Les sous-latrines Est du rez-de-chaussée – chantier 01 – transformation en salle de bain.

  1. L’Ancienne laiterie
    1. Etape 1 suppression des éléments en béton
  2. Le chantier
    1. Fenêtre
    2. Restauration du sol
    3. Restauration des murs
    4. Le chantier du plafond
    5. La porte
  3. Salle de bain
  4. Dessins préparatoires pour le prochain chantier.

La pièce, autrefois une laiterie, située symétriquement aux sous-latrines ouest, n’était pas destinée à devenir une latrine en raison de contraintes structurelles et olfactives liées au conduit des latrines de l’étage.

Nous avons décidé d’en faire une salle de bain.

Rappel de l’état de la pièce avant les travaux :

L’Ancienne laiterie

Etape 1 suppression des éléments en béton

Le chantier

Fenêtre

On peut voir de l’extérieur la petite fenêtre percée au-dessus d’une allège qui mesurait à l’origine 1,85 m de haut mais qui a été rabaissée vers 1900.

L’ouverture d’origine mesurait 35 cm de large sur 47 de haut. Côté intérieur, l’ébrasement est encadré de tuffeau avec un couvrement en arc segmentaire. La partie a été agrandie vers 1900 et était seulement encadrée de maçonnerie. Le vantail était une menuiserie des années 1900.

Avant

Après

avant après de l’intérieur

L’authenticité de la petite fenêtre d’origine a été préservée en restaurant son cadre en calcaire de Nuillé, caractérisé par un linteau monolithe et des arêtes chanfreinées. L’agrandissement du début du XXe siècle a été inversé pour restituer son apparence d’origine, supprimant les ajouts en brique et en bois.

Restauration du sol

Le sol était revêtu de pavés anciens de 16 cm de côté probablement posés vers 1900. Ils sont remplacés par des tomettes, choix respectueux de l’esthétique et de la période historique du manoir.

Restauration des murs

Les murs sont refait à la chaux avec des parties en tadelakt.

Cette technique utilise principalement du plâtre de chaux, qui est compacté, poli, et traité avec du savon pour le rendre imperméable et hydrofuge. La spécificité du tadelakt tient à sa finition lisse, parfois brillante ou mate, et à sa capacité à épouser des formes courbes de par son application en pâte, sans joint, ce qui lui confère un caractère doux et ondulant.

La mise en œuvre du tadelakt est traditionnellement laborieuse, nécessitant un polissage avec une pierre de rivière et un traitement avec de l’acide oléique sous forme de savon d’olive pour lui donner son apparence finale et sa résistance à l’eau.

Le chantier du plafond

Les détails sur la restauration du plafond seront discutés dans un futur article. Voir l’explication en bas de cet article.

Vu de l’étage tout est bouché et on peut marcher sur le plancher.

La porte

La restauration de l’ouverture de la porte a été effectuée en conservant ses dimensions et son cadre en pierre de taille originels, alignés sur l’architecture du pavillon Est.

Salle de bain

L’espace a été réaménagé en salle de bain moderne, intégrant un évier en pierre et une baignoire-douche, optimisant l’espace restreint sans compromettre le caractère historique.

Dessins préparatoires pour le prochain chantier.

Le plafond incorporera de petites ouvertures de vmc contre l’humidité incorporés dans un faux plafond vouté.

Ce faux plafond bénéficiera d’une fresque peinte à la main par Jean-François.

Des dessins préparatoires ont été réalisés en vue de cette prochaine étape :

La suite dans un prochain article !

remerciements à Samuel Gatouillat, sur ce chantier (et sur bien d’autres ! )

les mains sachantes

La dépense Est du rez-de-chaussée – Etat des lieux à l’acquision

Appelée « dépense Est du rez de chaussée » dans l’étude Historique de Damien Castel, « Cellier » dans les plans par G. Trouvé architecte du patrimoine, l’actuelle « salle de bains » se situe au nord du bâtiment principal, la partie la plus à l’Est.

Le pavillon Est contient au rez-de-chaussée une petite dépense, ou pièce pour la toilette ou autre usage privé. On n’y trouve sans doute pas de siège d’aisance car le conduit des latrines de l’étage ne peut pas servir en même temps au rez-de-chaussée : si l’on y pratiquait une ouverture, les odeurs reflueraient dans la pièce du bas. Et le conduit occupe toute la largeur du mur Est.

une utilisation probable a été évoqué sous le terme de laiterie.

Laiterie

L’unique travée de solive est composée de pièces de bois de 16 cm d’équarrissage espacées de 33 cm et disposées dans le sens nord/sud. Au-dessus, le torchis non lissé, ni enduit, ni blanchi, a manifestement
été refait en 1900

Fenêtre

La petite fenêtre est percée au-dessus d’une allège qui mesurait à l’origine 1,85 m de haut mais qui a été rabaissée vers 1900. En effet, la fenêtre a été agrandie vers le bas vers 1900. Côté extérieur, la partie d’origine du cadre est en calcaire dur de Nuillé avec un linteau monolithe et des arêtes chanfreinées. Lorsque la fenêtre a été allongée vers le bas, vers 1900, les piédroits ont été prolongés par des briques montées à la chaux et le rebord changé par une pièce de bois.


L’ouverture d’origine mesurait 35 cm de large sur 47 de haut. Côté intérieur, l’ébrasement est encadré de tuffeau avec un couvrement en arc segmentaire. La partie agrandie vers 1900 est seulement encadrée de maçonnerie. Le vantail est une menuiserie des années 1900.

La porte

Du côté de la dépense, l’ébrasement de la porte de communication vers la garde-robe est couvert de bois, ce qui prouve qu’il a été transformé vers 1900 (voir au paragraphe de la garde-robe).

La majorité du texte provient de l’étude historique rédigée par Damien Castel, 4ème trimestre 2014
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