Les sous-latrines Est du rez-de-chaussée – chantier 01 – transformation en salle de bain.

  1. L’Ancienne laiterie
    1. Etape 1 suppression des éléments en béton
  2. Le chantier
    1. Fenêtre
    2. Restauration du sol
    3. Restauration des murs
    4. Le chantier du plafond
    5. La porte
  3. Salle de bain
  4. Dessins préparatoires pour le prochain chantier.

La pièce, autrefois une laiterie, située symétriquement aux sous-latrines ouest, n’était pas destinée à devenir une latrine en raison de contraintes structurelles et olfactives liées au conduit des latrines de l’étage.

Nous avons décidé d’en faire une salle de bain.

Rappel de l’état de la pièce avant les travaux :

L’Ancienne laiterie

Etape 1 suppression des éléments en béton

Le chantier

Fenêtre

On peut voir de l’extérieur la petite fenêtre percée au-dessus d’une allège qui mesurait à l’origine 1,85 m de haut mais qui a été rabaissée vers 1900.

L’ouverture d’origine mesurait 35 cm de large sur 47 de haut. Côté intérieur, l’ébrasement est encadré de tuffeau avec un couvrement en arc segmentaire. La partie a été agrandie vers 1900 et était seulement encadrée de maçonnerie. Le vantail était une menuiserie des années 1900.

Avant

Après

avant après de l’intérieur

L’authenticité de la petite fenêtre d’origine a été préservée en restaurant son cadre en calcaire de Nuillé, caractérisé par un linteau monolithe et des arêtes chanfreinées. L’agrandissement du début du XXe siècle a été inversé pour restituer son apparence d’origine, supprimant les ajouts en brique et en bois.

Restauration du sol

Le sol était revêtu de pavés anciens de 16 cm de côté probablement posés vers 1900. Ils sont remplacés par des tomettes, choix respectueux de l’esthétique et de la période historique du manoir.

Restauration des murs

Les murs sont refait à la chaux avec des parties en tadelakt.

Cette technique utilise principalement du plâtre de chaux, qui est compacté, poli, et traité avec du savon pour le rendre imperméable et hydrofuge. La spécificité du tadelakt tient à sa finition lisse, parfois brillante ou mate, et à sa capacité à épouser des formes courbes de par son application en pâte, sans joint, ce qui lui confère un caractère doux et ondulant.

La mise en œuvre du tadelakt est traditionnellement laborieuse, nécessitant un polissage avec une pierre de rivière et un traitement avec de l’acide oléique sous forme de savon d’olive pour lui donner son apparence finale et sa résistance à l’eau.

Le chantier du plafond

Les détails sur la restauration du plafond seront discutés dans un futur article. Voir l’explication en bas de cet article.

Vu de l’étage tout est bouché et on peut marcher sur le plancher.

La porte

La restauration de l’ouverture de la porte a été effectuée en conservant ses dimensions et son cadre en pierre de taille originels, alignés sur l’architecture du pavillon Est.

Salle de bain

L’espace a été réaménagé en salle de bain moderne, intégrant un évier en pierre et une baignoire-douche, optimisant l’espace restreint sans compromettre le caractère historique.

Dessins préparatoires pour le prochain chantier.

Le plafond incorporera de petites ouvertures de vmc contre l’humidité incorporés dans un faux plafond vouté.

Ce faux plafond bénéficiera d’une fresque peinte à la main par Jean-François.

Des dessins préparatoires ont été réalisés en vue de cette prochaine étape :

La suite dans un prochain article !

remerciements à Samuel Gatouillat, sur ce chantier (et sur bien d’autres ! )

les mains sachantes

La sous-latrine Ouest du rez-de-chaussée – chantier complet

Voici la description du chantier de restauration de la pièce située sur les latrines de premier étage de l’Aile Nord. Nous l’avions visité à notre arrivée :

  • La dépense Ouest du rez-de-chaussée – Etat des lieux à l’acquisition

    Etat des lieux à l’acquisition des toilettes actuelles du rez de chaussée.

Elle était alors ouverte sur l’extérieur pour accueillir des animaux et la porte intérieure murée. Une salle de bain et en particulier une baignoire se trouvant juste derrière, quelques travaux préliminaires ont dû être fait.

.

Ouverture vers l’oratoire.

Souvenir du chantier qui a mené à l’ouverture de la communication de la garde-robe Ouest et cette ‘sous-latrine’ ou ‘dépense’.

ci dessous la fameuse baignoire et l’ouverture de la porte.

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Restauration de la fenêtre

De l’extérieur on retrouve cette fenêtre particulière avec un accolade qui montre l’usage de cette pièce comme un oratoire à l’époque où l’abbé Robert II de Tiercelin habitait au manoir.

De l’intérieur il restait beaucoup de pierres taillées. On a tout gardé et la pierre d’assise, manquante, a été entièrement refaite.

glissez pour comparer

Restauration du Plafond

Il ne restait que les solives apparentes sur le plafond.

Historiquement du barreaudage reposait sur ces solives. Des barreaux de châtaigner enroulés d’un torchis-foin-terre.

Toute la surface a été refaite

Fermeture de la porte vers l’extérieur

Cette pièce étant destinée à accueillir de futurs sanitaires, une évacuation des eaux est mise en place en même temps que la restauration du mur extérieur.

Restauration des murs.

Tous les murs sont restaurés et blanchis. Les pierres d’arrachement marquant l’endroit où se trouvait la cloison sous la latrine sont préservées lorsqu’elles sont présentes :

Chantier terminé

Chantier complet de la garde-robe Ouest du rez-de-chaussée

Une remise en ligne d’un article qui avait retiré par erreur il y a quelques mois.

Vous pouvez retrouver l’état des lieux à notre arrivée dans le billet ci dessous.

Pour rappel, quelques images de cette petite pièce qui était une salle de bain.

Plusieurs chantiers ont eu lieux dans cette pièce.

Dans le coin Nord Est de la pièce le mur de refend qui sépare la garde-robe de la chambre de retrait mesurerait environ 40 cm d’épaisseur. Il est construit en maçonnerie de moellons et enduit puis blanchi.

Une porte assurait la communication avec la chambre de retrait mais elle était entièrement murée et invisible.

Ouverture vers la chambre à la colonne.

L’ouverture a eu lieu au moment des travaux sur la chambre à la colonne.

Ouverture vers les toilettes.

Derrière la baignoire la porte vers ce qui était le poulailler a été ouverte.

Lors de ces opérations, derrière l’enduit sous la fenêtre Ouest, à gauche de cette ouverture de porte a été découvert l’emplacement d’un linteau d’une porte. Derrière une couche de béton.

Découverte de la seconde porte Ouest

Un travail minutieux de piochage des enduits a permis de garder toutes les pierres encore en place

Plan de restauration

Un illustration de que pourrait donner ce coté du mur une fois restauré. Fait par Jean-François Lecomte.

Les travaux

Mur Ouest avant après

Photo d’ensemble une fois le chantier terminé

D’une pièce en cul de sac ne comportant qu’une porte, on se retrouve avec une pièce contenant quatre portes sur trois murs. Deux portes murées qu’on savait exister par les traces sur l’envers de murs et une porte inconnue dont nous ne voyions même pas les traces de l’autres côté.

Chantier complet de la chambre à la colonne.

Description

Dans ce billet nous allons vous présenter les travaux effectués sur cette pièces entre 2013 et 2016.

  1. Description
  2. Année 2013 : – découverte de la pièce
  3. Année : 2014 – nettoyage
    1. Quelques schémas projectifs
      1. Les portes
      2. La fenêtre Ouest
  4. Année 2015 début des travaux
    1. L’extérieur
      1. Extérieur Est
      2. Extérieur Ouest
    2. Exploration, détourage et restauration des ouvertures
      1. Ouverture coté Est de l’intérieur
      2. Ouvertures coté Ouest – de l’intérieur
      3. Restauration des portes vers les gardes robes et le bâtiment principal
        1. Ouverture des portes
    3. Les cheminées
      1. Cheminée de la chambre de retrait Est
      2. Cheminée de la chambre de retrait Ouest
    4. Plafond et sols
    5. Le sol
      1. Nettoyage
      2. Quelques bonnes surprises.
      3. Hérisson
  5. Année 2016 : finalisation de la pièce
  6. Avant Après

Année 2013 : – découverte de la pièce

Vous pouvez retrouver l’état des lieux dans le billet ci dessous.

La pièce a été isolé du reste du bâtiment il y a plusieurs dizaines d’années pour en faire une étable. Des fenêtres on été transformées et des murs ouverts.

Année : 2014 – nettoyage

nettoyage décavage et stabilisation.

L’enduit est enlevé devant l’ouverture précédemment observée : Etant bouchée, l’ouverture n’était pas observable. A l’occasion des travaux on découvre l’ouverture vers la garde robe Est.

Le sol est enlevé sur plusieurs centimètres d’épaisseurs. On y découvre les vestiges de l’ancien mur de séparation entre les deux chambres, démoli lorsque les deux pièces ont été unifiées

avec un peu d’aide…

Quelques schémas projectifs

Les dessins sont de Jean-François Lecomte. Le but est de se projeter avant les travaux et avant les immanquables découvertes qui auront lieu au moment du chantier.

Les portes

La fenêtre Ouest

Année 2015 début des travaux

L’extérieur

Extérieur Est

L’ouverture, invisible, de prime abord avait été fortement réduite.

Une grande partie de cadre en tuffeau a dû être refait.

Extérieur Ouest

Sur la partie Ouest. La grande ouverture avait été faite pour laisser entrer les bêtes. Une partie de la fenêtre est à refaire.

Petit aperçu avant/après :

Exploration, détourage et restauration des ouvertures

Ouverture coté Est de l’intérieur

Le dégagement du bas de la fenêtre en septembre 2014, a fait apparaître le rebord intérieur de la fenêtre qui est revêtu de ses pavés d’origine de 13 cm de côté.

On y voit les traces de frottement du vantail, ce qui prouve qu’il n’existait pas de châssis dormant, mais seulement un ouvrant dans la feuillure de pierre.

L’huisserie à été recrée sur mesure par un artisan. Elle a été conçue sans dormant et repose directement sur la feuillure en pierre. Un joint a été posé dans la gorge pour éviter les entrées d’air et d’eau. Le volet intérieur est sculpté de motifs classiques en plis de serviettes. Le vitrail est composé de petits losanges de verres sertis de plomb

Ouvertures coté Ouest – de l’intérieur

Il n’y avait pas de porte à l’origine dans ce mur.

La fenêtre haute a été restaurée. De la porte nous n’avons gardé qu’une petite ouverture dans un style de meurtrière donnant sur le soleil couchant.

Restauration des portes vers les gardes robes et le bâtiment principal

Ouverture des portes

La porte Ouest

Elle donne vers :

La porte Est

Exemple de calepinage des pierres de la porte gauche.(est)

Les cheminées

Cheminée de la chambre de retrait Est

Cheminée de la chambre de retrait Ouest

Plafond et sols

Le sol du premier étage est très abîmé.

On peut le voir dans l’article sur l’état de la chambre de retrait Est du premier étage.

La fenêtre Est ayant été supprimée, des infiltrations d’eau ont abimé les pièces de bois et le plancher en barreaudage et torchis à l’aplomb de la fenêtre Est du rez de chaussée

.

Les plafonds ont été restaurés avec les méthodes anciennes de fabrications :

Les planchers supérieurs sont recouverts de torchis. De de la terre crue mélangée de foin enroulées autour de barreaux de châtaigner et posées sur les solives. Ces planchers sont enduits et blanchis par dessous.

Le sol

Nettoyage

Le nettoyage des sols en profondeur est rendu nécessaire par la présences, pendant plusieurs d’années d’animaux de ferme dans la pièce.

Le sol est excavé sur plusieurs centimètres

Quelques bonnes surprises.

Les restes de l’ancien pavé et un pierre d’évier au niveau du sol, probablement un réemploi.

Hérisson

Les pavés seront posés sur une dalle chaux et sable posée sur un hérisson drainant.

Année 2016 : finalisation de la pièce

Des enduits à la chaux sont posés sur les murs.

Avant Après

Cheminée Ouest

Pignon Ouest

remerciements à Samuel Gatouillat, sur ce chantier (et sur bien d’autres ! )

les mains sachantes

Merci à Alain Roguet, tailleur de pierre à Pervenchères

La garde-robe Ouest du rez-de-chaussée – Etat des lieux à l’acquisition

Appelée « garde robe Ouest » dans l’étude Historique de Damien Castel, « Salle de bain » dans les plans par G. Trouvé architecte du patrimoine, l’appellation actuelle a maintenu le nom  » garde robe ouest  »

La pièce mesure 3,33 m de long (sens Est/ouest) sur 1,81 m de large (sens nord/ sud), soit 6 m².
Le sol de la garde-robe ouest a toujours dû être au même niveau que celui de la salle. Il est actuellement revêtu d’un carrelage de terre cuite très rouge datant des environs de 1900. A l’origine, on devait trouver des petits carreaux de terre cuite de 11 cm de côté comme dans le reste du logis.

Murs

Murs Sud

Le mur sud (déjà examiné au paragraphe consacré à la salle) montre de ce côté l’ébrasement de la porte. Il est encadré tout en tuffeau et couvert d’un arc segmentaire.

Portes

Le vantail de la fin du XVIe siècle, déjà observé, ne présente de ce
côté aucune mouluration.

accès vers

Mur Nord

Le mur de refend qui sépare la garde-robe de la chambre de retrait mesurerait environ 40 cm. Il est construit en maçonnerie de moellons et enduit puis blanchi.

Une porte assurait la communication avec la chambre de retrait mais elle est aujourd’hui entièrement murée et invisible à cause de l’aménagement moderne d’une salle de bain ; Derrière la machine à laver sur les images ci dessus.

On y reviendra dans un autre article.

Mur Ouest

D’une épaisseur d’environ 80 cm, le mur ouest est en maçonnerie de moellons enduite et blanchie.

Fenêtre

L’unique fenêtre, sur le mur ouest, est percée en hauteur. Certainement munie à l’origine d’un vantail de petits verres sertis dans une résille de plomb, elle montre qu’on se trouve plutôt dans une pièce à usage de domestique (qui n’ont pas besoin de beaucoup de lumière ni de regarder par la fenêtre), ou bien à usage de conservation d’objets précieux (étroitesse qui protège des intrusions, hauteur qui rend difficile les regards de l’extérieur).

Côté intérieur, l’ébrasement est construit en tuffeau. A l’exception toutefois du côté gauche qui correspond au mur de façade nord du principal corps de logis. Le couvrement est en arc segmentaire.

Côté extérieur, le cadre de la fenêtre est en calcaire dur de Nuillé, décoré seulement d’un chanfrein. Le linteau et le rebord sont également d’origine et monolithe. Ils ne portent aucun stigmate de barreaux de fer.



Porte

Il existait une porte en angle donnant communication à la dépense. Elle a été murée au début du XIXe siècle et se trouve actuellement totalement invisible de ce côté. Par contre, au paragraphe de la dépense ouest (qui suit ci-dessous), on étudie les caractéristiques de son ébrasement.

La majorité du texte provient de l’étude historique rédigée par Damien Castel, 4ème trimestre 2014
Tous droits de reproduction (texte et images) sont réservés

Latrine Est du premier étage – Etat des lieux à l’acquisition

Appelée « Latrines Est du premier étage » dans l’étude Historique de Damien Castel, « latrine 01 » sur les plans par G. Trouvé architecte du patrimoine. .

Le carrelage a disparu.

Portes

Porte sur le mur ouest

On observe entre le mur sud du pavillon et la façade Est de l’aile nord une fissure traversante jusqu’à la chambre Est du grand logis. Ce qui signifie qu’en s’écartant, le mur sud du pavillon entraîne aussi la façade nord du grand corps de logis. Ceci plaide plutôt pour une liaison forte entre toutes les maçonneries.
Ce mur de 70 cm d’épaisseur est construit en moellons et porte le même enduit d’origine.

Vu de l’intérieur des latrines, l’ébrasement sud de la porte correspond au mur sud du pavillon. L’autre montant est en tuffeau. Le couvrement est appareillé en arc segmentaire. La largeur de l’ébrasement atteint 86 cm. Le vantail a disparu. Les gonds restent dans le montant sud. En face, dans le montant nord, on voit encore un cavalier en fer contre la feuillure pour le pêne de la serrure, ce qui prouve que cette
dernière se trouvait dans l’épaisseur du vantail. Il existe aussi un trou carré plus haut et plus vers l’intérieur pour le verrou, ce qui prouve que ce dernier était posé sur la surface de la porte.

Fenêtre

Sur le mur Nord L’ouverture mesure 30 cm de large sur 52 de haut, sur une allège de 1,15 m de haut. L’ébrasement s’élargit jusqu’à 63 cm. Sur son montant ouest, on distingue une inscription paraissant du XVIIIe siècle, mais difficile à déchiffrer. L’ébrasement est encadré principalement de maçonnerie,
avec quelques pierres de tuffeau. Le rebord est en pente vers le bas. Le couvrement est un linteau en tuffeau monolithe. Le vantail d’origine a disparu mais on voit encore les gonds en place dans le montant Est. En face, dans le montant ouest, on remarque un trou au milieu qui servait pour le pêne du verrou.

La majorité du texte provient de l’étude historique rédigée par Damien Castel, 4ème trimestre 2014
Tous droits de reproduction (texte et images) sont réservés

Chambre de retrait Est du premier étage – Etat des lieux à l’acquisition

Appelée « Chambre de retrait Est du premier étage » dans l’étude Historique de Damien Castel, « ancienne chambre » sur les plans par G. Trouvé architecte du patrimoine. .

Cheminée

Le foyer de la cheminée mesure 1,03 m de large sur 1,49 m de haut. De l’ornement, il reste les jambages et les sommiers du linteau, identiques à ce qui a été décrit dans la chambre de retrait ouest. Le reste a été démoli en laissant suffisamment d’empreintes pour constater que la hotte était tronconique.

Fenêtre

Sur le mur Est la fenêtre d’origine mesure 70 cm de haut, ouverte sur une allège de 1,20 m de haut. Comme une grande partie de la fenêtre a été démolie à la fin du XXe siècle, il n’est plus possible de connaître la largeur de l’ouverture. On peut supposer qu’elle était identique à la fenêtre de la chambre de retrait ouest. L’ébrasement est partiellement conservé. Il était entièrement encadré de tuffeau, avec un couvrement en arc segmentaire.

Murs

Mur Ouest – disparu

Le mur ouest était entièrement aveugle. Il a été observé au
paragraphe relatif à la chambre de retrait ouest.

Mur Sud

Le mur sud a été démoli. Il a été observé au paragraphe de la garde robe Est.

Plafond

Le plafond présente les mêmes caractéristiques que dans la chambre de retrait ouest.

Sol

Le carrelage de cette chambre est en partie conservé, identique à celui de la chambre de retrait ouest. Dans cet ensemble de pavés de 13 cm de côté, disposés par rangées perpendiculaires au sens de déplacement, il existe au moins un carreau estampé de fleurs de lys

La majorité du texte provient de l’étude historique rédigée par Damien Castel, 4ème trimestre 2014
Tous droits de reproduction (texte et images) sont réservés

Latrine Ouest du premier étage – Etat des lieux à l’acquisition

Appelée « Latrines Ouest du premier étage » dans l’étude Historique de Damien Castel, « latrine 02 » sur les plans par G. Trouvé architecte du patrimoine. .

Le pavage a été ôté.

Fenêtre

Sur le mur Nord

Le cadre extérieur de la fenêtre, où le tuffeau se mélange avec la pierre de Nuillé, avec des reprises d’enduit autour, montre que l’ouverture a été modifiée au XVIe siècle. Elle mesure aujourd’hui 66 cm de large sur 1,10 cadre de haut, sur une allège de 1 m.

Murs

Mur Est et sa porte

De ce côté du mur de façade ouest de l’aile nord en retour d’équerre, on retrouve l’enduit d’origine, bien conservé. Au-dessus de l’ancien plancher supérieur, le mur n’est pas enduit, les moellons restent apparents. Cette partie de la façade, non enduite, à partir de la limite de l’enduit sous solive jusqu’au sommet de l’arase, mesure 95 cm. La sablière est posée dessus.

Vue de ce côté, c’est l’ébrasement de la porte qui se présente, avec une ouverture large de 71 cm. Il est couvert d’un arc segmentaire en tuffeau. On voit encore les gonds dans le montant sud mais le vantail
n’existe plus. Dans le montant nord de l’ébrasement subsiste la ferrure qui serre le pêne de la serrure. Il s’agit d’un cavalier vertical fiché dans l’angle de la feuillure, ce qui prouve que le pêne se trouvait dans l’épaisseur du vantail. Le trou carré au-dessus a dû servir à faire entrer un verrou.

Mur Ouest

Le mur ouest est parfaitement lié avec les murs nord et sud. Tout le haut du mur a été démoli pour permettre de mettre en oeuvre l’actuelle couverture. Il ne reste que 2,20 m de haut de ce mur à partir du sol. Ces travaux doivent dater du XIXe siècle. La plus grande partie de l’enduit d’origine est tombé. On voit encore fort bien la petite saignée qui correspond à l’empreinte de la planche en bois du siège de latrine.

Plafond

La hauteur sous solive de cette petite pièce est de 3,06 m, comme la garde-robe qui précède. Les solives, disposées dans le sens nord/sud, sont assez fines : 14 cm d’équarrissage, espacées de 20 cm. Celle qui
longeait le mur Est était un peu entrée dans la maçonnerie, ce qui montre d’ailleurs que l’enduit est contemporain de la construction.

La majorité du texte provient de l’étude historique rédigée par Damien Castel, 4ème trimestre 2014
Tous droits de reproduction (texte et images) sont réservés

La garde-robe Est du premier étage – Etat des lieux à l’acquisition

Appelée « garde robe Est du premier étage » dans l’étude Historique de Damien Castel, elle n’est pas dénommée sur les plans par G. Trouvé architecte du patrimoine. La pièce n’existant physiquement plus.

Le carrelage ancien est entièrement ôté.

Portes

Porte sur le mur sud, vers la chambre Est

Le mur Sud correspond donc à la façade nord du principal corps de logis. Il est construit en moellons et revêtu d’un enduit d’origine épais, lisse, plat et blanchi, sans décor de joints. L’enduit conserve la lèvre
supérieure qui fait retour sous la solive qui longeait le mur sud. Vu de ce côté, la porte présente son ébrasement, tout en tuffeau, avec un couvrement en arc segmentaire.

Porte Est vers les latrines Est

La porte qui s’ouvre sur les latrines est de même facture que dans la garde-robe ouest. L’ouverture mesure 57 cm de large et 1,75 m de haut.
Le cadre est entièrement appareillé en tuffeau, sans chanfrein sur l’arête.
Le montant nord est appareillé avec le mur de refend nord. Le linteau est monolithe mais un peu court et n’entrant que d’un cm dans le mur nord (disposition pourtant d’origine). Le vantail n’existe plus.

Fenêtre

La fenêtre conserve à l’extérieur son cadre d’origine qui montre qu’elle n’a pas varié depuis sa construction. Le montant sud de l’ébrasement se confond avec le mur sud. Le montant nord de
l’ébrasement est partie maçonné et partie en tuffeau. Le rebord est maçonné, à 1,50 m du sol, et le linteau est en bois (c’est donc exactement la même facture que la fenêtre de la garde-robe ouest). Le tout remonte à l’origine puisque qu’il n’y a aucune reprise dans l’enduit. Le vantail a disparu, mais il y a aujourd’hui une planche fixe qui rend la mesure de l’ouverture difficile, peut-être 55 cm en tous sens, environ.

Murs manquants

nous venons de voir les murs avec ouvertures visibles. Abordons maintenant les murs manquants

Mur Nord

Le mur de refend qui séparait cette pièce de la chambre de retrait mesurait 43 cm d’épaisseur

Au sol, on voit une assise de tuffeau qui correspond au montant
ouest du cadre de la porte de communication avec la chambre de retrait.

Mur Ouest

Le mur de refend ouest a été tout entier démoli, à l’exception du montant de la porte de communication entre les deux garde-robes, construit contre le mur sud (voir le paragraphe relatif à la garde-robe
ouest
).

De la porte qui donne dans la garde-robe ouest, il ne reste que le montant sud avec son cadre chanfreiné. Le bas des jambages est si usé qu’on ne voit pas s’il a pu exister un congé, ce qui est probable.

Plafond

Le plancher supérieur a été démoli en même temps que les murs de refend, mais il laisse parfaitement visible les trous des solives et la lèvre supérieure de l’enduit des murs qui fait retour sur les entrevous

La majorité du texte provient de l’étude historique rédigée par Damien Castel, 4ème trimestre 2014
Tous droits de reproduction (texte et images) sont réservés

La garde-robe Ouest du premier étage – Etat des lieux à l’acquisition

Appelée « garde robe Ouest du premier étage » dans l’étude Historique de Damien Castel, elle n’est pas dénommée sur les plans par G. Trouvé architecte du patrimoine. La pièce n’existant physiquement plus.

Elle est plus grande que celle du rez-de-
chaussée ce qui ne s’explique que par l’amincissement des murs.

Le pavage a été ôté : il ne reste que la chape de chaux étalée sur le torchis.

Portes

Porte sur le mur sud, vers le cabinet noir

Le cadre d’ébrasement est tout en tuffeau, avec un couvrement en arc segmentaire. Le vantail a disparu mais on remarque encore les gonds d’origine enfoncés dans le côté Est et les trous pour la serrure et le verrou en face.

Fenêtre

Sur le mur Ouest, une fenêtre. Du fait de la présence d’une planche, il est difficile de mesure cette ouverture. Ce peut être quelque chose comme 60 ou 66 de large sur 70 de haut, au-dessus d’une allège de 1,73 m. Les angles de l’ébrasement sont mélangés de tuffeau et de maçonnerie enduite. Le montant de gauche correspond au mur de la façade nord du principal corps de logis. Le rebord est maçonné. Le couvrement de l’ébrasement est une pièce de charpente qui paraît bien d’origine, puisque l’enduit l’affleure. D’ailleurs, la fenêtre qui se trouve dans la garde-robe Est est également sous un linteau en bois.

Porte Ouest vers les latrines Ouest

A 45 cm de la fenêtre s’ouvre la porte vers les latrines. L’ouverture mesure 66 cm sur 1,80 m de haut. Le cadre n’est pas chanfreiné. Le montant de droite était lié avec le mur de refend démoli.

vers les latrines Ouest du premier

Murs manquants

nous venons de voir les murs avec ouvertures visibles. Abordons maintenant les murs manquants

Mur Nord

Le mur de refend qui séparait cette pièce de la chambre de retrait Ouest mesurait 43 cm d’épaisseur.

Il était construit en moellons mais il est entièrement démoli ne laissant que sa base, au sol. Il n’est pas lié au mur ouest sauf les pierres de taille constituant le montant nord de la porte qui va dans les latrines. Il
est certain que le mur de refend a été bâti en même temps que la façade ouest de cette aile puisque l’enduit d’origine du mur ouest fait retour sur le mur nord (on voit une bonne partie de l’angle restée malgré la démolition).

A la base du mur qui subsiste dans le sol, on voit encore un massif de tuffeau correspondant au montant ouest d’une porte, puis quatre pavés
et demi correspondant à l’ouverture de la porte, et enfin un autre massif de tuffeau arasé correspondant au montant Est de la porte. Au vu des 4 pavés et demi au sol, l’ouverture paraît avoir mesuré 65 cm de large environ.
Compte tenu des observations précédentes, il apparaît que le cadre de la porte et son ébrasement étaient en tous points identiques à ceux déjà décrits dans les autres pièces.

Mur Est

Le mur Est de cette pièce correspond au mur de refend qui sépare l’appartement ouest de l’appartement Est. Il n’existe qu’une seule porte de communication de l’un à l’autre, à côté de la façade nord du principal corps de logis. Ce mur a été entièrement démoli. Il laisse au sol sa base (car le mur monte de fond depuis le rez-de-chaussée). Il mesure 53 cm d’épaisseur.

Il est construit en moellons et il reste quelques lambeaux de l’enduit qui le recouvrait à côté de la porte : épais, lise et blanchi, comme dans le reste de la pièce.

La porte de communication vers la garde-robe Est se trouve tout près de la façade nord du principal corps de logis, à côté des portes qui vont des chambres vers leurs garde-robes. C’est l’ébrasement qui se
trouve du côté de la garde-robe ouest. Ce qui en reste montre qu’il était construit comme les autres, c’est-à-dire en tuffeau avec un arc segmentaire en couvrement. Les gonds restent en place puisqu’ils se
trouvent du côté sud de l’ébrasement.

Plafond

Le plancher supérieur a été démoli en même temps que les murs de refend, mais il laisse parfaitement visible les trous des solives et la lèvre supérieure de l’enduit des murs qui fait retour sur les entrevous

La majorité du texte provient de l’étude historique rédigée par Damien Castel, 4ème trimestre 2014
Tous droits de reproduction (texte et images) sont réservés