpente
    13. Pose de la couverture

Synthèse des derniers travaux en images

Pose des ouvertures de baie

Pose de la bretèche

Pose de la charpente

Restitution de la couverture :

Le projet initial a pour but de rétablir la couverture dans ses dispositions d’origine, antérieures au remaniement du XIXème siècle, en rétablissant une pente de 65° et en alignant l’épi sur le faîtage du corps de logis. L’état sanitaire de la couverture actuelle, ainsi que sa valeur patrimoniale, ne justifient pas un remploi des éléments existants : l’ensemble des bois de couverture (voligeage) et des ardoises sera remplacé à neuf. Le projet englobe la réfection de la couverture formant liaison entre le corps de logis et le versant Nord de la tour.
Les travaux de restitution de la couverture comprennent :

  1. La dépose en démolition de l’ensemble des ouvrages de toiture, incluant les ardoises, les bois de couverture (voligeage), les zingueries et les éléments d’étanchéité provisoire (tôles, contreplaqués).
  2. La fourniture de voligeage en sapin de pays traité fongicide et insecticide et la pose non jointive avec fixation au clou sur chevronnage.
  3. La fourniture d’ardoises de qualité Monument Historique (choix d’ardoises d’Angers ou similaires, de dimensions et teinte identiques à l’existant)
  4. La pose d’ardoises au clou cranté en cuivre, incluant la mise en place d’un doublis(1).
  5. La façon d’arêtiers fermés(2) en ardoises avec joints croisés sur rangs consécutifs, incluant la pose en sous-face de noquets(3) pour étanchéité, avec toutes sujétions pour parfaite mise en oeuvre
  6. La façon d’épi de faîtage circulaire en plomb, incluant la façon d’amortissement en plomb octogonal. et la pose avec toutes sujétions pour parfaite mise en oeuvre (cf. détail, on verra que le matériau employé est finalement le cuivre).
  7. La façon de noues fermées en ardoises : pour la besace en raccord entre le corps de logis et la tour, incluant la pose en sousface de noquets pour étanchéité. Nota : la réfection des noues nécessite la reprise de couverture en ardoises sur 1m alentour en versant Sud du corps de logis
  8. La façon de faîtage en tuiles semi-circulaires scellées au mortier de chaux hydraulique : pour la besace en raccord entre le corps de logis et la tour.
  9. La façon de rives avec bande soline en cuivre engravée et scellée au mortier de chaux naturelle hydraulique (type NHL 3,5) : pour la besace en raccord entre le corps de logis et la tour.
  10. La fourniture et la pose de 6 passe-barre en plomb, incluant toutes sujétions pour parfaite mise en oeuvre.

(1) – Doublis : second rang de tuiles ou d’ardoises, CF en image plus bas

(2) – Arêtier fermé : les ardoises sont taillées pour se rejoindre symétriquement sur la ligne d’arêtier, CF en image plus bas

(3) – Le noquet désigne chacune des pièces coudées dont on garnit les noues (intersection de deux versants), CF en image plus bas

En images

Raccord de la besace avec noue fermée sur noquets en cuivre

Doublis

Nota : le doublis(1) d’égoût en ardoises est complété par un doublis en tuiles plates scellé au mortier de chaux hydraulique sur la corniche.

Arrêtier fermé

Noquet

Noquets en cuivre et pas en plomb

Pose de la couverture

La besace

Épi de faîtage

Panoramiques

L’épi de faîtage a été transitoire du fait de problème d’approvisionnement de matériaux.

l’épi de faîtage dans sa version actuelle.

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Chantier de restauration et reconstruction de la tour d’escalier – 13 – Pose de la charpente

Où l’on voit la pose de la charpente du toit.

Liens vers les étapes précédentes :

  1. Programme général
  2. Synthèse des travaux en images
    1. Etat des lieux.
    2. Montage échafaudage.
    3. Dépose de la charpente
    4. Dépose ancien étaiement intérieur
    5. Terrassement et reprise des maçonneries de libage
    6. Dépose des marches lacunaires et reprise de l’étaiement
    7. Fabrication de la charpente
    8. Pose de la porte d’entrée et maçonnerie de remplissage
    9. Renforcement des marches conservées
    10. Pose des ouvertures de baie
    11. Pose de la bretèche
    12. Pose de la charpente

Synthèse des derniers travaux en images

Renforcement des marches conservées

Pose des ouvertures de baie

Pose de la bretèche

Pose de la charpente

Restauration et restitution du linéaire de corniche sommitale :

La tour d’escalier est couronnée par une corniche en pierre de taille épousant le plan octogonal de l’ouvrage. Le rôle de cette corniche est aussi bien pratique (ceinturage des murs en partie haute et stabilisation des arases maçonnées) qu’ornementale (valorisation de la transition entre murs et couverture). La corniche présente une forme d’échine (quart de rond) avec un congé au niveau des réglets d’appui et de couronnement.
L’objectif est de rétablir un linéaire continu de corniche en pierre calcaire dur de Nuillé/Soulitré, en restaurant les parties conservées et en restituant les parties lacunaires (faces Ouest et Sud-Ouest).

L’appareillage des pierres de corniches en face Ouest doit tenir compte de la portée à franchir à l’aplomb de la bretèche, grâce à une forme de plate-bande clavée à joints droits en face externe.

Linéaires de corniche conservés en face Est, Sud-Est et
Sud (partiellement), avec pierres altérées par l’érosion
et par le déséquilibre de la tour: ouverture des joints,
épaufrures et éclatements aux jonctions des pierres.
Le remplacement pour 30% des pierres est à prévoir

Les travaux de restauration et de restitution comprennent :

  • La fourniture et le débit de pierre calcaire, d’aspect et de propriétés similaires à l’existant (calcaire de Richemont blanc)
  • Le remplacement à neuf et à l’identique des pierres altérées encore en place (épaufrures(1), érosion profonde), incluant la taille et l’ajustement des pierres pour parfaite insertion aux parties conservées.
    Nota : en raison de l’état sanitaire des linéaires conservés, il a été prévu un remplacement de 30% des pierres de corniches subsistantes.
  • La restitution des linéaires lacunaires en face Ouest et Sud-Ouest, incluant la taille et l’ajustement des pierres pour parfaite insertion aux parti es conservées.
  • La taille et l’ajustement des pierres pour façon de plate-bande clavée à fausse coupe en franchissement de l’ouverture de la bretèche en face Ouest : ouvrage à 2 sommiers latéraux et 1 clé centrale en pierre de taille. Compris linteau pierre en second rang.
    Nota : la forme de corniche est maintenue et les pierres conservent des joints droits en face externe pour assurer une continuité de traitement par rapport au reste du linéaire.
  • Le remontage d’éléments de corniche en pierre de taille, posés à bain soufflant de mortier de chaux naturelle aérienne (type NHL 2), incluant toutes sujétions pour parfaite mise en œuvre.
    Nota : la restauration et le remontage s’effectuera à l’avancement de la reprise des maçonneries supérieures de la tour, avec maçonneries de moellons en blocage au niveau des arases.
  • Le ceinturage des pierres de corniche neuves et conservées par torons en fibre de verre, incluant toutes sujétions de forage et de pose (cf. plan de repérage ci-contre), incluant le ragréage des orifices de forage en parement pour parfaite occultation du ceinturage.
  • Le jointoiement en recherche au mortier de chaux, pour maçonneries de pierre de taille neuves et conservées, incluant la finition grattée et brossée à fleur de parement.
  • Le badigeon d’harmonisation au lait de chaux en finition (teinté naturellement), pour maçonneries en pierre de taille neuves et conservées.
  • L’application de traitement biocide sur ensemble des parements, avec vérification préalable de compatibilité avec les pierres supports (maintien de la micro-porosité et des teintes naturelles).

(1) épaufrure : éclat de pierre enlevé d’un bloc par accident.

Élévations des linéaires de corniches effondrés, à restituer : faces Nord-Ouest, Ouest, Sud-Ouest et Sud (partiellement)
Restitution selon modèle de linéaires conservés en bon état.
Forme de plate-bande clavée à fausse coupe pour franchissement de l’ouverture de la bretèche en face Ouest

En images

Quelques images pour se rappeler des étapes précédentes :

Restauration de la corniche sommitale

Pose des sablières sur la corniche

Mise en place des éléments de charpente, remontés sur place.

Vues sur les enrayures

La charpente est couverte en attendant la pose de la couverture :

 La pose du bouquet marquant la fin du chantier et symbolisant le bon travail des ouvriers, maître d’ouvrage, architectes et toute personne ayant participé au chantier.

CADET CONCEPT ET TRADITION – Entreprise De Couverture à Saint-Denis-en-Val

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