Les travaux en tant que tels sont prévus pour le second semestre 2022.
Réfection du sol de la chambre
Contexte
Dimensions
La pièce n’a pas varié dans son cloisonnement. Elle mesure 6,52 m de profondeur côté ouest, et même 6,58 côté Est. Sa largeur est de 4,70 m côté nord et 4,57 m côté sud. On voit qu’ici non plus les angles ne sont pas orthogonaux. La superficie atteint 30 m².
Niveau
Le niveau actuel de la chambre a été considérablement décaissé aujourd’hui. Celui d’origine est donné avec certitude par le dessous des jambages de la cheminée.
Il était nettement plus haut que celui du rez-de-chaussée du logis XVe.
Pavage
Il ne reste plus aucune trace du carrelage d’origine. il devait s’agir de pavés de petites dimensions, par exemple 13 cm de côté.
Les chantiers.
Les pavés
A partir du stock ci dessous :
A peu près 1200 pavés de dimensions inégales, au dessus de 14 cm, ont été retaillés à la bonne dimension. De telle manière à avoir un pavage sans joint.
Un travaille des plus rafraîchissant par cette canicule.
A l’occasion de la visite sur quelques jours de deux amis durant l’été 2020, leurs bras et leurs poumons ont été mis à contribution sur un des chantiers du manoir.
Quelques jours auparavant le poteau électrique devant la façade sud avait été enlevé libérant l’accès pour :
L’ouverture de la porte Sud de la chambre XVIème de l’aile Est.
Contexte
La porte du logis sur le mur sud telle qu’elle est présente en cette année 2020 vient d’une transformation d’une fenêtre à meneau au XIXe siècle.
Afin de pouvoir fermer cette porte et reconstituer la fenêtre, il faut remettre en fonction une autre porte sur cette partie de la façade sud.
On voit sur la photo ci dessus, derrière le poteau électrique l’ouverture murée. Dimensions : 96 cm de large sur 2,98 m de haut du seuil au linteau.
vue d’un exercice de projection des travaux – calque quelque peu décalé.
Côté intérieur, le cadre de l’ébrasement est tout en tuffeau et par conséquent fort usé en bas. On voit une arête chanfreinée tout autour (y compris sur le couvrement) mais s’il a existé un congé au pied, on ne le peut savoir vu l’usure. Il n’y pas eu d’imposte au-dessus de cette porte : on n’en voit aucune trace, ni dehors, ni dedans. Au niveau du sol d’origine, il ne reste aucun pavé qui soit pris dans la maçonnerie de bouchement, du moins aucun visible. La démolition de la maçonnerie en fera peut-être apparaître.
vue de l’intérieur
Le chantier
la partie haute se fait assez rapidement mais dans la poussière.
Les gravats sont remisés pour examen et réemploi.
en hauteur biensûr.
Hélas ! pauvre Yorick !
La seconde partie ne révèle rien de particulier et aucun pavé.
dégagement du piètement avec précaution
Mais la porte est ouverte.
Elle est rebouchée en attendant les prochains travaux sur le sol et la mise en place des marches.
Appelée « Chambre XVIè » dans l’étude Historique de Damien Castel, « Débarras » sur les plans par G.Trouvé architecte du patrimoine.
L’aile Est, qui a été construite au XVIe siècle, peut-être en 1543, remplace une petite aile, sans doute basse – sans étage, et moins large que l’actuelle.
La pièce
On accédait à cette pièce par la porte située à droite de la cheminée XVe de la chambre Est du principal corps de bâtiment. Les preuves de l’existence de cette petite aile basse sont multiples :
1° le mur de la façade sud du principal corps de logis se poursuit au rez-de-chaussée de l’aile Est mais pas à l’étage, ce qui démontre que l’aile n’avait pas d’étage ;
2° au contraire, la façade nord du principal corps de logis s’arrête au pignon Est, ce qui signifie que l’aile était moins large que l’actuelle ; la porte d’accès à côté de la cheminée du XVe présente un cadre chanfreiné et un ébrasement du côté de l’aile qui datent de la fin du Moyen Age ce qui prouve que l’habitation se poursuivait dès le XVe siècle.
La pièce a été vraisemblablement construite en 1543 par le maçon de Saint Calais, Guillaume Dorléans, qui se trouve à la Chevalerie le 11 juin 1543, aux côtés de Jean Tiercelin. Elle mesure 6,52 m de profondeur côté ouest, et même 6,58 côté Est. Sa largeur est de 4,70 m côté nord et 4,57 m côté sud. On voit qu’ici non plus les angles ne sont pas orthogonaux.
Le niveau actuel de la chambre a été considérablement décaissé aujourd’hui. Celui d’origine est donné avec certitude par le dessous des jambages de la cheminée. Il était nettement plus haut que celui du rez-de chaussée du logis XVe. Il ne reste plus aucune trace du carrelage d’origine. il devait s’agir de pavés de petites dimensions, par exemple 13 cm de côté.
Fenêtres
Fenêtre sud
Mesurée à l’extérieur, l’ouverture a 77 cm de large et 1,63 m de haut. Elle est percée au-dessus d’une allège de 1,23 m. L’ébrasement est fortement évasé puisque son ouverture atteint 1,33 m de large. Les arêtes du cadre d’ébrasement (en tuffeau) sont chanfreinées avec un congé mouluré en haut.
Le congé du bas a disparu sous l’usure. Le congé haut est justifié car l’arête du linteau appareillé de l’ébrasement n’est pas chanfreinée.
image 2020
Il n’existe plus de vantail ancien mais seulement un volet du XIXe siècle.
Fenêtre Nord
La fenêtre a été transformée en porte au XIXe siècle par la prolongation vers le bas des piédroits, en brique double à l’extérieur. Elle a conservé tous ses piédroits en tuffeau ce qui donne une ouverture extérieure de 80 cm large sur 136 de haut. A moins qu’il manque le premier piédroit avec le congé ?
Côté intérieur, le cadre de l’ébrasement est tout en tuffeau et son arête n’est pas chanfreinée. Le couvrement est un linteau appareillé dont l’intrados est à 5 ou 10 cm plus bas que les solives comme les autres de la pièce.
Lors de la transformation de la fenêtre en porte, au XIXe siècle, un vantail de la seconde moitié du XVIe siècle a été placé ici. Il s’agit du remploi d’une porte intérieure de la Chevalerie, identique à celle qui reste à son emplacement d’origine, entre la salle et la garde-robe ouest. Elle a été adaptée ici et agrandie. Elle porte des clous à tête et des boucles en fer forgé, inutiles ici, ce qui montre que cette porte intérieure a eu un autre usage avant d’arriver là. Ce vantail mesure à l’origine 76 cm x 175.
Portes
Porte Sud
La porte d’entrée de la chambre se trouve à côté de la fenêtre, près de l’angle sud-Est et du mur de refend. Mesurée à l’extérieur, l’ouverture extérieure a 96 cm de large sur 2,98 m de haut du seuil au linteau. Quant à l’ébrasement, il est beaucoup plus faiblement évasé que la fenêtre puisque sa largeur ne dépasse pas 1,10 m. Ceci illustre bien le fait que l’ébrasement d’une fenêtre est destiné à faire entrer la lumière, ce qui n’est pas utile dans une porte.
la fenêtre sud en haut à gauche et murée derrière le poteau électrique la porte sud. En dessous la porte de la cave.
Côté intérieur, le cadre de l’ébrasement est tout en tuffeau et par conséquent fort usé en bas. On voit que l’arête est chanfreinée tout autour (y compris sur le couvrement) mais s’il a existé un congé au pied, on ne le peut savoir vu l’usure du bas. Le décor est donc légèrement différent de celui de la fenêtre. Par contre le couvrement est identique, avec un linteau appareillé.
Il n’y pas eu d’imposte au-dessus de cette porte : on n’en voit aucune trace, ni dehors, ni dedans. La porte est aujourd’hui entièrement murée. On croit apercevoir le niveau du sol d’origine mais il ne reste aucun pavé qui soit pris dans la maçonnerie de bouchement, du moins aucun visible. La démolition de la maçonnerie en fera peut-être apparaître.
La porte a été observée du côté de la chambre du XVe siècle, avec son cadre chanfreiné. Du côté de l’aile du XVIe siècle, on voit son ébrasement encadré de tuffeau et son couvrement voûté en arc segmentaire, ce qui prouve qu’il s’agit d’une baie du XVe siècle s’ouvrant dès l’origine sur une pièce d’habitation et par conséquent l’existence d’une aile avant la construction actuelle.
Les arêtes des piédroits sont trop usées pour connaître leur état d’origine. Le montant sud de l’ébrasement se confond avec le mur de façade sud. Le vantail actuel n’a pas d’ancienneté.
Porte Est
La porte qui se trouve à droite, près de la façade sud, a des dimensions extraordinaires : 1,30 m de large, 2,25 m ou 2,29 m de haut (selon la hauteur du sol d’origine). Au XVIe siècle, il n’y a guère que les portes de communication de la cuisine à la salle où l’on mange qui puisse atteindre une telle hauteur. Cette porte est donc un indice fort pour placer la cuisine ancienne à l’emplacement de l’actuel pressoir.
La porte est encadrée de tuffeau avec un linteau appareillé. L’ébrasement n’est pas du tout évasé et il n’y a pas de feuillure dans le cadre, ni d’un côté ni de l’autre. Le montant sud se confond avec la façade sud. Le cadre n’est pas du tout chanfreiné, comme le cadre de l’ébrasement de la fenêtre nord.
Le linteau de tuffeau a été descendu sans doute en 1720, lorsque, à l’occasion de la transformation de la cuisine en pressoir, un linteau en bois ait été mis en place encore plus bas. Il n’y a plus de vantail ancien.
Petit placard ovale sur le mur Est
Le mur Est est construit en moellons et enduit. Ses extrémités nord et sud ne pénètrent pas dans les murs de façade. C’est assez étonnant. On aurait pu bâtir au XVIe siècle les deux façades et le refend ensemble, en liant leur maçonnerie. Cela signifie-t-il que l’aile est antérieure à son aménagement actuel ? Pas sûr, d’autant qu’on observe le même phénomène au mur de refend du principal logis XVe.
A gauche de la porte de ce mur, on observe une pierre de tuffeau percée d’un trou ovale, avec une feuillure pour fermer un volet. Comme la maçonnerie autour est dégradée, on peine à déterminer si cet aménagement est d’origine ou si il s’agit d’un aménagement de l’époque de la ferme. S’il est bien d’origine, il pourrait s’agir d’un œil pour permettre aux maîtres d’appeler ou de surveiller les domestiques qui habitent la grande pièce voisine.
Cheminée
La cheminée date manifestement du milieu du XVIe siècle. Le blason qu’elle arbore est d’ailleurs celui des Tiercelin qui ont abandonné la Chevalerie dès 1575.
Le foyer mesure 1,16 m de large et 1,35 m de haut. Une barre de fer est placée derrière le linteau pour soutenir la hotte. C’est une innovation technique du XVIe siècle. L’ornement est tout en tuffeau. Les jambages prennent la forme d’une colonnette engagée avec une base moulurée d’un boudin. Le corbeau est en forme de console moulurée, dans le même goût que celle qui soutient l’arcade dans les anciennes chambres de retrait. Le linteau est décoré d’une arête quarderonnée.
Sur la hotte est sculpté un cartouche encadré de rinceaux de rubans, de feuilles d’acanthe. Le tout entoure le blason des Tiercelin et sa couronne. L’ensemble a été buriné, mais à peine effacé, à l’époque de la Terreur. La hotte a été peinte de faux joints qui recouvrent souvent les joints réels. Enfin, la corniche adopte un profil venu du classicisme antique
La majorité du texte provient de l’étude historique rédigée par Damien Castel, 4ème trimestre 2014 Tous droits de reproduction (texte et images) sont réservés
Appelée « garde robe Est » dans l’étude Historique de Damien Castel, « Réserve » dans les plans par G. Trouvé architecte du patrimoine, l’appellation actuelle a maintenu le nom » garde robe ouest »
Fenêtre
Le mur sud montre de ce côté l’ébrasement de la porte. Il est encadré tout en tuffeau.
Un jour percé en hauteur, au-dessus d’une allège de 2,20 m, d’une ouverture de 52 cm de large sur 67 cm de haut, certainement munie à l’origine d’un vantail de petits verres sertis dans une résille de plomb, montre qu’on se trouve plutôt dans une pièce à usage de domestique (qui n’ont pas besoin de beaucoup de lumière ni de regarder par la fenêtre), ou bien à usage de conservation d’objets précieux (étroitesse qui protège des intrusions, hauteur qui rend difficile les regards de l’extérieur). Côté extérieur, le cadre de la fenêtre est en calcaire dur de Nuillé, décoré seulement d’un chanfrein. Le linteau et le rebord sont également d’origine et monolithe. Ils ne portent aucun stigmate de barreaux de fer. Côté intérieur, l’ébrasement est construit en tuffeau. A l’exception toutefois du côté gauche qui correspond au mur de façade nord du principal corps de logis. Le couvrement est en arc segmentaire.
Portes
Porte vers la sous latrine Est
L’ouverture de la porte qui s’ouvre sur la dépense mesure 62 cm de large et 1,69 m de haut. le cadre se trouve côté garde-robe et l’ébrasement côté dépense. Le cadre est en pierre de taille sans chanfrein. Le côté droit correspond au mur du pavillon Est. Le montant de gauche est en parpaings de tuffeau. Le linteau est appareillé en tuffeau. Toutefois ce cadre est manifestement une reconstruction des environs de 1900 car il est placé en avant du mur Est de plusieurs cm. Le cadre est désormais disjoint des pierres de l’ébrasement l’espace entre les deux ayant été bouché de menuiserie. A l’avant du cadre de tuffeau a été cloué un cadre en bois datant des environs de 1900 et dont le vantail a disparu.
La porte a été observée précédemment au paragraphe consacré à la chambre Est. Vue de ce côté, on constate que l’ébrasement de la porte est encadré de tuffeau, avec un couvrement en arc segmentaire.
Fenêtre
Sur le mur Est, une fenêtre . Elle est encadrée à l’extérieur de pierre calcaire semi dure de Nuillé décorée d’une arête chanfreinée. Le linteau et le rebord sont monolithes.
Seul le montant gauche a été remplacé vers 1900 par un empilement de briques violacées montées à la chaux. Il existe aujourd’hui deux barres de fer écorché mais le linteau et le rebord portent la trace de plusieurs autres trous de barreaux.
Côté intérieur, la fenêtre est percée au-dessus d’une allège de 2 m, ce qui montre qu’on se trouve plutôt dans une pièce à usage de domestique (qui n’ont pas besoin de beaucoup de lumière ni de regarder par la fenêtre), ou bien à usage de conservation d’objets précieux (étroitesse qui protège des intrusions, hauteur qui rend difficile les regards de l’extérieur).
L’ébrasement de la fenêtre n’est pas d’aussi bonne qualité que pour les ouvertures des pièces de maître. Le côté de droite se confond avec la façade nord du logis. Le montant de gauche est tout en tuffeau, mais assez abimé, avec des reprises de maçonnerie dans l’angle. Quant au linteau, il est constitué de deux morceaux de solives. L’allège est remplie de maçonnerie dans l’épaisseur de l’ébrasement. Quant au vantail fixe, il ne date que des environs de 1900. Celui d’origine devait être mobile, constitué d’un panneau de petits verre placés dans une résille de plomb et protégé à l’extérieur par plusieurs barreaux de fer.
La majorité du texte provient de l’étude historique rédigée par Damien Castel, 4ème trimestre 2014 Tous droits de reproduction (texte et images) sont réservés
Appelée « dépense Ouest du rez de chaussée » dans l’étude Historique de Damien Castel, « Sous latrine » dans les plans par G. Trouvé architecte du patrimoine, les actuelles toilettes se situent au nord du bâtiment principal, la partie la plus à l’Ouest.
Aménagée au rez-de-chaussée du petit pavillon ouest, la dépense se situe au-dessous des latrines du premier étage. Pour les mêmes raisons que celles exposées au paragraphe relatif à la dépense Est, ce rez-de-chaussée n’a pas pu contenir de siège d’aisance : le conduit des latrines de l’étage ne peut pas servir en même temps au rez-de-chaussée : si l’on y pratiquait une ouverture, les odeurs reflueraient dans la pièce du bas. Et le conduit occupe toute la largeur du mur.
La dépense n’était plus accessible depuis la garde-robe, comme c’était le cas à l’origine. On y entre depuis le début du XIXe siècle par une porte extérieure entourée de briques doubles. Depuis cette époque, elle a été transformée en poulailler.
Sous latrine
Le mur sud est construit en moellons, couvert d’un enduit épais et lisse et blanchi d’origine.
Cet enduit est continu avec celui du mur Est et celui des entrevous. Ce qui montre que tout cet ensemble remonte manifestement à l’origine de la construction.
A 50 cm environ du mur ouest, des pierres sont fichées dans le mur sud de part en part. Elles servaient à tenir une cloison en maçonnerie d’une vingtaine de centimètres d’épaisseur.
Derrière cette cloison aujourd’hui démolie, la partie de mur qui va jusqu’à l’angle est en moellons avec un enduit dégrossi non blanchi. Cet enduit se poursuit sur tout le mur ouest. Il s’agit du conduit d’une descente de latrines d’un pied de large sur toute la longueur que fait le mur ouest.
Pour être plus précis, le mur sud est enduit et blanchi sur une largeur de 1,55 m, puis se trouvent les pierres fichées en mur correspondant à la cloison de maçonnerie de 17 cm d’épaisseur démolie, puis 33 cm de mur recouvert d’un enduit dégrossi.
Fait confirmatif qu’on se trouve en présence d’un conduit de latrines, dans la partie de mur recouvert de l’enduit dégrossi il n’existe pas de trou de solive. Par ailleurs, l’enduit lisse et blanchi faisait retour sur la cloison disparue (il reste des petits morceaux de ces retours). Par conséquent tout cet aménagement remonte bien à l’origine.
Fenêtre
Le mur nord se présente exactement comme celui du sud. Sur 1,55 m de large, il est recouvert d’un enduit épais, lissé et blanchi. Puis on observe la même cloison disparue avec ses pierres fichées dans le mur. Enfin, les 33 cm de large restant sont enduits d’un simple dégrossi, ce qui correspond au tuyau des latrines. Ajoutons que de ce côté la cloison disparue laisse une ligne en creux sur le cadre de l’ébrasement de la fenêtre.
L’ouverture mesure 29 cm de large sur 50 de haut. Elle est percée en haut d’une allège de 2 m environ de haut. Côté extérieur, le cadre est en calcaire oolithique entièrement décoré d’une arête chanfreinée. Rebord et linteau sont monolithes et conservent les trous où se plaçaient les barres de fer de protection.
L’ébrasement intérieur est encadré de tuffeau et couvert d’un arc segmentaire. Tout autour de cet ébrasement, l’enduit est continu avec celui des autres murs et du plafond, ce qui prouve que rien n’a jamais été retouché.
La porte
Sur le mur Ouest Elevé en moellons, L’ouverture de la porte donnant dans la garde-robe ouest mesure 58 cm de large sur 1,80 m de haut. Le vantail s’ouvrait côté dépense sur le mur sud, car dans l’ébrasement de gauche on voit le trou pour le pêne de la serrure, aujourd’hui rempli de bois. Les gonds se trouvaient donc sur l’ébrasement de droite.
La majorité du texte provient de l’étude historique rédigée par Damien Castel, 4ème trimestre 2014 Tous droits de reproduction (texte et images) sont réservés
Appelée « dépense Est du rez de chaussée » dans l’étude Historique de Damien Castel, « Cellier » dans les plans par G. Trouvé architecte du patrimoine, l’actuelle « salle de bains » se situe au nord du bâtiment principal, la partie la plus à l’Est.
Le pavillon Est contient au rez-de-chaussée une petite dépense, ou pièce pour la toilette ou autre usage privé. On n’y trouve sans doute pas de siège d’aisance car le conduit des latrines de l’étage ne peut pas servir en même temps au rez-de-chaussée : si l’on y pratiquait une ouverture, les odeurs reflueraient dans la pièce du bas. Et le conduit occupe toute la largeur du mur Est.
une utilisation probable a été évoqué sous le terme de laiterie.
Laiterie
L’unique travée de solive est composée de pièces de bois de 16 cm d’équarrissage espacées de 33 cm et disposées dans le sens nord/sud. Au-dessus, le torchis non lissé, ni enduit, ni blanchi, a manifestement été refait en 1900
Fenêtre
La petite fenêtre est percée au-dessus d’une allège qui mesurait à l’origine 1,85 m de haut mais qui a été rabaissée vers 1900. En effet, la fenêtre a été agrandie vers le bas vers 1900. Côté extérieur, la partie d’origine du cadre est en calcaire dur de Nuillé avec un linteau monolithe et des arêtes chanfreinées. Lorsque la fenêtre a été allongée vers le bas, vers 1900, les piédroits ont été prolongés par des briques montées à la chaux et le rebord changé par une pièce de bois.
L’ouverture d’origine mesurait 35 cm de large sur 47 de haut. Côté intérieur, l’ébrasement est encadré de tuffeau avec un couvrement en arc segmentaire. La partie agrandie vers 1900 est seulement encadrée de maçonnerie. Le vantail est une menuiserie des années 1900.
La porte
Du côté de la dépense, l’ébrasement de la porte de communication vers la garde-robe est couvert de bois, ce qui prouve qu’il a été transformé vers 1900 (voir au paragraphe de la garde-robe).
La majorité du texte provient de l’étude historique rédigée par Damien Castel, 4ème trimestre 2014 Tous droits de reproduction (texte et images) sont réservés
Appelée « Les chambres de retrait du rez-de-chaussée » dans l’étude Historique de Damien Castel, « Ancienne cuisine » dans les plans par G. Trouvé architecte du patrimoine, « la chambre à la colonne » se situe au nord du bâtiment principal.
L’extrémité de l’aile nord en retour d’équerre abritait à l’origine deux petites chambres de retrait, chacune dotée d’une fenêtre et d’une cheminée. Mais aux temps où la maison a été abandonnée aux fermiers, ces deux pièces ont été réunies par la démolition du mur de refend qui les séparait et la mise au même niveau de leur sol, car à l’origine, la chambre de retrait occidentale était plus basse que la chambre orientale.
Découverte de la pièce à la colonne
Les portes
Porte de la chambre de retrait ouest
Dans la chambre de retrait ouest il existe une porte donnant communication à la garde-robe ouest. L’ouverture mesure 64 cm de large et 1,80 de haut. Etant bouchée, l’ouverture n’est pas observable, on ne sait si le cadre est chanfreiné, avec un congé, etc. L’ébrasement, du côté du retrait, présente un linteau droit monolithe.
Porte de la chambre de retrait Est
Dans la chambre de retrait Est, il existait une porte donnant communication à la garde-robe Est. Il n’en reste plus que le bas du cadre d’ébrasement, le reste ayant été démoli lorsque les deux pièces ont été unifiées. Le dégagement de l’enduit au-dessus a fait apparaître l’existence d’un arc de décharge en moellons.
Les cheminées
Sur le pignon nord s’accrochent deux cheminées remontant au XVe siècle.
Cheminée de la chambre de retrait ouest
Le foyer de la cheminée de la chambre de retrait ouest mesure 1,10m de large et 1,50 m de haut. Le cadre de la cheminée semble avoir été exactement identique à celui de la cheminée de la chambre de retrait Est, mais le linteau et une partie de la hotte ont disparu.
Cheminée de la chambre de retrait Est
Le foyer mesure 1,08 m de large et 1,40 m de haut. La différence de hauteur avec la cheminée ouest s’explique surtout par la différence de niveau du sol. L’ornement, construit en tuffeau, est d’un style réduit à la plus grande simplicité. Les jambages sont très usés et peu lisibles aujourd’hui. Il semble bien qu’ils ne fassent aucun relief sur le mur. On croit pouvoir déceler le vestige d’un petit décor de sommet de colonnette aux piédroits de droite.
Seul le corbeau fait un peu saillie. Sa forme est également illisible, trop usée par l’abandon de cette pièce aux animaux de la ferme durant les derniers siècles. Le linteau est droit, appareillé et sans aucun décor. Les sommiers pénètrent le mur pignon sans aucun épaulement biais. Un des claveaux du linteau porte des dessins géométriques au noir : il s’agit d’un remploi car ce dessin a été recouvert de deux couches de lait de chaux. Au-dessus du linteau, la hotte n’est pas tronconique mais droite. Elle comporte des angles et un arc de décharge appareillés en tuffeau. Le remplissage est en maçonnerie enduite. Il n’y a aucune corniche.
Fenêtres et ouvertures
Mur Ouest
Dans ce mur se trouve une fenêtre mesurant 58 cm de large et 62 cm de haut. Elle est percée en haut d’une allège de 2,30 m. Son cadre extérieur, en pierre calcaire de Nuillé et décoré d’un chanfrein, paraît bien d’origine, à l’exception du rebord de briques doubles. Côté intérieur, le cadre de l’ébrasement est constitué de pierres de remploi remontées au XIXe siècle et d’un linteau en bois. On voit les reprises de part et d’autre dans la maçonnerie.
A côté de la fenêtre, une porte a été percée au XIXe siècle. Elle se caractérise par son cadre de briques doubles. Il n’existait antérieurement aucune porte.
Mur Est
La fenêtre qui subsiste dans le mur Est remonte à l’origine de la construction mais elle est largement murée. Percé au-dessus d’une allège de 1 m, elle mesure 55 cm de large et 65 cm de haut. Son cadre extérieur en en calcaire semi-dur de Nuillé, entièrement chanfreiné. Le linteau est monolithe et percé de cinq trous pour des barreaux de fer (lesquels ont disparu). Le rebord de pierre a disparu.
Côté intérieur, la fenêtre est encadrée en tuffeau avec un couvrement en arc segmentaire. Cependant une grande partie du cadre a disparu.
Plafonds
La hauteur sous solives peut être mesurée grâce aux témoins du sol d’origine. Elle est différente dans chaque chambre de retrait : 3,25 m dans la pièce ouest et 3 m dans la pièce Est. Le plancher supérieur est constitué de deux travées de solives, jadis séparées par le mur de refend qui formait la cloison entre les deux chambres de retrait. Aujourd’hui les extrémités des solives, au milieu, sont portées par l’arcade.
A l’autre bout, les solives pénètrent dans le mur. La lambourde qui longe le mur Est n’a été mise en place qu’en novembre 2012 pour remédier à la pourriture d’une des solives.
Les solives ont 16 cm d’équarrissage et sont espacées de 26 à 27 cm, c’est-à-dire un peu plus serrées que dans les pièces précédentes.
Arcade – Colonne
A la place du mur de refend qui séparait les deux chambres de retrait se trouve aujourd’hui une grande arcade appareillée en pierre de taille. L’existence du mur de refend ne fait aucun doute. Durant la visite, il a été possible de dégager ses fondations. De plus sous l’arc, les murs nord et sud présentent des reprises d’enduit qui s’expliquent par une transformation de la maçonnerie. L’épaisseur de l’arc qui remplace le mur est de 53 cm. Il s’agit d’un arc segmentaire clavé en tuffeau et blanchi. Il porte un petit reste de mur au-dessus. Les arêtes de l’arc sont chanfreinées sans congé.
Corbeau nord
Un corbeau est fiché dans le mur sous l’extrémité de l’arcade. Il est en forme de volute et décoré d’une cordelette au centre, dans le style de la Renaissance classique, ce qui permet de situer sa construction après 1540.
Corbeau sud
Le corbeau sud, en face du premier, n’est pas identique mais seulement mouluré.
Colonne
Au milieu de l’arcade, une colonne a été ultérieurement rapportée. Elle est façonnée dans un calcaire dur coquillagé de type Bernay, inconnu dans la région de Sainte Cérotte, mais répandu dans la Champagne mancelle, entre Conlie et Noyen-sur-Sarthe. Il est donc certain qu’elle n’a pas été fabriquée par des tailleurs de pierre travaillant à la Chevalerie. La colonne est d’ailleurs une récupération qui a longtemps séjourné à l’extérieur, exposée aux intempéries, car son épiderme est complètement mangé. Il s’agit donc d’un remploi venu de loin et longtemps stocké à ciel ouvert. On observe en outre, que la colonne est montée à joints de chaux et complétée en haut et en bas par de la maçonnerie. Son socle est de niveau avec le sol de la chambre de retrait ouest mais très enfoncé par rapport au niveau du retrait Est.
La colonne paraît complète, avec une base et un chapiteau qui sont bien contemporains et trahissent le style de la première Renaissance qui se répand au Mans dès les années 1505/1510 et jusque dans les années 1530. Très probablement, il s’agit d’un apport du temps des Ursulines, charroyé depuis le Mans par les fermiers qui étaient, tenus, il faut le rappeler ici, à des charrois jusqu’au lieu du Gué de l’Aune, à Challes.
L’extérieur
Extérieur Est
derrière le tas de foin
Extérieur Ouest
Extérieur Nord
La majorité du texte provient de l’étude historique rédigée par Damien Castel, 4ème trimestre 2014 Tous droits de reproduction (texte et images) sont réservés