Les caves de la Chevallerie – Etat des lieux à l’acquisition

Il existe deux caves à la Chevallerie. La première se situe sous l’aile Est du XVIe siècle. La seconde sous le principal bâtiment du XVe siècle.

La cave du XVIe siècle

La première cave est située sous la chambre XVIe de l’aile Est. On y entre par une porte encadrée de calcaire de Soulitré avec un arc segmentaire appareillé. La porte ouverte, on descend des marches
disposées dans l’épaisseur des murs.

Le sol est en terre battue. Les gros murs de maçonnerie qui l’entourent portent une voûte appareillée en tuffeau de petit appareil formant un berceau en plein-cintre un peu surbaissé orienté dans le sens nord/sud. La hauteur du mur à la naissance de la voûte atteinte 1 m. La hauteur sous clef est de 2,20 m.

La cave voûtée du XVIe siècle

Du côté ouest, une lunette est pratiquée dans la voûte. Elle couvre la porte de la cave suivante.

La cave du XVe siècle

Sous la chambre ouest du logis du XVe siècle il existe une seconde cave. Le sol est de terre battue. Des murs de maçonnerie entourent l’espace.

La cave du XVe siècle

Le mur nord est aveugle. Un massif de maçonnerie y a été construit sous la pile du rez-de-chaussée (Cette pile du rez-de-chaussée a été ajoutée à une époque inconnue pour soutenir l’extrémité de la poutre de la chambre.)
Au milieu de la cave, un mur orienté nord/sud, percé de trois arcades, le tout en maçonnerie et les arcades coulées par banchage, semblent remonter à l’origine de la construction. Le mur sépare la cave en
deux travées.
Le mur sud est percé de trois aérations sous arc de décharge, deux sur la travée Est, un sur la travée ouest (la tour d’escalier empêche d’en ouvrir une seconde).
La porte entre les deux caves est assez large pour l’entrée des tonneaux : 1,10 m. Cette porte présente un cadre chanfreiné à l’aplomb du pignon Est. On y voit encore, côté nord, l’emplacement des gonds d’origine (des gonds 1900 ont été mis côté sud). Ces dispositions montrent que cette porte a été à une époque l’entrée primitive de la cave, lorsque l’aile du XVIe siècle n’existait pas.
Le mur ouest est plein sauf à l’extrémité nord où se trouve une porte. Son cadre en tuffeau est chanfreiné (avec congé) du côté ouest. L’ébrasement se trouve par conséquent du côté Est. Le vantail a disparu.


La porte donne communication au petit escalier de pierre qui monte jusqu’à la trappe située l’angle nord-est de la salle.

L’ancien plancher supérieur formait deux travées de solives portées au milieu non par une poutre mais par le mur percé de trois arcades. Le plancher d’origine a été démoli et une chape de béton y a été coulée à la place.

dans l’image ci dessus on voit la plancher béton de la pièce du haut mais aussi un corbeau. Il n’y a pas d’explication donnée à cette pierre actuellement. Peut être juste un réemploi.

La majorité du texte provient de l’étude historique rédigée par Damien Castel, 4ème trimestre 2014
Tous droits de reproduction (texte et images) sont réservés

Le four à pain – Etat des lieux à l’acquisition

Au pignon ouest du principal corps de logis s’appuie un four à pain de construction traditionnelle en maçonnerie de moellons et couvert d’un toit dont la charpente de peuplier est portée par une maçonnerie datée de
1903.

L’existence du four à pain sur le pignon ouest ne remonte certainement pas à l’origine de la construction, mais elle est attestée à la fin du XVIIIe siècle par la visite et montrée de l’an 2. Antérieurement à 1903, le four était couvert par une toiture en appentis dont on voit le solin sur le pignon ouest du corps de logis.

Les pavés

On trouve dans l’étude historique du manoir de la Chevalerie rédigé au Mans par Damien Castel, 4ème trimestre 2014 des références quant à l’utilisation des pavés.

Pour revêtir les sols de toutes les pièces du château, des pavés de terre cuite sont posés sur une chape de chaux et sable. On trouve une illustration de cette règle dans le marché de construction de Bonnétable en
1480 :


« paver tout ledit logis et court dudit chasteau ».


Toutes les expertises de maisons seigneuriales des environs mentionnent ces pavages. Par exemple au Vieux Lavardin (abandonné depuis le début du XVIe siècle), dans un document de 1743 :

« Dans la salle l’aire est de petits carreaux de terre cuite ».

« Dans le petit réduit, L’aire est de petits carreaux de terre cuite ».

« Dans la chambre au-dessus de la salle, l’aire est pavée de petits carreaux de terre cuite ».


Etc.
Ou plus près, au manoir de la Raturière (bâti à la fin du XVe siècle et abandonné au XVIIe siècle), une montrée de 1732 indique :


« Premièrement qu’au château de la Raturière, paroisse de Tresson, ils ont entré dans deux chambres hautes l’une à cheminée, l’autre sans cheminée … Qu’il manque dans lesdites deux chambres environ 90 petits pavés ou carreaux ».


Il en est de même dans les églises. En 1679, par exemple, la fabrique de Saint Gervais de Vic dépense :

« un tombereau de terre et un cent de pavé pour paver ladite église ».



On remarque dans les expertises du Vieux Lavardin et de la Raturière (qui sont deux maisons seigneuriales du XVe siècle) les expressions « petits pavés », ou « petits carreaux ». Ceci désigne
précisément des pavés de « petit échantillon », de petit format. Par chance, la visite et montrée rédigée le 16 ventôse an à la Chevalerie donne la mesure précise :


« Qu’à la place de la maison il manque cinquante pavés de terre cuite de quatre pouces au carré estimé compris la main d’oeuvre cent sols ».


Quatre pouces, cela donne 11 cm de côté pour les pavés d’origine de la Chevalerie. Ce sont bien des « petits pavés », par rapport aux modèles de 13 cm qu’on trouve aussi aux XVe/XVIIe siècles ou aux modèles de 16 cm qui caractérisent le XVIIIe siècle, ou de 21 cm qui sont beaucoup employés aux XVIIIe et XIXe siècles.
La même visite de l’an 2 atteste de ce que le premier étage est également carrelé en terre cuite :


« Que dans la chambre haute sur ladite maison, il y a quarante carreaux de pavés de terre cuite à replacer, estimé compris la main d’oeuvre trente sols ».


Il n’est pas rare qu’au XVe siècle, les pavés soient estampés de motifs décoratifs mais les exemples qui subsistent sont rares. La Chevalerie en conserve encore quelques uns, situés au premier étage (dans la chambre de retrait Est et le salon). Ils présentent deux motifs. Le premier compte quatre fleurs de lys disposées dans les angles du pavés de façon radiante ce qui créée au milieu une croix pattée. Le second modèle ne montre qu’une fleur de lys, plus grande, avec une boule sous chaque feuille, cantonnée de quatre quartefeuille en angle.

Les deux modèles de pavés estampés conservés au premier étage de la Chevalerie

Salon du premier – Etat des lieux à l’acquisition

Appelée « Chambre Est du premier étage » dans l’étude Historique de Damien Castel, « Salon » sur les plans par G. Trouvé architecte du patrimoine. .

Dimensions

La profondeur du corps de logis au premier étage est d’environ 6,75 m, sa largeur atteint 6,28 m ou 6,13 m du côté nord. ce qui donne au total une superficie de 42 m². Le retrait des murs qui sert à porter la poutraison et le solivage aboutit ici aussi à des dimensions nettement plus importantes au premier étage qu’au rez-de-chaussée où la pièce ne dépasse pas 38 m².

Pavage

Le sol conserve son carrelage d’origine, constitué de rangées de pavés de 13 cm parallèles aux façades, autrement dit perpendiculaires au sens principal de circulation. De rares pavés estampés de fleurs de lys
sont clairsemés dans les lignes.

Fenêtre

L’ouverture est un peu plus grande que celle du rez-de-chaussée.

Le cadre extérieur est en calcaire semi dur de Nuillé. Côté chambre, l’ébrasement est encadré de tuffeau avec un couvrement en arc segmentaire. L’évasement est assez prononcé puisque l’ouverture de l’ébrasement atteint 1,85 m.

A la feuillure qui sert à placer les vantaux, l’arrête haute et basse est chanfreinée. Sur les parois de l’évasement, en haut, on voit des traces de faux joints peints au pinceau, et davantage encore sur l’intrados de l’arc segmentaire où les faux joints recouvrent les vrais joints.

Joints peints de l’arrière-voussure de la fenêtre de la chambre Est

Des portions de vantaux anciens restent en place dans le haut de la fenêtre, mais il ne s’agit sûrement pas des vantaux d’origine. D’ailleurs, ils sont remontés dans un autre sens et conservent d’un côté seulement leur équerrage en fer découpé du XVe. D’origine, par contre, il reste les huit petits gonds dans la feuillure pour des ouvrants manifestement prévus pour être sans châssis dormant. La plaque de fer qui reste au milieu du meneau, destinée à serrer les pênes des targettes, confirme que les fenêtres de la Chevalerie n’avaient pas de châssis dormants.

Portes

Porte sur escalier

L’ouverture de la porte mesure 80 cm de large sur 1,80 m de haut, sur un seuil refait au XVIIIe siècle en bois et en pavés de 21 cm.
Le cadre de l’ébrasement est appareillé en tuffeau. Toutefois, le montant de droite correspond au mur de refend. Le couvrement est en arc segmentaire.

Il n’y a plus de vantail ancien ici. On remarque cependant les gonds d’origine qui faisaient pivoter la porte vers l’intérieur de la chambre contre le mur de refend. En face, dans l’ébrasement gauche, il reste quelques traces de fer pour tenir le pêne de la serrure du XVe.

Autour du battement de cette porte, on perçoit encore fort bien les traces d’une structure d’ostevent : une gorge verticale creusée dans le montant de gauche de l’ébrasement, une autre saignée verticale (aujourd’hui bouchée) dans le mur de refend. Par ailleurs, l’observation de l’enduit fait voir, sur le mur de refend, des faux joints qui ne sont pas alignés avec ceux de la chambre, preuve que l’espace autour de la porte était clos, distinct du reste de la chambre. Preuve aussi que l’application des faux joints date d’une époque où l’ostevent était en place.

Porte Nord

L’ouverture de la porte mesure 69 cm sur 1,70 m de haut. Elle se situe au plus près de l’angle formé par le mur de refend. Le cadre est entièrement en tuffeau, avec les arêtes chanfreinées et l’on voit encore le congé, en bas, même s’il est fort usé. Le vantail ancien a disparu.

Porte vers l’aile Est

Située au plus près de l’angle formé avec le mur sud, l’ouverture mesurait à l’origine 70 cm de large sur 1,80 m de haut. Son cadre en tuffeau, aux arêtes chanfreinées, avec congé en bas se voit encore. Le linteau appareillé reste presqu’entier. La porte a été transformée lorsque l’étage de l’aile Est a été supprimé. La construction de la toiture nouvelle a rendu l’accès difficile par la porte d’origine. Les transformateurs ont construit un nouveau montant de porte à gauche, en tuffeau, avec un évasement en biais vers la partie plus haute du comble. En même temps, un linteau en bois a été calé sous celui du XVe siècle. Le montant de droite du cadre du XVe siècle est parfaitement conservé avec son chanfrein et son congé en parfait état. Le vantail n’est pas ancien. Un autre vantail avait été fixé à l’époque de la transformation de la porte, sur des gonds fichés dans le montant de droite du cadre XVe.
Toute la maçonnerie entre la porte et la cheminée a été refaite lors de ces transformations, au XVIIIe ou au début du XIXe siècle.

Murs

Mur Nord

Mesuré dans la chambre ouest, on a vu que le mur de façade nord a une épaisseur de 77 cm.

Le mur de moellons est recouvert d’un enduit épais, lisse, plat, blanchi et décoré de faux joints de coupe de pierre, encore bien visibles en haut du mur. Ces traits horizontaux et verticaux dessinent des fausses assises de 32 cm de haut, en parfaite continuité avec les faux joints du mur ouest.
Toute une partie du mur, à l’Est de la poutre, a été renduite suite à des dégâts des eaux provenant de la noue de la toiture.

Mur Nord et Est

Mur Est

Le pignon Est peut être mesuré dans à la porte qui s’ouvre sur l’aile Est. Son épaisseur est de 86 cm.

Construit en moellons, il est recouvert d’un enduit épais, lisse, plat, blanchi et décoré d’un faux appareil par des joints de peinture blanche très bien conservés sur toute la surface, mais pas sur le manteau de la
cheminée.

Mur Ouest

Calculée par soustraction, l’épaisseur du mur atteint 39 cm.

La maçonnerie du mur de refend n’est pas liée aux façades sud et nord. Cependant c’est bien ce mur qui sert à porter l’extrémité des solives. Il est donc nécessairement contemporain de la construction du logis. Bâti en moellons, il est recouvert d’un enduit épais, de couleur ocre, lisse, plat, blanchi et décoré de faux joints d’appareil, décor très bien conservé en partie haute du mur. Les joints sont d’une largeur de 13 mm et délimitent des assises de 32 cm. Ils sont continus avec ceux du mur nord. L’ostevent laisse une empreinte en léger creux, situé à 1,00 du mur sud).

Cheminée

La cheminée du XVe siècle reste en place, avec cependant d’importantes lacunes. Le foyer mesure 1,55 m de large et 1,65 m de haut. Elle est entièrement construite en tuffeau.

Les jambages sont en forme de colonnes engagées cantonnées de gorges, avec des bases élargies. Le corbeau prend la forme usuelle des cheminées de cette époque, avec un pan coupé surmonté d’un bourrelet. Il ne reste du linteau que les deux sommiers qui montrent qu’il n’existait qu’un seul corps de moulures, celui qui séparait le linteau et la hotte.
L’arrête inférieure est décorée seulement d’un chanfrein. Au-dessus, la hotte est de forme tronconique et entièrement en maçonnerie enduite (mais sans faux-joints). Il existait sûrement un arc de décharge en pierre de taille.

Comme au rez-de-chaussée, la cheminée est décentrée vers le sud (entre le mur nord et la cheminée il y a 3,60 m ; entre la cheminée et la façade sud il y a 85 m). L’ensemble de la cheminée se caractérise par un retour en biais vers le mur pignon, un épaulement qui renforce sa solidité.

La majorité du texte provient de l’étude historique rédigée par Damien Castel, 4ème trimestre 2014
Tous droits de reproduction (texte et images) sont réservés

Latrine Est du premier étage – Etat des lieux à l’acquisition

Appelée « Latrines Est du premier étage » dans l’étude Historique de Damien Castel, « latrine 01 » sur les plans par G. Trouvé architecte du patrimoine. .

Le carrelage a disparu.

Portes

Porte sur le mur ouest

On observe entre le mur sud du pavillon et la façade Est de l’aile nord une fissure traversante jusqu’à la chambre Est du grand logis. Ce qui signifie qu’en s’écartant, le mur sud du pavillon entraîne aussi la façade nord du grand corps de logis. Ceci plaide plutôt pour une liaison forte entre toutes les maçonneries.
Ce mur de 70 cm d’épaisseur est construit en moellons et porte le même enduit d’origine.

Vu de l’intérieur des latrines, l’ébrasement sud de la porte correspond au mur sud du pavillon. L’autre montant est en tuffeau. Le couvrement est appareillé en arc segmentaire. La largeur de l’ébrasement atteint 86 cm. Le vantail a disparu. Les gonds restent dans le montant sud. En face, dans le montant nord, on voit encore un cavalier en fer contre la feuillure pour le pêne de la serrure, ce qui prouve que cette
dernière se trouvait dans l’épaisseur du vantail. Il existe aussi un trou carré plus haut et plus vers l’intérieur pour le verrou, ce qui prouve que ce dernier était posé sur la surface de la porte.

Fenêtre

Sur le mur Nord L’ouverture mesure 30 cm de large sur 52 de haut, sur une allège de 1,15 m de haut. L’ébrasement s’élargit jusqu’à 63 cm. Sur son montant ouest, on distingue une inscription paraissant du XVIIIe siècle, mais difficile à déchiffrer. L’ébrasement est encadré principalement de maçonnerie,
avec quelques pierres de tuffeau. Le rebord est en pente vers le bas. Le couvrement est un linteau en tuffeau monolithe. Le vantail d’origine a disparu mais on voit encore les gonds en place dans le montant Est. En face, dans le montant ouest, on remarque un trou au milieu qui servait pour le pêne du verrou.

La majorité du texte provient de l’étude historique rédigée par Damien Castel, 4ème trimestre 2014
Tous droits de reproduction (texte et images) sont réservés

Chambre de retrait Est du premier étage – Etat des lieux à l’acquisition

Appelée « Chambre de retrait Est du premier étage » dans l’étude Historique de Damien Castel, « ancienne chambre » sur les plans par G. Trouvé architecte du patrimoine. .

Cheminée

Le foyer de la cheminée mesure 1,03 m de large sur 1,49 m de haut. De l’ornement, il reste les jambages et les sommiers du linteau, identiques à ce qui a été décrit dans la chambre de retrait ouest. Le reste a été démoli en laissant suffisamment d’empreintes pour constater que la hotte était tronconique.

Fenêtre

Sur le mur Est la fenêtre d’origine mesure 70 cm de haut, ouverte sur une allège de 1,20 m de haut. Comme une grande partie de la fenêtre a été démolie à la fin du XXe siècle, il n’est plus possible de connaître la largeur de l’ouverture. On peut supposer qu’elle était identique à la fenêtre de la chambre de retrait ouest. L’ébrasement est partiellement conservé. Il était entièrement encadré de tuffeau, avec un couvrement en arc segmentaire.

Murs

Mur Ouest – disparu

Le mur ouest était entièrement aveugle. Il a été observé au
paragraphe relatif à la chambre de retrait ouest.

Mur Sud

Le mur sud a été démoli. Il a été observé au paragraphe de la garde robe Est.

Plafond

Le plafond présente les mêmes caractéristiques que dans la chambre de retrait ouest.

Sol

Le carrelage de cette chambre est en partie conservé, identique à celui de la chambre de retrait ouest. Dans cet ensemble de pavés de 13 cm de côté, disposés par rangées perpendiculaires au sens de déplacement, il existe au moins un carreau estampé de fleurs de lys

La majorité du texte provient de l’étude historique rédigée par Damien Castel, 4ème trimestre 2014
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Latrine Ouest du premier étage – Etat des lieux à l’acquisition

Appelée « Latrines Ouest du premier étage » dans l’étude Historique de Damien Castel, « latrine 02 » sur les plans par G. Trouvé architecte du patrimoine. .

Le pavage a été ôté.

Fenêtre

Sur le mur Nord

Le cadre extérieur de la fenêtre, où le tuffeau se mélange avec la pierre de Nuillé, avec des reprises d’enduit autour, montre que l’ouverture a été modifiée au XVIe siècle. Elle mesure aujourd’hui 66 cm de large sur 1,10 cadre de haut, sur une allège de 1 m.

Murs

Mur Est et sa porte

De ce côté du mur de façade ouest de l’aile nord en retour d’équerre, on retrouve l’enduit d’origine, bien conservé. Au-dessus de l’ancien plancher supérieur, le mur n’est pas enduit, les moellons restent apparents. Cette partie de la façade, non enduite, à partir de la limite de l’enduit sous solive jusqu’au sommet de l’arase, mesure 95 cm. La sablière est posée dessus.

Vue de ce côté, c’est l’ébrasement de la porte qui se présente, avec une ouverture large de 71 cm. Il est couvert d’un arc segmentaire en tuffeau. On voit encore les gonds dans le montant sud mais le vantail
n’existe plus. Dans le montant nord de l’ébrasement subsiste la ferrure qui serre le pêne de la serrure. Il s’agit d’un cavalier vertical fiché dans l’angle de la feuillure, ce qui prouve que le pêne se trouvait dans l’épaisseur du vantail. Le trou carré au-dessus a dû servir à faire entrer un verrou.

Mur Ouest

Le mur ouest est parfaitement lié avec les murs nord et sud. Tout le haut du mur a été démoli pour permettre de mettre en oeuvre l’actuelle couverture. Il ne reste que 2,20 m de haut de ce mur à partir du sol. Ces travaux doivent dater du XIXe siècle. La plus grande partie de l’enduit d’origine est tombé. On voit encore fort bien la petite saignée qui correspond à l’empreinte de la planche en bois du siège de latrine.

Plafond

La hauteur sous solive de cette petite pièce est de 3,06 m, comme la garde-robe qui précède. Les solives, disposées dans le sens nord/sud, sont assez fines : 14 cm d’équarrissage, espacées de 20 cm. Celle qui
longeait le mur Est était un peu entrée dans la maçonnerie, ce qui montre d’ailleurs que l’enduit est contemporain de la construction.

La majorité du texte provient de l’étude historique rédigée par Damien Castel, 4ème trimestre 2014
Tous droits de reproduction (texte et images) sont réservés

La garde-robe Est du premier étage – Etat des lieux à l’acquisition

Appelée « garde robe Est du premier étage » dans l’étude Historique de Damien Castel, elle n’est pas dénommée sur les plans par G. Trouvé architecte du patrimoine. La pièce n’existant physiquement plus.

Le carrelage ancien est entièrement ôté.

Portes

Porte sur le mur sud, vers la chambre Est

Le mur Sud correspond donc à la façade nord du principal corps de logis. Il est construit en moellons et revêtu d’un enduit d’origine épais, lisse, plat et blanchi, sans décor de joints. L’enduit conserve la lèvre
supérieure qui fait retour sous la solive qui longeait le mur sud. Vu de ce côté, la porte présente son ébrasement, tout en tuffeau, avec un couvrement en arc segmentaire.

Porte Est vers les latrines Est

La porte qui s’ouvre sur les latrines est de même facture que dans la garde-robe ouest. L’ouverture mesure 57 cm de large et 1,75 m de haut.
Le cadre est entièrement appareillé en tuffeau, sans chanfrein sur l’arête.
Le montant nord est appareillé avec le mur de refend nord. Le linteau est monolithe mais un peu court et n’entrant que d’un cm dans le mur nord (disposition pourtant d’origine). Le vantail n’existe plus.

Fenêtre

La fenêtre conserve à l’extérieur son cadre d’origine qui montre qu’elle n’a pas varié depuis sa construction. Le montant sud de l’ébrasement se confond avec le mur sud. Le montant nord de
l’ébrasement est partie maçonné et partie en tuffeau. Le rebord est maçonné, à 1,50 m du sol, et le linteau est en bois (c’est donc exactement la même facture que la fenêtre de la garde-robe ouest). Le tout remonte à l’origine puisque qu’il n’y a aucune reprise dans l’enduit. Le vantail a disparu, mais il y a aujourd’hui une planche fixe qui rend la mesure de l’ouverture difficile, peut-être 55 cm en tous sens, environ.

Murs manquants

nous venons de voir les murs avec ouvertures visibles. Abordons maintenant les murs manquants

Mur Nord

Le mur de refend qui séparait cette pièce de la chambre de retrait mesurait 43 cm d’épaisseur

Au sol, on voit une assise de tuffeau qui correspond au montant
ouest du cadre de la porte de communication avec la chambre de retrait.

Mur Ouest

Le mur de refend ouest a été tout entier démoli, à l’exception du montant de la porte de communication entre les deux garde-robes, construit contre le mur sud (voir le paragraphe relatif à la garde-robe
ouest
).

De la porte qui donne dans la garde-robe ouest, il ne reste que le montant sud avec son cadre chanfreiné. Le bas des jambages est si usé qu’on ne voit pas s’il a pu exister un congé, ce qui est probable.

Plafond

Le plancher supérieur a été démoli en même temps que les murs de refend, mais il laisse parfaitement visible les trous des solives et la lèvre supérieure de l’enduit des murs qui fait retour sur les entrevous

La majorité du texte provient de l’étude historique rédigée par Damien Castel, 4ème trimestre 2014
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La garde-robe Ouest du premier étage – Etat des lieux à l’acquisition

Appelée « garde robe Ouest du premier étage » dans l’étude Historique de Damien Castel, elle n’est pas dénommée sur les plans par G. Trouvé architecte du patrimoine. La pièce n’existant physiquement plus.

Elle est plus grande que celle du rez-de-
chaussée ce qui ne s’explique que par l’amincissement des murs.

Le pavage a été ôté : il ne reste que la chape de chaux étalée sur le torchis.

Portes

Porte sur le mur sud, vers le cabinet noir

Le cadre d’ébrasement est tout en tuffeau, avec un couvrement en arc segmentaire. Le vantail a disparu mais on remarque encore les gonds d’origine enfoncés dans le côté Est et les trous pour la serrure et le verrou en face.

Fenêtre

Sur le mur Ouest, une fenêtre. Du fait de la présence d’une planche, il est difficile de mesure cette ouverture. Ce peut être quelque chose comme 60 ou 66 de large sur 70 de haut, au-dessus d’une allège de 1,73 m. Les angles de l’ébrasement sont mélangés de tuffeau et de maçonnerie enduite. Le montant de gauche correspond au mur de la façade nord du principal corps de logis. Le rebord est maçonné. Le couvrement de l’ébrasement est une pièce de charpente qui paraît bien d’origine, puisque l’enduit l’affleure. D’ailleurs, la fenêtre qui se trouve dans la garde-robe Est est également sous un linteau en bois.

Porte Ouest vers les latrines Ouest

A 45 cm de la fenêtre s’ouvre la porte vers les latrines. L’ouverture mesure 66 cm sur 1,80 m de haut. Le cadre n’est pas chanfreiné. Le montant de droite était lié avec le mur de refend démoli.

vers les latrines Ouest du premier

Murs manquants

nous venons de voir les murs avec ouvertures visibles. Abordons maintenant les murs manquants

Mur Nord

Le mur de refend qui séparait cette pièce de la chambre de retrait Ouest mesurait 43 cm d’épaisseur.

Il était construit en moellons mais il est entièrement démoli ne laissant que sa base, au sol. Il n’est pas lié au mur ouest sauf les pierres de taille constituant le montant nord de la porte qui va dans les latrines. Il
est certain que le mur de refend a été bâti en même temps que la façade ouest de cette aile puisque l’enduit d’origine du mur ouest fait retour sur le mur nord (on voit une bonne partie de l’angle restée malgré la démolition).

A la base du mur qui subsiste dans le sol, on voit encore un massif de tuffeau correspondant au montant ouest d’une porte, puis quatre pavés
et demi correspondant à l’ouverture de la porte, et enfin un autre massif de tuffeau arasé correspondant au montant Est de la porte. Au vu des 4 pavés et demi au sol, l’ouverture paraît avoir mesuré 65 cm de large environ.
Compte tenu des observations précédentes, il apparaît que le cadre de la porte et son ébrasement étaient en tous points identiques à ceux déjà décrits dans les autres pièces.

Mur Est

Le mur Est de cette pièce correspond au mur de refend qui sépare l’appartement ouest de l’appartement Est. Il n’existe qu’une seule porte de communication de l’un à l’autre, à côté de la façade nord du principal corps de logis. Ce mur a été entièrement démoli. Il laisse au sol sa base (car le mur monte de fond depuis le rez-de-chaussée). Il mesure 53 cm d’épaisseur.

Il est construit en moellons et il reste quelques lambeaux de l’enduit qui le recouvrait à côté de la porte : épais, lise et blanchi, comme dans le reste de la pièce.

La porte de communication vers la garde-robe Est se trouve tout près de la façade nord du principal corps de logis, à côté des portes qui vont des chambres vers leurs garde-robes. C’est l’ébrasement qui se
trouve du côté de la garde-robe ouest. Ce qui en reste montre qu’il était construit comme les autres, c’est-à-dire en tuffeau avec un arc segmentaire en couvrement. Les gonds restent en place puisqu’ils se
trouvent du côté sud de l’ébrasement.

Plafond

Le plancher supérieur a été démoli en même temps que les murs de refend, mais il laisse parfaitement visible les trous des solives et la lèvre supérieure de l’enduit des murs qui fait retour sur les entrevous

La majorité du texte provient de l’étude historique rédigée par Damien Castel, 4ème trimestre 2014
Tous droits de reproduction (texte et images) sont réservés

Chambre de retrait Ouest du premier étage – Etat des lieux à l’acquisition

Appelée « Chambre de retrait ouest du premier étage » dans l’étude Historique de Damien Castel, « ancienne chambre » sur les plans par G. Trouvé architecte du patrimoine. .

Il reste encore une grande partie du carrelage d’origine, des pavés
de 13 cm de côté, rangées dans le sens est/ouest, c’est-à-dire dans le
sens perpendiculaire au principal axe de circulation.

Cheminée

La cheminée présente un foyer de 98 cm de large et de 1,50 m de haut. L’ornement a conservé ses deux jambages en forme de colonne engagée, avec leur base et leur corbeau en pan coupé et moulure. Du
linteau, il ne reste plus que les sommiers. La hotte a été démolie avec le reste du linteau mais l’empreinte qu’elle a laissée sur le mur nord montre qu’elle était tronconique. Le contre foyer montre bien le mode constructif des conduits de cheminée : celui du rez-de-chaussée qui passe derrière
celui du premier étage. Les deux conduits sont séparés par une languette en parpaings de tuffeau de 15 cm d’épaisseur.

Fenêtre

Une fenêtre s’ouvre dans la façade ouest. Vu de l’extérieur, son cadre en pierre semi dure de Nuillé paraît sans modifications depuis la construction. Son cadre est en tuffeau, avec un couvrement en arc segmentaire. Le vantail a disparu, mais on voit encore de gros gonds dans le côté sud.

Murs

Mur Est – disparu

Démoli, le mur de refend Est a déjà été observé au paragraphe de la garde-robe ouest. Il est assez bien pris dans la maçonnerie du mur pignon nord (on voit les pierres fichées dans le pignon nord qui relient les deux murs). Par conséquent, ce sont des maçonneries contemporaines.

Mur Sud

Le mur sud, démoli, qui servait de refend avec la garde-robe ouest, a été observé ci-dessus, ainsi que la porte.

Plafond

Les solives sont disposées dans le sens Est/ouest. Dans le pignon nord reste la petite saignée d’origine destinée à porter les barreaux du torchis, car il n’y avait pas de solive contre le mur à cause du conduit de la cheminée.

La majorité du texte provient de l’étude historique rédigée par Damien Castel, 4ème trimestre 2014
Tous droits de reproduction (texte et images) sont réservés