Pour rappel, quelques images de cette petite pièce qui était une salle de bain.
Plusieurs chantiers ont eu lieux dans cette pièce.
Dans le coin Nord Est de la pièce le mur de refend qui sépare la garde-robe de la chambre de retrait mesurerait environ 40 cm d’épaisseur. Il est construit en maçonnerie de moellons et enduit puis blanchi.
Une porte assurait la communication avec la chambre de retrait mais elle était entièrement murée et invisible.
Ouverture vers la chambre à la colonne.
L’ouverture a eu lieu au moment des travaux sur la chambre à la colonne.
Derrière la baignoire la porte vers ce qui était le poulailler a été ouverte.
Lors de ces opérations, derrière l’enduit sous la fenêtre Ouest, à gauche de cette ouverture de porte a été découvert l’emplacement d’un linteau d’une porte. Derrière une couche de béton.
Découverte de la seconde porte Ouest
Un travail minutieux de piochage des enduits a permis de garder toutes les pierres encore en place
Plan de restauration
Un illustration de que pourrait donner ce coté du mur une fois restauré. Fait par Jean-François Lecomte.
Les travaux
Mur Ouest avant après
Photo d’ensemble une fois le chantier terminé
D’une pièce en cul de sac ne comportant qu’une porte, on se retrouve avec une pièce contenant quatre portes sur trois murs. Deux portes murées qu’on savait exister par les traces sur l’envers de murs et une porte inconnue dont nous ne voyions même pas les traces de l’autres côté.
Appelée « garde robe Ouest » dans l’étude Historique de Damien Castel, « Salle de bain » dans les plans par G. Trouvé architecte du patrimoine, l’appellation actuelle a maintenu le nom » garde robe ouest »
La pièce mesure 3,33 m de long (sens Est/ouest) sur 1,81 m de large (sens nord/ sud), soit 6 m². Le sol de la garde-robe ouest a toujours dû être au même niveau que celui de la salle. Il est actuellement revêtu d’un carrelage de terre cuite très rouge datant des environs de 1900. A l’origine, on devait trouver des petits carreaux de terre cuite de 11 cm de côté comme dans le reste du logis.
Murs
Murs Sud
Le mur sud (déjà examiné au paragraphe consacré à la salle) montre de ce côté l’ébrasement de la porte. Il est encadré tout en tuffeau et couvert d’un arc segmentaire.
Portes
Le vantail de la fin du XVIe siècle, déjà observé, ne présente de ce côté aucune mouluration.
Le mur de refend qui sépare la garde-robe de la chambre de retrait mesurerait environ 40 cm. Il est construit en maçonnerie de moellons et enduit puis blanchi.
Une porte assurait la communication avec la chambre de retrait mais elle est aujourd’hui entièrement murée et invisible à cause de l’aménagement moderne d’une salle de bain ; Derrière la machine à laver sur les images ci dessus.
On y reviendra dans un autre article.
Mur Ouest
D’une épaisseur d’environ 80 cm, le mur ouest est en maçonnerie de moellons enduite et blanchie.
Fenêtre
L’unique fenêtre, sur le mur ouest, est percée en hauteur. Certainement munie à l’origine d’un vantail de petits verres sertis dans une résille de plomb, elle montre qu’on se trouve plutôt dans une pièce à usage de domestique (qui n’ont pas besoin de beaucoup de lumière ni de regarder par la fenêtre), ou bien à usage de conservation d’objets précieux (étroitesse qui protège des intrusions, hauteur qui rend difficile les regards de l’extérieur).
Côté intérieur, l’ébrasement est construit en tuffeau. A l’exception toutefois du côté gauche qui correspond au mur de façade nord du principal corps de logis. Le couvrement est en arc segmentaire.
Côté extérieur, le cadre de la fenêtre est en calcaire dur de Nuillé, décoré seulement d’un chanfrein. Le linteau et le rebord sont également d’origine et monolithe. Ils ne portent aucun stigmate de barreaux de fer.
Porte
Il existait une porte en angle donnant communication à la dépense. Elle a été murée au début du XIXe siècle et se trouve actuellement totalement invisible de ce côté. Par contre, au paragraphe de la dépense ouest (qui suit ci-dessous), on étudie les caractéristiques de son ébrasement.
La majorité du texte provient de l’étude historique rédigée par Damien Castel, 4ème trimestre 2014 Tous droits de reproduction (texte et images) sont réservés
Appelée « garde robe Est du premier étage » dans l’étude Historique de Damien Castel, elle n’est pas dénommée sur les plans par G. Trouvé architecte du patrimoine. La pièce n’existant physiquement plus.
Le carrelage ancien est entièrement ôté.
Portes
Porte sur le mur sud, vers la chambre Est
Le mur Sud correspond donc à la façade nord du principal corps de logis. Il est construit en moellons et revêtu d’un enduit d’origine épais, lisse, plat et blanchi, sans décor de joints. L’enduit conserve la lèvre supérieure qui fait retour sous la solive qui longeait le mur sud. Vu de ce côté, la porte présente son ébrasement, tout en tuffeau, avec un couvrement en arc segmentaire.
Porte Est vers les latrines Est
La porte qui s’ouvre sur les latrines est de même facture que dans la garde-robe ouest. L’ouverture mesure 57 cm de large et 1,75 m de haut. Le cadre est entièrement appareillé en tuffeau, sans chanfrein sur l’arête. Le montant nord est appareillé avec le mur de refend nord. Le linteau est monolithe mais un peu court et n’entrant que d’un cm dans le mur nord (disposition pourtant d’origine). Le vantail n’existe plus.
Fenêtre
La fenêtre conserve à l’extérieur son cadre d’origine qui montre qu’elle n’a pas varié depuis sa construction. Le montant sud de l’ébrasement se confond avec le mur sud. Le montant nord de l’ébrasement est partie maçonné et partie en tuffeau. Le rebord est maçonné, à 1,50 m du sol, et le linteau est en bois (c’est donc exactement la même facture que la fenêtre de la garde-robe ouest). Le tout remonte à l’origine puisque qu’il n’y a aucune reprise dans l’enduit. Le vantail a disparu, mais il y a aujourd’hui une planche fixe qui rend la mesure de l’ouverture difficile, peut-être 55 cm en tous sens, environ.
Murs manquants
nous venons de voir les murs avec ouvertures visibles. Abordons maintenant les murs manquants
Mur Nord
Le mur de refend qui séparait cette pièce de la chambre de retrait mesurait 43 cm d’épaisseur
Au sol, on voit une assise de tuffeau qui correspond au montant ouest du cadre de la porte de communication avec la chambre de retrait.
Mur Ouest
Le mur de refend ouest a été tout entier démoli, à l’exception du montant de la porte de communication entre les deux garde-robes, construit contre le mur sud (voir le paragraphe relatif à la garde-robe ouest).
De la porte qui donne dans la garde-robe ouest, il ne reste que le montant sud avec son cadre chanfreiné. Le bas des jambages est si usé qu’on ne voit pas s’il a pu exister un congé, ce qui est probable.
Plafond
Le plancher supérieur a été démoli en même temps que les murs de refend, mais il laisse parfaitement visible les trous des solives et la lèvre supérieure de l’enduit des murs qui fait retour sur les entrevous
La majorité du texte provient de l’étude historique rédigée par Damien Castel, 4ème trimestre 2014 Tous droits de reproduction (texte et images) sont réservés
Appelée « garde robe Ouest du premier étage » dans l’étude Historique de Damien Castel, elle n’est pas dénommée sur les plans par G. Trouvé architecte du patrimoine. La pièce n’existant physiquement plus.
Elle est plus grande que celle du rez-de- chaussée ce qui ne s’explique que par l’amincissement des murs.
Le pavage a été ôté : il ne reste que la chape de chaux étalée sur le torchis.
Portes
Porte sur le mur sud, vers le cabinet noir
Le cadre d’ébrasement est tout en tuffeau, avec un couvrement en arc segmentaire. Le vantail a disparu mais on remarque encore les gonds d’origine enfoncés dans le côté Est et les trous pour la serrure et le verrou en face.
Fenêtre
Sur le mur Ouest, une fenêtre. Du fait de la présence d’une planche, il est difficile de mesure cette ouverture. Ce peut être quelque chose comme 60 ou 66 de large sur 70 de haut, au-dessus d’une allège de 1,73 m. Les angles de l’ébrasement sont mélangés de tuffeau et de maçonnerie enduite. Le montant de gauche correspond au mur de la façade nord du principal corps de logis. Le rebord est maçonné. Le couvrement de l’ébrasement est une pièce de charpente qui paraît bien d’origine, puisque l’enduit l’affleure. D’ailleurs, la fenêtre qui se trouve dans la garde-robe Est est également sous un linteau en bois.
Porte Ouest vers les latrines Ouest
A 45 cm de la fenêtre s’ouvre la porte vers les latrines. L’ouverture mesure 66 cm sur 1,80 m de haut. Le cadre n’est pas chanfreiné. Le montant de droite était lié avec le mur de refend démoli.
Il était construit en moellons mais il est entièrement démoli ne laissant que sa base, au sol. Il n’est pas lié au mur ouest sauf les pierres de taille constituant le montant nord de la porte qui va dans les latrines. Il est certain que le mur de refend a été bâti en même temps que la façade ouest de cette aile puisque l’enduit d’origine du mur ouest fait retour sur le mur nord (on voit une bonne partie de l’angle restée malgré la démolition).
A la base du mur qui subsiste dans le sol, on voit encore un massif de tuffeau correspondant au montant ouest d’une porte, puis quatre pavés et demi correspondant à l’ouverture de la porte, et enfin un autre massif de tuffeau arasé correspondant au montant Est de la porte. Au vu des 4 pavés et demi au sol, l’ouverture paraît avoir mesuré 65 cm de large environ. Compte tenu des observations précédentes, il apparaît que le cadre de la porte et son ébrasement étaient en tous points identiques à ceux déjà décrits dans les autres pièces.
Mur Est
Le mur Est de cette pièce correspond au mur de refend qui sépare l’appartement ouest de l’appartement Est. Il n’existe qu’une seule porte de communication de l’un à l’autre, à côté de la façade nord du principal corps de logis. Ce mur a été entièrement démoli. Il laisse au sol sa base (car le mur monte de fond depuis le rez-de-chaussée). Il mesure 53 cm d’épaisseur.
Il est construit en moellons et il reste quelques lambeaux de l’enduit qui le recouvrait à côté de la porte : épais, lise et blanchi, comme dans le reste de la pièce.
La porte de communication vers la garde-robe Est se trouve tout près de la façade nord du principal corps de logis, à côté des portes qui vont des chambres vers leurs garde-robes. C’est l’ébrasement qui se trouve du côté de la garde-robe ouest. Ce qui en reste montre qu’il était construit comme les autres, c’est-à-dire en tuffeau avec un arc segmentaire en couvrement. Les gonds restent en place puisqu’ils se trouvent du côté sud de l’ébrasement.
Plafond
Le plancher supérieur a été démoli en même temps que les murs de refend, mais il laisse parfaitement visible les trous des solives et la lèvre supérieure de l’enduit des murs qui fait retour sur les entrevous
La majorité du texte provient de l’étude historique rédigée par Damien Castel, 4ème trimestre 2014 Tous droits de reproduction (texte et images) sont réservés
Appelée « garde robe Est » dans l’étude Historique de Damien Castel, « Réserve » dans les plans par G. Trouvé architecte du patrimoine, l’appellation actuelle a maintenu le nom » garde robe ouest »
Fenêtre
Le mur sud montre de ce côté l’ébrasement de la porte. Il est encadré tout en tuffeau.
Un jour percé en hauteur, au-dessus d’une allège de 2,20 m, d’une ouverture de 52 cm de large sur 67 cm de haut, certainement munie à l’origine d’un vantail de petits verres sertis dans une résille de plomb, montre qu’on se trouve plutôt dans une pièce à usage de domestique (qui n’ont pas besoin de beaucoup de lumière ni de regarder par la fenêtre), ou bien à usage de conservation d’objets précieux (étroitesse qui protège des intrusions, hauteur qui rend difficile les regards de l’extérieur). Côté extérieur, le cadre de la fenêtre est en calcaire dur de Nuillé, décoré seulement d’un chanfrein. Le linteau et le rebord sont également d’origine et monolithe. Ils ne portent aucun stigmate de barreaux de fer. Côté intérieur, l’ébrasement est construit en tuffeau. A l’exception toutefois du côté gauche qui correspond au mur de façade nord du principal corps de logis. Le couvrement est en arc segmentaire.
Portes
Porte vers la sous latrine Est
L’ouverture de la porte qui s’ouvre sur la dépense mesure 62 cm de large et 1,69 m de haut. le cadre se trouve côté garde-robe et l’ébrasement côté dépense. Le cadre est en pierre de taille sans chanfrein. Le côté droit correspond au mur du pavillon Est. Le montant de gauche est en parpaings de tuffeau. Le linteau est appareillé en tuffeau. Toutefois ce cadre est manifestement une reconstruction des environs de 1900 car il est placé en avant du mur Est de plusieurs cm. Le cadre est désormais disjoint des pierres de l’ébrasement l’espace entre les deux ayant été bouché de menuiserie. A l’avant du cadre de tuffeau a été cloué un cadre en bois datant des environs de 1900 et dont le vantail a disparu.
La porte a été observée précédemment au paragraphe consacré à la chambre Est. Vue de ce côté, on constate que l’ébrasement de la porte est encadré de tuffeau, avec un couvrement en arc segmentaire.
Fenêtre
Sur le mur Est, une fenêtre . Elle est encadrée à l’extérieur de pierre calcaire semi dure de Nuillé décorée d’une arête chanfreinée. Le linteau et le rebord sont monolithes.
Seul le montant gauche a été remplacé vers 1900 par un empilement de briques violacées montées à la chaux. Il existe aujourd’hui deux barres de fer écorché mais le linteau et le rebord portent la trace de plusieurs autres trous de barreaux.
Côté intérieur, la fenêtre est percée au-dessus d’une allège de 2 m, ce qui montre qu’on se trouve plutôt dans une pièce à usage de domestique (qui n’ont pas besoin de beaucoup de lumière ni de regarder par la fenêtre), ou bien à usage de conservation d’objets précieux (étroitesse qui protège des intrusions, hauteur qui rend difficile les regards de l’extérieur).
L’ébrasement de la fenêtre n’est pas d’aussi bonne qualité que pour les ouvertures des pièces de maître. Le côté de droite se confond avec la façade nord du logis. Le montant de gauche est tout en tuffeau, mais assez abimé, avec des reprises de maçonnerie dans l’angle. Quant au linteau, il est constitué de deux morceaux de solives. L’allège est remplie de maçonnerie dans l’épaisseur de l’ébrasement. Quant au vantail fixe, il ne date que des environs de 1900. Celui d’origine devait être mobile, constitué d’un panneau de petits verre placés dans une résille de plomb et protégé à l’extérieur par plusieurs barreaux de fer.
La majorité du texte provient de l’étude historique rédigée par Damien Castel, 4ème trimestre 2014 Tous droits de reproduction (texte et images) sont réservés