Remplacement de la toiture septentrionale en 2019 Ce versant de toiture est le plus abîmé de m’aile Est. C’est donc un des premiers chantier lancé sur cette partie du bâtiment. Le bâtiment fait une quinzaine de mètre de longueur, une largeur de pignon d’un peu moins de 10 mètres et une pente de 48°. Cela…
Aujourd’hui, c’est avec joie que nous fermons le chantier de la rénovation tant attendue de la toiture Sud.
Voici une petite série d’images qui retracent l’évolution de la toiture au fil des ans.
vue de la toiture en 2011
Des tuiles faitières avaient été remplacées en 2020
2020
2023
20232023
Montage de l’échafaudage
Préparation des matériaux en famille
Les stocks de tuiles chinées par ci par là sont ouverts.
Sous un ciel clément, trois générations se sont unies dans la préparation du chantier. Le petit-fils ci dessus avec son grand père Jean-François pour libérer les tuiles en terre cuite chinées depuis quelques mois.
Comme pour la toiture nord on met en place de nouveau coyaux pour écarter les pluies des murs. Ce n’est pas un menuisier qui les a fait cette fois ci :
La fille pour le découpage à la scie à ruban des coyaux.
Jean-François, avec son œil expert, a adouci les courbes et réalisé le chanfreinage, donnant vie à ces pièces de bois qui allient fonctionnalité et esthétique.
Les stocks de bois sont contrôlés par le chien. Tout le monde met la main à la patte…
La pose de coyaux
La pose de nouveaux coyaux, essentiels pour protéger les murs des intempéries, a été réalisée avec un soin particulier.
Fenêtres à tabatière
La restauration des fenêtres à tabatière a été un véritable défi. L’une avait disparu et l’autre survivait dans un état précaire.
Par un heureux hasard, des modèles similaires ont été dénichés. L’adaptation de ces fenêtres historiques s’est faite avec une précision remarquable.
Intérieurs
Les travaux ont également été l’occasion de capturer des images saisissantes de la charpente, cette ossature qui a bravé les siècles. Ces photographies seront le sujet d’un prochain article, qui détaillera aussi la rénovation du sol au-dessus de la porte du pressoir
La photographie ci dessous fera le sujet d’un prochain article, qui détaillera aussi la rénovation du sol au-dessus de la porte du pressoir.
Pose des tuiles
La pose des tuiles s’est déroulée en plusieurs étapes méticuleuses, illustrée en images ci dessous.
On dépose les anciennes tuiles tout en prenant soin de les tester et de garder celles en bon état.
Pose du par buée.
Complétion de la pente
Les faitières
Les solins.
Les solins ont été maçonnés sans plaque de zinc afin d’éviter de futurs réactions acier/zinc/chaux. Les solins sont effectués en plusieurs couches successives sur plusieurs semaines.
La quantité de pavé coupés l’été dernier n’étant pas suffisant, un lot supplémentaire a été récupéré et on profite des anormalement bonnes températures de février pour couper la quantité nécessaire
Préparation du sol et des bas de murs
Le sol est remis à niveau et les prises électriques sont positionnées.
Les pavés sont posés sans joint sur lit de sable et chaux.
Porte Ouest
Le niveau des sols du bâtiment principal est de l’aile Est est différents.
Une marche est taillée dans le passage de porte.
Porte Sud
Porte Est
Porte Nord et cheminée
Il restera les chantiers des murs et plafond. Les huisseries et la cheminée.
remerciements à Samuel Gatouillat, sur ce chantier (et sur bien d’autres ! )
La porte qui se trouve à droite sur la façade Est, près de la façade sud, a des dimensions extraordinaires : 1,30 m de large, 2,25 m ou 2,29 m de haut (selon la hauteur du sol d’origine). Au XVIe siècle, il n’y a guère que les portes de communication de la cuisine à la salle où l’on mange qui puisse atteindre une telle hauteur. Cette porte est donc un indice fort pour placer la cuisine ancienne à l’emplacement de l’actuel pressoir.
La porte est encadrée de tuffeau avec un linteau appareillé. L’ébrasement n’est pas du tout évasé et il n’y a pas de feuillure dans le cadre, ni d’un côté ni de l’autre. Le montant sud se confond avec la façade sud. Le cadre n’est pas du tout chanfreiné, comme le cadre de l’ébrasement de la fenêtre nord.
Le linteau de tuffeau a été descendu sans doute en 1720, lorsque, à l’occasion de la transformation de la cuisine en pressoir, un linteau en bois ait été mis en place encore plus bas. Il n’y a plus de vantail ancien.
Il manque des solives ainsi que le plancher en terre et pavé au dessus.
Restauration
Solive, avant
Solive, après
la solive a été montée avec une chèvreet le sol en terre et les pavés ont été replacés.
L’encadrement de porte
Avant
Pendant
Après
remerciements à Samuel Gatouillat, sur ce chantier (et sur bien d’autres ! )
Le pignon oriental de l’aile Est a perdu son étage au début du XIXe siècle et l’étude intérieure a montré que le mur a été démoli pour être mis en forme de pignon triangulaire, les rives ayant été reconstruites alors.
La fenêtre du XVIe siècle murée, dont on découvre à l’intérieur le cadre d’ébrasement, se voit également à l’extérieur, avec son cadre en tuffeau presque complet (linteau, rebord, piédroits de gauche, partie de ceux de droite) décoré d’une arête chanfreinée, comme sur les ouvertures XVIe que l’on voit sur la façade sud de la même aile ainsi que sur la fenêtre XVIe percée dans le pignon ouest du principal corps de logis. L’autre baie, encadre de bois de chêne ne date que de la fin du XIXe siècle.
La façade nord de cette aile n’est pas du tout liée au pignon Est du principal corps de logis (à la différence de la façade sud). Cela se voit aussi très bien à l’intérieur de la chambre.
La façade nord de l’aile Est.
L’aile Est qui prolonge le principal corps de logis mesure une quinzaine de mètre de long. Elle ne conserve plus que son rez-de-chaussée, l’étage et le comble ayant été démoli au début du XIXe siècle. Il ne reste du rez-de-chaussée primitif, du côté nord, que trois ouvertures : deux jours éclairant la cuisine et une fenêtre éclairant la chambre reconverti en porte.
Fenêtres de la chambre.
La fenêtre de la chambre est d’une construction homogène mais transformée en porte au XIXe siècle. Il manque le piédroit du bas qui avait peut-être un congé. Son cadre est construit en tuffeau, décoré d’une arête chanfreinée, comme les autres baies du XVIe observées sur la façade sud, sur le pignon Est et sur la baie percée dans le pignon ouest du principal corps de logis. Le rallongement des piédroits pour la porte est réalisé en briques doubles.
Fenêtre orientale de la cuisine
Le jour le plus à l’Est qui éclaire la cuisine mesure 61 cm de large et 58 de haut, presque un carré. Son cadre de calcaire semi-dur de Nuillé est richement mouluré, dans le goût du début du XVIe siècle, ce qui ne paraît pas très logique, s’agissant d’une baie de cuisine, petite et située à l’arrière. D’ailleurs ces moulures ne sont pas bien alignées. Cela donne une forte impression de pierres remployées par le bâtisseur de cette aile, peut-être Guillaume Dorléans, en 1543.
Sous le linteau, on aperçoit trois trous ayant servi à placer des barreaux de fer de protection.
Fenêtre occidentale de la cuisine
Le jour le plus à l’ouest qui éclaire la cuisine est distant de 1,30 m du précédent. Il mesure 57 cm de large et 58 de haut, presqu’un carré aussi. Son cadre est aussi de pierre de calcaire semi-dur de Nuillé, présenté une mouluration simplement chanfreinée et les arêtes sont bien alignées. On ne soupçonne pas ici des pierres remployées mais plutôt un ouvrage fait exprès. Sous le linteau, on aperçoit des trous ayant servi à placer des barreaux de fer de protection.
Le bas du mur.
Le bas des murs est dans un état assez abimé des deux côtés.
De grosses infiltrations se font à la moindre pluie à travers le mur.
Les bas de murs sont protégés par des tôles.
A l’intérieur le bas du mur donne directement sur la terre.
La façade Sud de l’aile Est.
L’aile Est qui prolonge le principal corps de logis ne conserve plus que son rez-de-chaussée, l’étage et le comble ayant été démoli au début du XIXe siècle. Il ne reste du rez-de-chaussée primitif que trois ouvertures : celle de la cave, une fenêtre et une porte murée au-dessus. Les autres baies ne datent que du XIXe siècle.
Il semble que la façade sud de l’aile Est soit liée avec celle du principal corps de logis, du moins sur une certaine hauteur du rez-dechaussée. Pour se faire une opinion, il faut suivre depuis le haut vers le bas l’alignement des gros moellons formant la chaîne d’angle du principal corps de logis du XVe siècle. On s’aperçoit qu’il est ininterrompu jusqu’au bas de la fenêtre XVIe. Plus bas, l’alignement des gros moellons se déplace vers la droite, dans l’aile Est. Cela peut s’interpréter de deux manières. Soit ce déplacement de la chaîne d’angle a été réalisé au XVIe siècle lors de la construction d’une aile nouvelle, ex nihilo.
Ceci voudrait dire que le maçon chargé des travaux à rompu l’angle primitif du corps de logis du XVe siècle afin de créer une liaison avec la nouvelle construction. Ou bien cette pénétration des maçonneries en bas de la façade démontre l’existence d’un mur contemporain du corps de logis du XVe siècle, voire même d’une aile basse contemporaine. Dans cette hypothèse, on peut songer aux exemples d’ailes basses servant à la cuisine et ses annexes. Si c’est le cas à la Chevalerie, elle devait avoir une largeur moindre que le principal corps de logis, puisque la façade nord de l’aile Est est totalement indépendante (voir un peu plus haut)
Il existe plusieurs ouvertures
Porte de la cave
L’ouverture mesure 1,04 m de large et 1,13 de haut, sur un seuil de grès placé au niveau de la cour. Le cadre couvert d’un cintre est en pierre calcaire dure.
Fenêtre de la chambre
Au dessus à gauche de la porte de la cave. La fenêtre de la chambre est entourée d’un cadre tout en tuffeau à l’arête chanfreinée avec un congé en bas des piédroits. Le rebord également en tuffeau n’a pas résisté au temps mais il semble qu’il ait été mouluré, sans doute à l’identique du rebord de la fenêtre percée au XVIe siècle dans le pignon ouest du principal corps de logis. Sous le rebord, on remarque plusieurs pierres de tuffeau très dégradées, formant presqu’un cadre. Mais ce cadre, s’il était volontaire et destiné à être une ouverture serait de très mauvaise qualité. Le linteau n’est pas clavé, ce qui rend impossible le percement d’une baie, les piédroits s’enfoncerait plus bas que le rebord, le « cadre » n’est pas aligné avec la fenêtre. Par conséquent, il ne semble pas qu’il faille chercher là un quelconque ouvrage déterminé. C’est plutôt une maçonnerie destinée à être enduite.
Porte murée de la chambre
A droite de la fenêtre précédente derrière le poteau électrique se trouve la porte murée qui servait à entrer dans la chambre. Elle est large de 96 cm, haute de 2,98 m. Il manque son seuil. Le cadre est mélangé de pierre semi-dure et de tuffeau. La pierre semi-dure est disposée en bas des piédroits et l’on y remarque un congé. Le reste du cadre a son arête chanfreinée. Il faut imaginer un seul sous les piédroits du bas, puis un escalier de grès qui descend jusqu’à la cour.
La grande porte du pressoir
La grande porte du pressoir mesure actuellement 2,71 m sur 3,26 de haut. Elle a été agrandie et mise dans ces dimensions au début du XIXe siècle (voir l’article sur l’intérieure du pressoir). Le montant de gauche (ouest) est en calcaire oolithique semi-dur sur une base en grès. Une partie de ce montant appartient à une porte du XVIe siècle. L’autre montant (Est) est également en calcaire oolithique et en tuffeau mais il date entièrement du XIXe siècle. Au-dessus le linteau est en bois. A droite de la porte, on distingue dans la maçonnerie une ligne de césure qui correspond au mur de refend de la cuisine démoli, ce mur ayant pu être aussi le premier pignon de ce corps de bâtiment.
Porte du chenil
Toute la suite du mur vers l’Est a été en grande partie rénovée et repercée au XIXe siècle pour es besoins agricoles.
le coin du mur entre le pignon Est et Sud est très abîmé et se délite.
La toiture
Le toit de cette aile à besoin d’être changé. Chaque versant à un angle de 48° comportant un peu plus de 100 m² de tuiles.
Il y a beaucoup de chantier à mener rien que pour l’extérieur de cette aile.
A suivre prochainement bien entendu.
La majorité du texte provient de l’étude historique rédigée par Damien Castel, 4ème trimestre 2014 Tous droits de reproduction (texte et images) sont réservés
A l’occasion de la visite sur quelques jours de deux amis durant l’été 2020, leurs bras et leurs poumons ont été mis à contribution sur un des chantiers du manoir.
Quelques jours auparavant le poteau électrique devant la façade sud avait été enlevé libérant l’accès pour :
L’ouverture de la porte Sud de la chambre XVIème de l’aile Est.
Contexte
La porte du logis sur le mur sud telle qu’elle est présente en cette année 2020 vient d’une transformation d’une fenêtre à meneau au XIXe siècle.
Afin de pouvoir fermer cette porte et reconstituer la fenêtre, il faut remettre en fonction une autre porte sur cette partie de la façade sud.
On voit sur la photo ci dessus, derrière le poteau électrique l’ouverture murée. Dimensions : 96 cm de large sur 2,98 m de haut du seuil au linteau.
vue d’un exercice de projection des travaux – calque quelque peu décalé.
Côté intérieur, le cadre de l’ébrasement est tout en tuffeau et par conséquent fort usé en bas. On voit une arête chanfreinée tout autour (y compris sur le couvrement) mais s’il a existé un congé au pied, on ne le peut savoir vu l’usure. Il n’y pas eu d’imposte au-dessus de cette porte : on n’en voit aucune trace, ni dehors, ni dedans. Au niveau du sol d’origine, il ne reste aucun pavé qui soit pris dans la maçonnerie de bouchement, du moins aucun visible. La démolition de la maçonnerie en fera peut-être apparaître.
vue de l’intérieur
Le chantier
la partie haute se fait assez rapidement mais dans la poussière.
Les gravats sont remisés pour examen et réemploi.
en hauteur biensûr.
Hélas ! pauvre Yorick !
La seconde partie ne révèle rien de particulier et aucun pavé.
dégagement du piètement avec précaution
Mais la porte est ouverte.
Elle est rebouchée en attendant les prochains travaux sur le sol et la mise en place des marches.
Appelée « Latrines Est du premier étage » dans l’étude Historique de Damien Castel, « latrine 01 » sur les plans par G. Trouvé architecte du patrimoine. .
Le carrelage a disparu.
Portes
Porte sur le mur ouest
On observe entre le mur sud du pavillon et la façade Est de l’aile nord une fissure traversante jusqu’à la chambre Est du grand logis. Ce qui signifie qu’en s’écartant, le mur sud du pavillon entraîne aussi la façade nord du grand corps de logis. Ceci plaide plutôt pour une liaison forte entre toutes les maçonneries. Ce mur de 70 cm d’épaisseur est construit en moellons et porte le même enduit d’origine.
Vu de l’intérieur des latrines, l’ébrasement sud de la porte correspond au mur sud du pavillon. L’autre montant est en tuffeau. Le couvrement est appareillé en arc segmentaire. La largeur de l’ébrasement atteint 86 cm. Le vantail a disparu. Les gonds restent dans le montant sud. En face, dans le montant nord, on voit encore un cavalier en fer contre la feuillure pour le pêne de la serrure, ce qui prouve que cette dernière se trouvait dans l’épaisseur du vantail. Il existe aussi un trou carré plus haut et plus vers l’intérieur pour le verrou, ce qui prouve que ce dernier était posé sur la surface de la porte.
Fenêtre
Sur le mur Nord L’ouverture mesure 30 cm de large sur 52 de haut, sur une allège de 1,15 m de haut. L’ébrasement s’élargit jusqu’à 63 cm. Sur son montant ouest, on distingue une inscription paraissant du XVIIIe siècle, mais difficile à déchiffrer. L’ébrasement est encadré principalement de maçonnerie, avec quelques pierres de tuffeau. Le rebord est en pente vers le bas. Le couvrement est un linteau en tuffeau monolithe. Le vantail d’origine a disparu mais on voit encore les gonds en place dans le montant Est. En face, dans le montant ouest, on remarque un trou au milieu qui servait pour le pêne du verrou.
La majorité du texte provient de l’étude historique rédigée par Damien Castel, 4ème trimestre 2014 Tous droits de reproduction (texte et images) sont réservés
Appelée « Chambre de retrait Est du premier étage » dans l’étude Historique de Damien Castel, « ancienne chambre » sur les plans par G. Trouvé architecte du patrimoine. .
Cheminée
Le foyer de la cheminée mesure 1,03 m de large sur 1,49 m de haut. De l’ornement, il reste les jambages et les sommiers du linteau, identiques à ce qui a été décrit dans la chambre de retrait ouest. Le reste a été démoli en laissant suffisamment d’empreintes pour constater que la hotte était tronconique.
Fenêtre
Sur le mur Est la fenêtre d’origine mesure 70 cm de haut, ouverte sur une allège de 1,20 m de haut. Comme une grande partie de la fenêtre a été démolie à la fin du XXe siècle, il n’est plus possible de connaître la largeur de l’ouverture. On peut supposer qu’elle était identique à la fenêtre de la chambre de retrait ouest. L’ébrasement est partiellement conservé. Il était entièrement encadré de tuffeau, avec un couvrement en arc segmentaire.
Le mur sud a été démoli. Il a été observé au paragraphe de la garde robe Est.
Plafond
Le plafond présente les mêmes caractéristiques que dans la chambre de retrait ouest.
Sol
Le carrelage de cette chambre est en partie conservé, identique à celui de la chambre de retrait ouest. Dans cet ensemble de pavés de 13 cm de côté, disposés par rangées perpendiculaires au sens de déplacement, il existe au moins un carreau estampé de fleurs de lys
La majorité du texte provient de l’étude historique rédigée par Damien Castel, 4ème trimestre 2014 Tous droits de reproduction (texte et images) sont réservés
Appelée « garde robe Est du premier étage » dans l’étude Historique de Damien Castel, elle n’est pas dénommée sur les plans par G. Trouvé architecte du patrimoine. La pièce n’existant physiquement plus.
Le carrelage ancien est entièrement ôté.
Portes
Porte sur le mur sud, vers la chambre Est
Le mur Sud correspond donc à la façade nord du principal corps de logis. Il est construit en moellons et revêtu d’un enduit d’origine épais, lisse, plat et blanchi, sans décor de joints. L’enduit conserve la lèvre supérieure qui fait retour sous la solive qui longeait le mur sud. Vu de ce côté, la porte présente son ébrasement, tout en tuffeau, avec un couvrement en arc segmentaire.
Porte Est vers les latrines Est
La porte qui s’ouvre sur les latrines est de même facture que dans la garde-robe ouest. L’ouverture mesure 57 cm de large et 1,75 m de haut. Le cadre est entièrement appareillé en tuffeau, sans chanfrein sur l’arête. Le montant nord est appareillé avec le mur de refend nord. Le linteau est monolithe mais un peu court et n’entrant que d’un cm dans le mur nord (disposition pourtant d’origine). Le vantail n’existe plus.
Fenêtre
La fenêtre conserve à l’extérieur son cadre d’origine qui montre qu’elle n’a pas varié depuis sa construction. Le montant sud de l’ébrasement se confond avec le mur sud. Le montant nord de l’ébrasement est partie maçonné et partie en tuffeau. Le rebord est maçonné, à 1,50 m du sol, et le linteau est en bois (c’est donc exactement la même facture que la fenêtre de la garde-robe ouest). Le tout remonte à l’origine puisque qu’il n’y a aucune reprise dans l’enduit. Le vantail a disparu, mais il y a aujourd’hui une planche fixe qui rend la mesure de l’ouverture difficile, peut-être 55 cm en tous sens, environ.
Murs manquants
nous venons de voir les murs avec ouvertures visibles. Abordons maintenant les murs manquants
Mur Nord
Le mur de refend qui séparait cette pièce de la chambre de retrait mesurait 43 cm d’épaisseur
Au sol, on voit une assise de tuffeau qui correspond au montant ouest du cadre de la porte de communication avec la chambre de retrait.
Mur Ouest
Le mur de refend ouest a été tout entier démoli, à l’exception du montant de la porte de communication entre les deux garde-robes, construit contre le mur sud (voir le paragraphe relatif à la garde-robe ouest).
De la porte qui donne dans la garde-robe ouest, il ne reste que le montant sud avec son cadre chanfreiné. Le bas des jambages est si usé qu’on ne voit pas s’il a pu exister un congé, ce qui est probable.
Plafond
Le plancher supérieur a été démoli en même temps que les murs de refend, mais il laisse parfaitement visible les trous des solives et la lèvre supérieure de l’enduit des murs qui fait retour sur les entrevous
La majorité du texte provient de l’étude historique rédigée par Damien Castel, 4ème trimestre 2014 Tous droits de reproduction (texte et images) sont réservés
Appelée « garde robe Est » dans l’étude Historique de Damien Castel, « Réserve » dans les plans par G. Trouvé architecte du patrimoine, l’appellation actuelle a maintenu le nom » garde robe ouest »
Fenêtre
Le mur sud montre de ce côté l’ébrasement de la porte. Il est encadré tout en tuffeau.
Un jour percé en hauteur, au-dessus d’une allège de 2,20 m, d’une ouverture de 52 cm de large sur 67 cm de haut, certainement munie à l’origine d’un vantail de petits verres sertis dans une résille de plomb, montre qu’on se trouve plutôt dans une pièce à usage de domestique (qui n’ont pas besoin de beaucoup de lumière ni de regarder par la fenêtre), ou bien à usage de conservation d’objets précieux (étroitesse qui protège des intrusions, hauteur qui rend difficile les regards de l’extérieur). Côté extérieur, le cadre de la fenêtre est en calcaire dur de Nuillé, décoré seulement d’un chanfrein. Le linteau et le rebord sont également d’origine et monolithe. Ils ne portent aucun stigmate de barreaux de fer. Côté intérieur, l’ébrasement est construit en tuffeau. A l’exception toutefois du côté gauche qui correspond au mur de façade nord du principal corps de logis. Le couvrement est en arc segmentaire.
Portes
Porte vers la sous latrine Est
L’ouverture de la porte qui s’ouvre sur la dépense mesure 62 cm de large et 1,69 m de haut. le cadre se trouve côté garde-robe et l’ébrasement côté dépense. Le cadre est en pierre de taille sans chanfrein. Le côté droit correspond au mur du pavillon Est. Le montant de gauche est en parpaings de tuffeau. Le linteau est appareillé en tuffeau. Toutefois ce cadre est manifestement une reconstruction des environs de 1900 car il est placé en avant du mur Est de plusieurs cm. Le cadre est désormais disjoint des pierres de l’ébrasement l’espace entre les deux ayant été bouché de menuiserie. A l’avant du cadre de tuffeau a été cloué un cadre en bois datant des environs de 1900 et dont le vantail a disparu.
La porte a été observée précédemment au paragraphe consacré à la chambre Est. Vue de ce côté, on constate que l’ébrasement de la porte est encadré de tuffeau, avec un couvrement en arc segmentaire.
Fenêtre
Sur le mur Est, une fenêtre . Elle est encadrée à l’extérieur de pierre calcaire semi dure de Nuillé décorée d’une arête chanfreinée. Le linteau et le rebord sont monolithes.
Seul le montant gauche a été remplacé vers 1900 par un empilement de briques violacées montées à la chaux. Il existe aujourd’hui deux barres de fer écorché mais le linteau et le rebord portent la trace de plusieurs autres trous de barreaux.
Côté intérieur, la fenêtre est percée au-dessus d’une allège de 2 m, ce qui montre qu’on se trouve plutôt dans une pièce à usage de domestique (qui n’ont pas besoin de beaucoup de lumière ni de regarder par la fenêtre), ou bien à usage de conservation d’objets précieux (étroitesse qui protège des intrusions, hauteur qui rend difficile les regards de l’extérieur).
L’ébrasement de la fenêtre n’est pas d’aussi bonne qualité que pour les ouvertures des pièces de maître. Le côté de droite se confond avec la façade nord du logis. Le montant de gauche est tout en tuffeau, mais assez abimé, avec des reprises de maçonnerie dans l’angle. Quant au linteau, il est constitué de deux morceaux de solives. L’allège est remplie de maçonnerie dans l’épaisseur de l’ébrasement. Quant au vantail fixe, il ne date que des environs de 1900. Celui d’origine devait être mobile, constitué d’un panneau de petits verre placés dans une résille de plomb et protégé à l’extérieur par plusieurs barreaux de fer.
La majorité du texte provient de l’étude historique rédigée par Damien Castel, 4ème trimestre 2014 Tous droits de reproduction (texte et images) sont réservés