Appelée « Chambre de retrait Est du premier étage » dans l’étude Historique de Damien Castel, « ancienne chambre » sur les plans par G. Trouvé architecte du patrimoine. .
Cheminée
Le foyer de la cheminée mesure 1,03 m de large sur 1,49 m de haut. De l’ornement, il reste les jambages et les sommiers du linteau, identiques à ce qui a été décrit dans la chambre de retrait ouest. Le reste a été démoli en laissant suffisamment d’empreintes pour constater que la hotte était tronconique.
Fenêtre
Sur le mur Est la fenêtre d’origine mesure 70 cm de haut, ouverte sur une allège de 1,20 m de haut. Comme une grande partie de la fenêtre a été démolie à la fin du XXe siècle, il n’est plus possible de connaître la largeur de l’ouverture. On peut supposer qu’elle était identique à la fenêtre de la chambre de retrait ouest. L’ébrasement est partiellement conservé. Il était entièrement encadré de tuffeau, avec un couvrement en arc segmentaire.
Le mur sud a été démoli. Il a été observé au paragraphe de la garde robe Est.
Plafond
Le plafond présente les mêmes caractéristiques que dans la chambre de retrait ouest.
Sol
Le carrelage de cette chambre est en partie conservé, identique à celui de la chambre de retrait ouest. Dans cet ensemble de pavés de 13 cm de côté, disposés par rangées perpendiculaires au sens de déplacement, il existe au moins un carreau estampé de fleurs de lys
La majorité du texte provient de l’étude historique rédigée par Damien Castel, 4ème trimestre 2014 Tous droits de reproduction (texte et images) sont réservés
Appelée « Latrines Ouest du premier étage » dans l’étude Historique de Damien Castel, « latrine 02 » sur les plans par G. Trouvé architecte du patrimoine. .
Le pavage a été ôté.
Fenêtre
Sur le mur Nord
Le cadre extérieur de la fenêtre, où le tuffeau se mélange avec la pierre de Nuillé, avec des reprises d’enduit autour, montre que l’ouverture a été modifiée au XVIe siècle. Elle mesure aujourd’hui 66 cm de large sur 1,10 cadre de haut, sur une allège de 1 m.
Murs
Mur Est et sa porte
De ce côté du mur de façade ouest de l’aile nord en retour d’équerre, on retrouve l’enduit d’origine, bien conservé. Au-dessus de l’ancien plancher supérieur, le mur n’est pas enduit, les moellons restent apparents. Cette partie de la façade, non enduite, à partir de la limite de l’enduit sous solive jusqu’au sommet de l’arase, mesure 95 cm. La sablière est posée dessus.
Vue de ce côté, c’est l’ébrasement de la porte qui se présente, avec une ouverture large de 71 cm. Il est couvert d’un arc segmentaire en tuffeau. On voit encore les gonds dans le montant sud mais le vantail n’existe plus. Dans le montant nord de l’ébrasement subsiste la ferrure qui serre le pêne de la serrure. Il s’agit d’un cavalier vertical fiché dans l’angle de la feuillure, ce qui prouve que le pêne se trouvait dans l’épaisseur du vantail. Le trou carré au-dessus a dû servir à faire entrer un verrou.
Mur Ouest
Le mur ouest est parfaitement lié avec les murs nord et sud. Tout le haut du mur a été démoli pour permettre de mettre en oeuvre l’actuelle couverture. Il ne reste que 2,20 m de haut de ce mur à partir du sol. Ces travaux doivent dater du XIXe siècle. La plus grande partie de l’enduit d’origine est tombé. On voit encore fort bien la petite saignée qui correspond à l’empreinte de la planche en bois du siège de latrine.
Plafond
La hauteur sous solive de cette petite pièce est de 3,06 m, comme la garde-robe qui précède. Les solives, disposées dans le sens nord/sud, sont assez fines : 14 cm d’équarrissage, espacées de 20 cm. Celle qui longeait le mur Est était un peu entrée dans la maçonnerie, ce qui montre d’ailleurs que l’enduit est contemporain de la construction.
La majorité du texte provient de l’étude historique rédigée par Damien Castel, 4ème trimestre 2014 Tous droits de reproduction (texte et images) sont réservés
Appelée « garde robe Est du premier étage » dans l’étude Historique de Damien Castel, elle n’est pas dénommée sur les plans par G. Trouvé architecte du patrimoine. La pièce n’existant physiquement plus.
Le carrelage ancien est entièrement ôté.
Portes
Porte sur le mur sud, vers la chambre Est
Le mur Sud correspond donc à la façade nord du principal corps de logis. Il est construit en moellons et revêtu d’un enduit d’origine épais, lisse, plat et blanchi, sans décor de joints. L’enduit conserve la lèvre supérieure qui fait retour sous la solive qui longeait le mur sud. Vu de ce côté, la porte présente son ébrasement, tout en tuffeau, avec un couvrement en arc segmentaire.
Porte Est vers les latrines Est
La porte qui s’ouvre sur les latrines est de même facture que dans la garde-robe ouest. L’ouverture mesure 57 cm de large et 1,75 m de haut. Le cadre est entièrement appareillé en tuffeau, sans chanfrein sur l’arête. Le montant nord est appareillé avec le mur de refend nord. Le linteau est monolithe mais un peu court et n’entrant que d’un cm dans le mur nord (disposition pourtant d’origine). Le vantail n’existe plus.
Fenêtre
La fenêtre conserve à l’extérieur son cadre d’origine qui montre qu’elle n’a pas varié depuis sa construction. Le montant sud de l’ébrasement se confond avec le mur sud. Le montant nord de l’ébrasement est partie maçonné et partie en tuffeau. Le rebord est maçonné, à 1,50 m du sol, et le linteau est en bois (c’est donc exactement la même facture que la fenêtre de la garde-robe ouest). Le tout remonte à l’origine puisque qu’il n’y a aucune reprise dans l’enduit. Le vantail a disparu, mais il y a aujourd’hui une planche fixe qui rend la mesure de l’ouverture difficile, peut-être 55 cm en tous sens, environ.
Murs manquants
nous venons de voir les murs avec ouvertures visibles. Abordons maintenant les murs manquants
Mur Nord
Le mur de refend qui séparait cette pièce de la chambre de retrait mesurait 43 cm d’épaisseur
Au sol, on voit une assise de tuffeau qui correspond au montant ouest du cadre de la porte de communication avec la chambre de retrait.
Mur Ouest
Le mur de refend ouest a été tout entier démoli, à l’exception du montant de la porte de communication entre les deux garde-robes, construit contre le mur sud (voir le paragraphe relatif à la garde-robe ouest).
De la porte qui donne dans la garde-robe ouest, il ne reste que le montant sud avec son cadre chanfreiné. Le bas des jambages est si usé qu’on ne voit pas s’il a pu exister un congé, ce qui est probable.
Plafond
Le plancher supérieur a été démoli en même temps que les murs de refend, mais il laisse parfaitement visible les trous des solives et la lèvre supérieure de l’enduit des murs qui fait retour sur les entrevous
La majorité du texte provient de l’étude historique rédigée par Damien Castel, 4ème trimestre 2014 Tous droits de reproduction (texte et images) sont réservés
Appelée « garde robe Ouest du premier étage » dans l’étude Historique de Damien Castel, elle n’est pas dénommée sur les plans par G. Trouvé architecte du patrimoine. La pièce n’existant physiquement plus.
Elle est plus grande que celle du rez-de- chaussée ce qui ne s’explique que par l’amincissement des murs.
Le pavage a été ôté : il ne reste que la chape de chaux étalée sur le torchis.
Portes
Porte sur le mur sud, vers le cabinet noir
Le cadre d’ébrasement est tout en tuffeau, avec un couvrement en arc segmentaire. Le vantail a disparu mais on remarque encore les gonds d’origine enfoncés dans le côté Est et les trous pour la serrure et le verrou en face.
Fenêtre
Sur le mur Ouest, une fenêtre. Du fait de la présence d’une planche, il est difficile de mesure cette ouverture. Ce peut être quelque chose comme 60 ou 66 de large sur 70 de haut, au-dessus d’une allège de 1,73 m. Les angles de l’ébrasement sont mélangés de tuffeau et de maçonnerie enduite. Le montant de gauche correspond au mur de la façade nord du principal corps de logis. Le rebord est maçonné. Le couvrement de l’ébrasement est une pièce de charpente qui paraît bien d’origine, puisque l’enduit l’affleure. D’ailleurs, la fenêtre qui se trouve dans la garde-robe Est est également sous un linteau en bois.
Porte Ouest vers les latrines Ouest
A 45 cm de la fenêtre s’ouvre la porte vers les latrines. L’ouverture mesure 66 cm sur 1,80 m de haut. Le cadre n’est pas chanfreiné. Le montant de droite était lié avec le mur de refend démoli.
Il était construit en moellons mais il est entièrement démoli ne laissant que sa base, au sol. Il n’est pas lié au mur ouest sauf les pierres de taille constituant le montant nord de la porte qui va dans les latrines. Il est certain que le mur de refend a été bâti en même temps que la façade ouest de cette aile puisque l’enduit d’origine du mur ouest fait retour sur le mur nord (on voit une bonne partie de l’angle restée malgré la démolition).
A la base du mur qui subsiste dans le sol, on voit encore un massif de tuffeau correspondant au montant ouest d’une porte, puis quatre pavés et demi correspondant à l’ouverture de la porte, et enfin un autre massif de tuffeau arasé correspondant au montant Est de la porte. Au vu des 4 pavés et demi au sol, l’ouverture paraît avoir mesuré 65 cm de large environ. Compte tenu des observations précédentes, il apparaît que le cadre de la porte et son ébrasement étaient en tous points identiques à ceux déjà décrits dans les autres pièces.
Mur Est
Le mur Est de cette pièce correspond au mur de refend qui sépare l’appartement ouest de l’appartement Est. Il n’existe qu’une seule porte de communication de l’un à l’autre, à côté de la façade nord du principal corps de logis. Ce mur a été entièrement démoli. Il laisse au sol sa base (car le mur monte de fond depuis le rez-de-chaussée). Il mesure 53 cm d’épaisseur.
Il est construit en moellons et il reste quelques lambeaux de l’enduit qui le recouvrait à côté de la porte : épais, lise et blanchi, comme dans le reste de la pièce.
La porte de communication vers la garde-robe Est se trouve tout près de la façade nord du principal corps de logis, à côté des portes qui vont des chambres vers leurs garde-robes. C’est l’ébrasement qui se trouve du côté de la garde-robe ouest. Ce qui en reste montre qu’il était construit comme les autres, c’est-à-dire en tuffeau avec un arc segmentaire en couvrement. Les gonds restent en place puisqu’ils se trouvent du côté sud de l’ébrasement.
Plafond
Le plancher supérieur a été démoli en même temps que les murs de refend, mais il laisse parfaitement visible les trous des solives et la lèvre supérieure de l’enduit des murs qui fait retour sur les entrevous
La majorité du texte provient de l’étude historique rédigée par Damien Castel, 4ème trimestre 2014 Tous droits de reproduction (texte et images) sont réservés
Appelée « Chambre de retrait ouest du premier étage » dans l’étude Historique de Damien Castel, « ancienne chambre » sur les plans par G. Trouvé architecte du patrimoine. .
Il reste encore une grande partie du carrelage d’origine, des pavés de 13 cm de côté, rangées dans le sens est/ouest, c’est-à-dire dans le sens perpendiculaire au principal axe de circulation.
Cheminée
La cheminée présente un foyer de 98 cm de large et de 1,50 m de haut. L’ornement a conservé ses deux jambages en forme de colonne engagée, avec leur base et leur corbeau en pan coupé et moulure. Du linteau, il ne reste plus que les sommiers. La hotte a été démolie avec le reste du linteau mais l’empreinte qu’elle a laissée sur le mur nord montre qu’elle était tronconique. Le contre foyer montre bien le mode constructif des conduits de cheminée : celui du rez-de-chaussée qui passe derrière celui du premier étage. Les deux conduits sont séparés par une languette en parpaings de tuffeau de 15 cm d’épaisseur.
Fenêtre
Une fenêtre s’ouvre dans la façade ouest. Vu de l’extérieur, son cadre en pierre semi dure de Nuillé paraît sans modifications depuis la construction. Son cadre est en tuffeau, avec un couvrement en arc segmentaire. Le vantail a disparu, mais on voit encore de gros gonds dans le côté sud.
Murs
Mur Est – disparu
Démoli, le mur de refend Est a déjà été observé au paragraphe de la garde-robe ouest. Il est assez bien pris dans la maçonnerie du mur pignon nord (on voit les pierres fichées dans le pignon nord qui relient les deux murs). Par conséquent, ce sont des maçonneries contemporaines.
Mur Sud
Le mur sud, démoli, qui servait de refend avec la garde-robe ouest, a été observé ci-dessus, ainsi que la porte.
Plafond
Les solives sont disposées dans le sens Est/ouest. Dans le pignon nord reste la petite saignée d’origine destinée à porter les barreaux du torchis, car il n’y avait pas de solive contre le mur à cause du conduit de la cheminée.
La majorité du texte provient de l’étude historique rédigée par Damien Castel, 4ème trimestre 2014 Tous droits de reproduction (texte et images) sont réservés
Appelée « garde robe Est » dans l’étude Historique de Damien Castel, « Réserve » dans les plans par G. Trouvé architecte du patrimoine, l’appellation actuelle a maintenu le nom » garde robe ouest »
Fenêtre
Le mur sud montre de ce côté l’ébrasement de la porte. Il est encadré tout en tuffeau.
Un jour percé en hauteur, au-dessus d’une allège de 2,20 m, d’une ouverture de 52 cm de large sur 67 cm de haut, certainement munie à l’origine d’un vantail de petits verres sertis dans une résille de plomb, montre qu’on se trouve plutôt dans une pièce à usage de domestique (qui n’ont pas besoin de beaucoup de lumière ni de regarder par la fenêtre), ou bien à usage de conservation d’objets précieux (étroitesse qui protège des intrusions, hauteur qui rend difficile les regards de l’extérieur). Côté extérieur, le cadre de la fenêtre est en calcaire dur de Nuillé, décoré seulement d’un chanfrein. Le linteau et le rebord sont également d’origine et monolithe. Ils ne portent aucun stigmate de barreaux de fer. Côté intérieur, l’ébrasement est construit en tuffeau. A l’exception toutefois du côté gauche qui correspond au mur de façade nord du principal corps de logis. Le couvrement est en arc segmentaire.
Portes
Porte vers la sous latrine Est
L’ouverture de la porte qui s’ouvre sur la dépense mesure 62 cm de large et 1,69 m de haut. le cadre se trouve côté garde-robe et l’ébrasement côté dépense. Le cadre est en pierre de taille sans chanfrein. Le côté droit correspond au mur du pavillon Est. Le montant de gauche est en parpaings de tuffeau. Le linteau est appareillé en tuffeau. Toutefois ce cadre est manifestement une reconstruction des environs de 1900 car il est placé en avant du mur Est de plusieurs cm. Le cadre est désormais disjoint des pierres de l’ébrasement l’espace entre les deux ayant été bouché de menuiserie. A l’avant du cadre de tuffeau a été cloué un cadre en bois datant des environs de 1900 et dont le vantail a disparu.
La porte a été observée précédemment au paragraphe consacré à la chambre Est. Vue de ce côté, on constate que l’ébrasement de la porte est encadré de tuffeau, avec un couvrement en arc segmentaire.
Fenêtre
Sur le mur Est, une fenêtre . Elle est encadrée à l’extérieur de pierre calcaire semi dure de Nuillé décorée d’une arête chanfreinée. Le linteau et le rebord sont monolithes.
Seul le montant gauche a été remplacé vers 1900 par un empilement de briques violacées montées à la chaux. Il existe aujourd’hui deux barres de fer écorché mais le linteau et le rebord portent la trace de plusieurs autres trous de barreaux.
Côté intérieur, la fenêtre est percée au-dessus d’une allège de 2 m, ce qui montre qu’on se trouve plutôt dans une pièce à usage de domestique (qui n’ont pas besoin de beaucoup de lumière ni de regarder par la fenêtre), ou bien à usage de conservation d’objets précieux (étroitesse qui protège des intrusions, hauteur qui rend difficile les regards de l’extérieur).
L’ébrasement de la fenêtre n’est pas d’aussi bonne qualité que pour les ouvertures des pièces de maître. Le côté de droite se confond avec la façade nord du logis. Le montant de gauche est tout en tuffeau, mais assez abimé, avec des reprises de maçonnerie dans l’angle. Quant au linteau, il est constitué de deux morceaux de solives. L’allège est remplie de maçonnerie dans l’épaisseur de l’ébrasement. Quant au vantail fixe, il ne date que des environs de 1900. Celui d’origine devait être mobile, constitué d’un panneau de petits verre placés dans une résille de plomb et protégé à l’extérieur par plusieurs barreaux de fer.
La majorité du texte provient de l’étude historique rédigée par Damien Castel, 4ème trimestre 2014 Tous droits de reproduction (texte et images) sont réservés
Appelée « dépense Ouest du rez de chaussée » dans l’étude Historique de Damien Castel, « Sous latrine » dans les plans par G. Trouvé architecte du patrimoine, les actuelles toilettes se situent au nord du bâtiment principal, la partie la plus à l’Ouest.
Aménagée au rez-de-chaussée du petit pavillon ouest, la dépense se situe au-dessous des latrines du premier étage. Pour les mêmes raisons que celles exposées au paragraphe relatif à la dépense Est, ce rez-de-chaussée n’a pas pu contenir de siège d’aisance : le conduit des latrines de l’étage ne peut pas servir en même temps au rez-de-chaussée : si l’on y pratiquait une ouverture, les odeurs reflueraient dans la pièce du bas. Et le conduit occupe toute la largeur du mur.
La dépense n’était plus accessible depuis la garde-robe, comme c’était le cas à l’origine. On y entre depuis le début du XIXe siècle par une porte extérieure entourée de briques doubles. Depuis cette époque, elle a été transformée en poulailler.
Sous latrine
Le mur sud est construit en moellons, couvert d’un enduit épais et lisse et blanchi d’origine.
Cet enduit est continu avec celui du mur Est et celui des entrevous. Ce qui montre que tout cet ensemble remonte manifestement à l’origine de la construction.
A 50 cm environ du mur ouest, des pierres sont fichées dans le mur sud de part en part. Elles servaient à tenir une cloison en maçonnerie d’une vingtaine de centimètres d’épaisseur.
Derrière cette cloison aujourd’hui démolie, la partie de mur qui va jusqu’à l’angle est en moellons avec un enduit dégrossi non blanchi. Cet enduit se poursuit sur tout le mur ouest. Il s’agit du conduit d’une descente de latrines d’un pied de large sur toute la longueur que fait le mur ouest.
Pour être plus précis, le mur sud est enduit et blanchi sur une largeur de 1,55 m, puis se trouvent les pierres fichées en mur correspondant à la cloison de maçonnerie de 17 cm d’épaisseur démolie, puis 33 cm de mur recouvert d’un enduit dégrossi.
Fait confirmatif qu’on se trouve en présence d’un conduit de latrines, dans la partie de mur recouvert de l’enduit dégrossi il n’existe pas de trou de solive. Par ailleurs, l’enduit lisse et blanchi faisait retour sur la cloison disparue (il reste des petits morceaux de ces retours). Par conséquent tout cet aménagement remonte bien à l’origine.
Fenêtre
Le mur nord se présente exactement comme celui du sud. Sur 1,55 m de large, il est recouvert d’un enduit épais, lissé et blanchi. Puis on observe la même cloison disparue avec ses pierres fichées dans le mur. Enfin, les 33 cm de large restant sont enduits d’un simple dégrossi, ce qui correspond au tuyau des latrines. Ajoutons que de ce côté la cloison disparue laisse une ligne en creux sur le cadre de l’ébrasement de la fenêtre.
L’ouverture mesure 29 cm de large sur 50 de haut. Elle est percée en haut d’une allège de 2 m environ de haut. Côté extérieur, le cadre est en calcaire oolithique entièrement décoré d’une arête chanfreinée. Rebord et linteau sont monolithes et conservent les trous où se plaçaient les barres de fer de protection.
L’ébrasement intérieur est encadré de tuffeau et couvert d’un arc segmentaire. Tout autour de cet ébrasement, l’enduit est continu avec celui des autres murs et du plafond, ce qui prouve que rien n’a jamais été retouché.
La porte
Sur le mur Ouest Elevé en moellons, L’ouverture de la porte donnant dans la garde-robe ouest mesure 58 cm de large sur 1,80 m de haut. Le vantail s’ouvrait côté dépense sur le mur sud, car dans l’ébrasement de gauche on voit le trou pour le pêne de la serrure, aujourd’hui rempli de bois. Les gonds se trouvaient donc sur l’ébrasement de droite.
La majorité du texte provient de l’étude historique rédigée par Damien Castel, 4ème trimestre 2014 Tous droits de reproduction (texte et images) sont réservés
Appelée « dépense Est du rez de chaussée » dans l’étude Historique de Damien Castel, « Cellier » dans les plans par G. Trouvé architecte du patrimoine, l’actuelle « salle de bains » se situe au nord du bâtiment principal, la partie la plus à l’Est.
Le pavillon Est contient au rez-de-chaussée une petite dépense, ou pièce pour la toilette ou autre usage privé. On n’y trouve sans doute pas de siège d’aisance car le conduit des latrines de l’étage ne peut pas servir en même temps au rez-de-chaussée : si l’on y pratiquait une ouverture, les odeurs reflueraient dans la pièce du bas. Et le conduit occupe toute la largeur du mur Est.
une utilisation probable a été évoqué sous le terme de laiterie.
Laiterie
L’unique travée de solive est composée de pièces de bois de 16 cm d’équarrissage espacées de 33 cm et disposées dans le sens nord/sud. Au-dessus, le torchis non lissé, ni enduit, ni blanchi, a manifestement été refait en 1900
Fenêtre
La petite fenêtre est percée au-dessus d’une allège qui mesurait à l’origine 1,85 m de haut mais qui a été rabaissée vers 1900. En effet, la fenêtre a été agrandie vers le bas vers 1900. Côté extérieur, la partie d’origine du cadre est en calcaire dur de Nuillé avec un linteau monolithe et des arêtes chanfreinées. Lorsque la fenêtre a été allongée vers le bas, vers 1900, les piédroits ont été prolongés par des briques montées à la chaux et le rebord changé par une pièce de bois.
L’ouverture d’origine mesurait 35 cm de large sur 47 de haut. Côté intérieur, l’ébrasement est encadré de tuffeau avec un couvrement en arc segmentaire. La partie agrandie vers 1900 est seulement encadrée de maçonnerie. Le vantail est une menuiserie des années 1900.
La porte
Du côté de la dépense, l’ébrasement de la porte de communication vers la garde-robe est couvert de bois, ce qui prouve qu’il a été transformé vers 1900 (voir au paragraphe de la garde-robe).
La majorité du texte provient de l’étude historique rédigée par Damien Castel, 4ème trimestre 2014 Tous droits de reproduction (texte et images) sont réservés
Appelée « Les chambres de retrait du rez-de-chaussée » dans l’étude Historique de Damien Castel, « Ancienne cuisine » dans les plans par G. Trouvé architecte du patrimoine, « la chambre à la colonne » se situe au nord du bâtiment principal.
L’extrémité de l’aile nord en retour d’équerre abritait à l’origine deux petites chambres de retrait, chacune dotée d’une fenêtre et d’une cheminée. Mais aux temps où la maison a été abandonnée aux fermiers, ces deux pièces ont été réunies par la démolition du mur de refend qui les séparait et la mise au même niveau de leur sol, car à l’origine, la chambre de retrait occidentale était plus basse que la chambre orientale.
Découverte de la pièce à la colonne
Les portes
Porte de la chambre de retrait ouest
Dans la chambre de retrait ouest il existe une porte donnant communication à la garde-robe ouest. L’ouverture mesure 64 cm de large et 1,80 de haut. Etant bouchée, l’ouverture n’est pas observable, on ne sait si le cadre est chanfreiné, avec un congé, etc. L’ébrasement, du côté du retrait, présente un linteau droit monolithe.
Porte de la chambre de retrait Est
Dans la chambre de retrait Est, il existait une porte donnant communication à la garde-robe Est. Il n’en reste plus que le bas du cadre d’ébrasement, le reste ayant été démoli lorsque les deux pièces ont été unifiées. Le dégagement de l’enduit au-dessus a fait apparaître l’existence d’un arc de décharge en moellons.
Les cheminées
Sur le pignon nord s’accrochent deux cheminées remontant au XVe siècle.
Cheminée de la chambre de retrait ouest
Le foyer de la cheminée de la chambre de retrait ouest mesure 1,10m de large et 1,50 m de haut. Le cadre de la cheminée semble avoir été exactement identique à celui de la cheminée de la chambre de retrait Est, mais le linteau et une partie de la hotte ont disparu.
Cheminée de la chambre de retrait Est
Le foyer mesure 1,08 m de large et 1,40 m de haut. La différence de hauteur avec la cheminée ouest s’explique surtout par la différence de niveau du sol. L’ornement, construit en tuffeau, est d’un style réduit à la plus grande simplicité. Les jambages sont très usés et peu lisibles aujourd’hui. Il semble bien qu’ils ne fassent aucun relief sur le mur. On croit pouvoir déceler le vestige d’un petit décor de sommet de colonnette aux piédroits de droite.
Seul le corbeau fait un peu saillie. Sa forme est également illisible, trop usée par l’abandon de cette pièce aux animaux de la ferme durant les derniers siècles. Le linteau est droit, appareillé et sans aucun décor. Les sommiers pénètrent le mur pignon sans aucun épaulement biais. Un des claveaux du linteau porte des dessins géométriques au noir : il s’agit d’un remploi car ce dessin a été recouvert de deux couches de lait de chaux. Au-dessus du linteau, la hotte n’est pas tronconique mais droite. Elle comporte des angles et un arc de décharge appareillés en tuffeau. Le remplissage est en maçonnerie enduite. Il n’y a aucune corniche.
Fenêtres et ouvertures
Mur Ouest
Dans ce mur se trouve une fenêtre mesurant 58 cm de large et 62 cm de haut. Elle est percée en haut d’une allège de 2,30 m. Son cadre extérieur, en pierre calcaire de Nuillé et décoré d’un chanfrein, paraît bien d’origine, à l’exception du rebord de briques doubles. Côté intérieur, le cadre de l’ébrasement est constitué de pierres de remploi remontées au XIXe siècle et d’un linteau en bois. On voit les reprises de part et d’autre dans la maçonnerie.
A côté de la fenêtre, une porte a été percée au XIXe siècle. Elle se caractérise par son cadre de briques doubles. Il n’existait antérieurement aucune porte.
Mur Est
La fenêtre qui subsiste dans le mur Est remonte à l’origine de la construction mais elle est largement murée. Percé au-dessus d’une allège de 1 m, elle mesure 55 cm de large et 65 cm de haut. Son cadre extérieur en en calcaire semi-dur de Nuillé, entièrement chanfreiné. Le linteau est monolithe et percé de cinq trous pour des barreaux de fer (lesquels ont disparu). Le rebord de pierre a disparu.
Côté intérieur, la fenêtre est encadrée en tuffeau avec un couvrement en arc segmentaire. Cependant une grande partie du cadre a disparu.
Plafonds
La hauteur sous solives peut être mesurée grâce aux témoins du sol d’origine. Elle est différente dans chaque chambre de retrait : 3,25 m dans la pièce ouest et 3 m dans la pièce Est. Le plancher supérieur est constitué de deux travées de solives, jadis séparées par le mur de refend qui formait la cloison entre les deux chambres de retrait. Aujourd’hui les extrémités des solives, au milieu, sont portées par l’arcade.
A l’autre bout, les solives pénètrent dans le mur. La lambourde qui longe le mur Est n’a été mise en place qu’en novembre 2012 pour remédier à la pourriture d’une des solives.
Les solives ont 16 cm d’équarrissage et sont espacées de 26 à 27 cm, c’est-à-dire un peu plus serrées que dans les pièces précédentes.
Arcade – Colonne
A la place du mur de refend qui séparait les deux chambres de retrait se trouve aujourd’hui une grande arcade appareillée en pierre de taille. L’existence du mur de refend ne fait aucun doute. Durant la visite, il a été possible de dégager ses fondations. De plus sous l’arc, les murs nord et sud présentent des reprises d’enduit qui s’expliquent par une transformation de la maçonnerie. L’épaisseur de l’arc qui remplace le mur est de 53 cm. Il s’agit d’un arc segmentaire clavé en tuffeau et blanchi. Il porte un petit reste de mur au-dessus. Les arêtes de l’arc sont chanfreinées sans congé.
Corbeau nord
Un corbeau est fiché dans le mur sous l’extrémité de l’arcade. Il est en forme de volute et décoré d’une cordelette au centre, dans le style de la Renaissance classique, ce qui permet de situer sa construction après 1540.
Corbeau sud
Le corbeau sud, en face du premier, n’est pas identique mais seulement mouluré.
Colonne
Au milieu de l’arcade, une colonne a été ultérieurement rapportée. Elle est façonnée dans un calcaire dur coquillagé de type Bernay, inconnu dans la région de Sainte Cérotte, mais répandu dans la Champagne mancelle, entre Conlie et Noyen-sur-Sarthe. Il est donc certain qu’elle n’a pas été fabriquée par des tailleurs de pierre travaillant à la Chevalerie. La colonne est d’ailleurs une récupération qui a longtemps séjourné à l’extérieur, exposée aux intempéries, car son épiderme est complètement mangé. Il s’agit donc d’un remploi venu de loin et longtemps stocké à ciel ouvert. On observe en outre, que la colonne est montée à joints de chaux et complétée en haut et en bas par de la maçonnerie. Son socle est de niveau avec le sol de la chambre de retrait ouest mais très enfoncé par rapport au niveau du retrait Est.
La colonne paraît complète, avec une base et un chapiteau qui sont bien contemporains et trahissent le style de la première Renaissance qui se répand au Mans dès les années 1505/1510 et jusque dans les années 1530. Très probablement, il s’agit d’un apport du temps des Ursulines, charroyé depuis le Mans par les fermiers qui étaient, tenus, il faut le rappeler ici, à des charrois jusqu’au lieu du Gué de l’Aune, à Challes.
L’extérieur
Extérieur Est
derrière le tas de foin
Extérieur Ouest
Extérieur Nord
La majorité du texte provient de l’étude historique rédigée par Damien Castel, 4ème trimestre 2014 Tous droits de reproduction (texte et images) sont réservés