Combles de l’aile Est du XVIe siècle -Etat des lieux

Etat des lieux

L’examen du comble de l’aile Est fait apparaître de très nombreuses transformations qui attestent de la présence à l’origine d’un étage carré

Déjà, la visite du rez-de-chaussée avait montré que les murs de façade mesurent 1 m d’épaisseur environ, ce qui caractérise un corps de bâtiment à étage carré. Les traces des pièces aménagées au premier étage sont d’ailleurs nombreuses.
On ne peut mesurer exactement la hauteur du bâtiment dans sa composition première, tout en supposant qu’il devait s’approcher du principal corps de logis du XVe siècle.

Au fur et à mesure de la visite, des indices apparaissent d’ailleurs. Ci-dessous, à gauche on voit la trace de la porte entre les ailes du premier étage, on y reviendra plus bas. Ci-dessous, à droite, le reste de l’ouvrant présent dans les combles de l’aile principale vue de l’extérieur, sur le pignon Est.

Pour la date de la démolition et de la construction de la charpente du comble actuel, on pourrait la fixer au début du XIXe siècle.

Sol

Les alignements de carrelage et leurs interruptions

Tout le sol du comble est revêtu de carrelage ancien essentiellement de 13 cm. Le niveau du sol est unifié à partir du comble sur le pressoir jusqu’au pignon Est.
Des tirants passent au ras du sol pour relier les arbalétriers.

Ils sont nécessairement postérieurs au carrelage existant qui n’aurait pu être posé tel qu’il est après leur installation. Le pavage est principalement régulier. Les lignes sont parallèles à la façade et passent sous les tirants (qui sont donc postérieurs). On observe des interruptions dans ces lignes. Elles disent quelque chose de l’état d’origine.

  1. Le premier arrêt se trouve au pied du tirant qui surmonte le mur de refend chambre/cuisine.
  2. Le deuxième arrêt se situe à la semelle de la cloison en colombage. Lors de la démolition de la cloison, au début du XIXe siècle, une ligne irrégulière de pavés différents a été collée.
  3. Le troisième arrêt se trouve au pied du pignon Est.

Interprétation des interruptions : existence de trois chambres

On peut interpréter facilement ces trois interruptions dans les alignements des pavés. Chaque rupture correspond à un mur ou à une cloison qui délimitait une pièce différente. Par conséquent, il a existé trois pièces au premier étage :

  1. Une chambre à l’ouest, au-dessus de la chambre à cheminée XVIe du rez-de-chaussée. Elle est délimitée à l’ouest par le mur pignon du principal corps de logis XVe siècle et à l’Est par le mur de refend qui monte de fond. Ce mur de refend a été construit au XVIe siècle, comme le prouve l’aménagement du rez-de-chaussée. Il a été démoli à partir du premier étage au début du XIXe siècle.
  2. Une chambre sur la cuisine, bornée à l’ouest par le mur de refend séparant au rez-de-chaussée la chambre de la cuisine, et à l’Est par la cloison en colombage (dont il ne reste plus que la semelle). On vient de dater le mur de refend et sa démolition. Il reste à donner un avis sur la cloison en colombage. Elle n’existe que depuis 1720. Antérieurement, c’est un autre mur de refend, celui qui fermait la cuisine à l’Est, qui montait de fond. Ce mur a été décrit au paragraphe consacré à la cuisine, au rez-dechaussée : il a été démoli en 1720 pour faire place au pressoir et c’est à ce moment que le nouveau plancher (poutres et solives) a été mis en place ainsi que la cloison en colombage.
  3. Une dernière chambre se situe entre cette cloison en colombage et le pignon Est de cette aile du XVIe.


A l’inverse, on peut aussi énoncer que le carrelage actuellement en place a été posé dans l’état des cloisonnements datant de 1720, notamment lorsque la cloison en colombage existait. Autrement dit, le carrelage actuel a été posé en 1720, en même temps que la cloison en colombage a été bâtie. La chambre la plus à l’ouest, aménagée sur celle du rez-de-chaussée, peut seule faire exception, puisque le mur de refend date du XVIe siècle.

Pour affiner ces analyses, il faut maintenant regarder dans le détail les sols de chacune des trois anciennes chambres.

Sol de la chambre à cheminée

Pavage sur la chambre à cheminée

Au-dessus de la chambre du rez-de-chaussée, le sol est plus bas de 20 cm qu’au-dessus du pressoir. La délimitation est faite par un tirant qui a été disposé au-dessus du mur de refend.
Le carrelage est ici au même niveau que le seuil de la porte du XVe qui a été percée dans le pignon Est du principal corps de logis.

Il est aussi au même niveau que le sol de l’âtre de la petite cheminée de cette chambre haute (voir plus bas). Tous ces indices laissent penser qu’on se trouve bien au niveau d’origine, celui qui a été mis en œuvre au XVIe siècle. Du reste, en étudiant le rez-de-chaussée, on a vu que le plancher haut et son enduit remontait au XVIe siècle. Par conséquent, on peut affirmer qu’on se trouve ici au niveau d’origine. Il faut porter l’attention au pied du pignon Est du principal corps de logis XVe. Là, l’enduit du mur a été refait en lors de la démolition de l’étage (début XIXe ?) par un simple dégrossi (voir plus bas l’étude du mur ouest de cette chambre). Cet enduit nouveau recouvre partiellement le carrelage.

Au surplus, on voit encore un peu d’enduit de cette campagne de travaux qui est resté collé au carrelage près du mur. Les maçons ne l’ont pas nettoyé. Autrement dit cette réparation tardive est postérieure au carrelage actuel. On en déduit que le carrelage actuel est antérieur à la démolition de l’étage.

Vu sur le pied du mur pignon Est du principal corps de logis XVe. En haut l’enduit épais, lisse, plat et enduit du XVIe siècle. En bas, reprise d’enduit du début du XIXe siècle recouvrant le carrelage d’origine, où l’on voit que le débordement d’enduit sur le carrelage n’a pas été nettoyé, preuve que l’enduit a été fait au moment de la démolition de l’étage.

Cheminée de la chambre haute ouest

La première se situe au-dessus du mur de refend montant de fond (et séparant en bas la chambre de la cuisine). On y voit le bas d’une ancienne cheminée placée juste au-dessus de celle du rez-de-chaussée.
Plus précisément, il reste deux bases de piédroits encadrant une pierre servant de sol à l’âtre et taillée avec un petit retour vertical constituant le bas du contre-foyer. Ces éléments prouvent qu’il existait une cheminée dans cette chambre.

Vestiges de la cheminée de la chambre ouest au premier étage de l’aile Est. Aux extrémités droite et gauche : la première assise des piédroits. Au milieu les pierres formant l’angle du foyer. A l’arrière : le tirant de la charpente du début du XIXe siècle.

Sol de la chambre sur le pressoir

Niveau du sol

Le sol de la chambre sur le pressoir est plus élevé que celui de la chambre ouest de cette aile. Cela s’explique aisément.

A l’origine, c’est à dire au XVIe siècle, le niveau devait être identique d’un bout à l’autre du premier étage. Mais en 1720, le plancher a été démoli, en même temps que le mur de refend oriental de la cuisine. Un nouveau plancher a été bâti plus haut (sans doute pour la commodité du pressoir) avec deux poutres et trois travées de solives, le torchis n’a jamais été enduit par-dessous, ce qui ne sied pas à une habitation. Puis le carrelage actuel a été posé.

Tuyau de cheminée

On remarque au-dessus du tas de charge en tuffeau situé au rez-de-chaussée, les stigmates du passage d’un tuyau de cheminée c’est-à-dire tout un ensemble de briques fines anciennes autour d’un endroit qui a été rebouché et remaçonné au ciment. Voilà une preuve supplémentaire que le tas de charge a remplacé une cheminée, celle de la cuisine. Cloison en colombage Au-dessus et légèrement à l’Est de la poutre la plus à l’Est du pressoir, il existe une semelle de cloison en colombage que l’on distingue
au plafond du rez-de-chaussée bordant irrégulièrement le côté Est de la poutre. Dans le sol du grenier, une ligne de carrelage irrégulier correspond au rebouchage de cette cloison et apparaît parfaitement sur toute la largeur du bâtiment. Cette ligne démontre, comme on l’a dit ci-dessus, que le carrelage actuel a été mis en place bien avant la démolition de l’étage. Cette cloison en colombage a nécessairement été construite en même temps que le plancher, c’est-à-dire en 1720, pour remplacer le mur de refend montant de fond qui fermait la cuisine du côté Est.

Cloison en colombage

Au-dessus et légèrement à l’Est de la poutre la plus à l’Est du pressoir, il existe une semelle de cloison en colombage que l’on distingue au plafond du rez-de-chaussée bordant irrégulièrement le côté Est de la poutre. Dans le sol du grenier, une ligne de carrelage irrégulier correspond au rebouchage de cette cloison et apparaît parfaitement sur toute la largeur du bâtiment. Cette ligne démontre, comme on l’a dit ci-dessus, que le carrelage actuel a été mis en place bien avant la démolition de l’étage.
Cette cloison en colombage a nécessairement été construite en même temps que le plancher, c’est-à-dire en 1720, pour remplacer le mur de refend montant de fond qui fermait la cuisine du côté Est.

Mur ouest


Le mur ouest du comble de l’aile Est correspond au pignon Est du principal corps de logis du XVe.


Mode constructif – ornements de fausse coupe de pierre

Il s’agit d’un mur élevé en moellons et recouvert d’un enduit dégrossi dans la partie visible extérieure. Lorsque l’aile Est a été construite avec un étage, toute la partie du pignon correspondant à la chambre haute a été décorée d’un enduit épais, plat, lisse et décoré – sur l’enduit frais – d’une couche de chaux et blanc d’Espagne d’une épaisseur variant autour de 1mm. Cet enduit de finition se décolle à certains endroits. Sur cet enduit de chaux et blanc séché, ont été peints à la brosse (car on voit les striures correspondant aux poils de la brosse), avec du lait de chaux, des faux joints de coupe de pierre.

Détail du faux joint peint à la chaux et à la brosse, ultérieurement recouvert d’une couche de
badigeon.

Le dessin représente des assises de 36 cm de haut (sauf au-dessus du sol où on trouve 40 cm) et de longueur variable. C’est le même ouvrage que dans la chambre du rez-de-chaussée sauf que les assises n’y ont que 25 cm de haut. Les joints font 13 mm de large, comme au rez-de-chaussée. Ces joints font un léger relief sur l’enduit blanc. Cette décoration a été faite en même temps que l’enduit posé au XVIe sur le pignon XVe. Il s’agit de la décoration d’origine. Sur cet ensemble a été passé ultérieurement un badigeon, un seul, sans doute en 1720, lors du réaménagement de cette aile.

Mur pignon Est du corps de logis du XV. Décor de fausse coupe de pierre dans la chambre du
premier étage de l’aile Est.

Hauteur sous solives

Cet enduit à fausse coupe de pierre part du sol jusqu’à 3,05 m au dessus.
A cette distance, on voit l’enduit qui fait un petit retour à l’horizontale, preuve que cet enduit rejoignait la paroi de la solive. Cette hauteur sous solives est identique à celle qui existe dans les garde-robes, latrines et chambre de retrait du premier étage. Elle est légèrement inférieure à celle des deux chambres principales.
Un chevêtre longeait le pignon à l’arrière de la cheminée XVe. Au nord de cette trace de chevêtre, il existe des reprises d’enduit plus bas ce qui rend tout à fait plausible la présence de trous de solives entrant dans le mur pignon rebouchés. Il faut donc croire que la chambre haute était couverte de solives disposées comme au rez-de-chaussée.
Au-dessus de cette ligne située à 3,05 m du sol, il y a de l’enduit refait au début du XIXe siècle – lors de la démolition de l’étage – qui descend plus bas que les 3,05 m au nord dudit chevêtre.
L’enduit décoré de fausse-coupe de pierre passe derrière les chevrons du comble actuel, mais il est totalement invisible sur la partie du pignon qui se trouve à l’extérieur.

La trace de l’enduit s’arrête à 3m. La porte en biais vers la chambre Est du logis du XVe.

Transformation de la porte

Dans le mur pignon, côté sud, sous la toiture, une porte a été aménagée en biais lors de la démolition de l’étage, sans doute au début du XIXe siècle. Le cadre de porte d’origine se trouve du côté de la chambre
Est du logis du XVe avec son cadre chanfreiné à congé (voir l’étude de cette chambre). Le montant nord de cette porte a été reconstruit lors de la démolition de l’étage de l’aile du XVIe siècle. Il s‘agit désormais d’un massif de maçonnerie de 1720, en moellons recouverts d’un enduit dégrossi. Le linteau au-dessus est de peu d’épaisseur. Ce massif de maçonnerie sert à créer un passage en biais afin d’entrer plus au milieu de l’ancienne chambre, car le passage d’origine est devenu impossible à cause des chevrons du nouveau comble. Le cadre de l’ébrasement nord est construit en tuffeau.
En même temps qu’on transformait la porte, tout l’enduit autour a été refait. C’est le même enduit dégrossi qui se poursuit et qui a été refait au pied du mur pignon sur une hauteur variant autour de 30 cm et qui recouvre un peu le carrelage d’origine. C’est aussi le même enduit que celui qu’on voit au haut du mur, au-dessus du décor de fausse coupe de pierre.

Ancien mur de refend entre chambres à feu


Le mur de refend qui sépare la chambre et la cuisine, au rez-dechaussée, a été arasé au début du XIXe siècle pour être mise dans son état actuel, lors de la démolition de l’étage. Un tirant a été posé à son emplacement et le dessous du tirant rempli de petits blocs de tuffeau de remplissage.

Ce mur de refend portait le tuyau de trois cheminées : celles de la chambre et de la cuisine, au rez-de-chaussée, et celle de la chambre du premier étage.

Mur sud


Mesuré à l’arase actuelle, le mur mesure 85 cm d’épaisseur, ce qui correspond tout à fait à un logis à étage carré en maçonnerie. Dans la chambre ouest, le pied du mur sud conserve encore un peu d’enduit lissé et blanchi qui passe sur le carrelage, signe que le carrelage a été posé avant cet enduit (par conséquent au XVIe).


La sablière posée sur l’arase du mur sud a été taillée exprès pour la charpente actuelle car elle est percée de trous pour les chevrons actuels : aucune trace de remploi sur les sablières. Au-dessus du linteau de la porte du pressoir, l’enduit du début du XIXe siècle est continu jusqu’au sommet de l’arase signe que le mur de façade a été arasé et la sablière posée au début du XIXe siècle.

Mur nord


Entièrement masqué par des planches, l’arase du mur nord est actuellement impossible à observer.

Pignon Est

Epaisseur

Mesuré dans la fenêtre du XXe siècle, le pignon Est de l’aile du XVIe mur présente une épaisseur de 97 cm, ce qui est caractéristique d’une construction à étage carré.

Mode constructif – ornements

Le mur est bâti en maçonnerie de moellons. Il est recouvert d’un enduit très différent de tous ceux qu’on a pu observer et qui remontent aux XVe et XVIe siècle. Il est lissé mais aussi irrégulier, bosselé, que celui que l’on trouve dans le pressoir. Il a été badigeonné à plusieurs reprises. Cela ne signifie-t-il pas que l’enduit a été refait en même temps que dans le pressoir, savoir en 1720 ?
La destruction du premier étage est flagrante sur le pignon Est. On voit sur les côtés du pignon que le mur a été démoli sur les bords. Tous les rampants ont été alors remaçonnés à neuf, puis recouverts avec un enduit resté dégrossi. Des parties plus larges sont démolies dans les angles de droite et de gauche. La pointe aussi a été démolie et un bout reconstruit avec beaucoup moins d’épaisseur.

Joint avec carrelage

Au pied du pignon Est on observe :

  1. Devant l’angle sud du triangle du pignon, pointe qui a été reconstruite au début du XIXe siècle, il n’y a plus de pavés de 1720, mais une surépaisseur de terre battue sur laquelle le tirant de charpente a imprimé sa marque (le tirant s’enfonce d’environ 1 cm dans la terre). Cette portion de terre battue est donc contemporaine de la reconstruction partielle du pignon et de la mise en place de la charpente actuelle. D’ailleurs, l’enduit dégrossi jeté sur le pignon reconstruit recouvre la terre battue au pied du pignon.
  2. En face de la portion ancienne du pignon, portion qui est enduite et blanchie comme on l’a vu, le carrelage se poursuit sans interruption au-dessous du tirant. Le carrelage passe même sous l’enduit du pignon. A un endroit, un pavé retiré a laissé son empreinte dans l’enduit, preuve que l’enduit a été posé après la pose du carrelage. L’angle de cette partie ancienne du pignon avec le carrelage ancien a été plusieurs fois rebouché. Une première fois avec un joint de chaux jetée et non lissée (donc quand ce n’était plus une habitation) et une deuxième fois et de façon aussi rustique avec de la boue

Fenêtres

Fenêtre 1900

Dans le pignon Est a été crée vers 1900 une ouverture : on s’est contenté de troué le mur, sans construire de cadre d’ébrasement. Côté extérieur, le cadre est fait de pièces de chêne de récupération.

Fenêtre XVIème


Il subsiste une fenêtre, décorée à l’extérieur d’un cadre chanfreiné, paraissant par conséquent du XVIe siècle. Côté intérieur, on distingue encore les deux montants en tuffeau du cadre d’ébrasement mais le couvrement paraît avoir été partiellement supprimé. Elle se trouve à peu près au milieu du pignon. Elle a été entièrement murée.

Côté intérieur, son bouchement est recouvert d’enduit et blanchi. Comme l’enduit et le badigeon ne peut pas dater du début du XIXe siècle, époque où l’on a refait pas mal d’enduit en simple dégrossi dans le comble, cela oblige à dater de 1720 le bouchement de cette fenêtre.
Cette fenêtre du XVIe siècle prouve par ailleurs qu’il n’a jamais existé de cheminée sur ce pignon.

Charpente comble


La charpente actuelle est de très bonne qualité. Les chevrons sont portés par des pannes, lesquelles sont soutenues par des maîtresses fermes constituées d’arbalétriers et de tirants. Elle date du début du XIXe siècle. Tous les bois sont de récupération. Les poinçons à renflements que l’on trouve assemblés dans les tirants, aux maîtresses fermes, sont des remplois de la charpente du XVIe siècle.

La sablière sud (et sans doute aussi nord que l’on ne peut pas observer actuellement) a été faite sur mesure pour cette charpente.

Il n’existe aucune trace d’ouverture dans le comble, ni du côté sud ni du côté nord

Travaux

Déjà effectué.

A venir

En 2023 on entame le chantier de la toiture côté Sud.

La majorité du texte provient de l’étude historique rédigée par Damien Castel, 4ème trimestre 2014
Tous droits de reproduction (texte et images) sont réservés

Le pignon ouest du corps de ferme sud- Etat des lieux à l’acquisition

Le pignon ouest est construit comme le reste des murs en maçonnerie de moellons au mortier de chaux. On y observe trois éléments particuliers :

  • Le contrefort de maçonnerie qui s’appuie à peu près en son milieu.
  • 2. Une porte d’entrée murée dans l’angle nord-ouest.
  • l’angle sud ouest qui se détache de la maçonnerie du pignon.

Le contrefort

L’énorme contrefort a été ajouté postérieurement à la construction du grand corps de dépendance. En effet, il vient s’appliquer contre le pignon : les maçonneries ne sont pas liées. On y trouve des blocs de grès de Bouloire, une pierre dure très différente des autres pierres utilisées dans ce bâtiment, par conséquent d’une autre époque.

Ce contrefort existe déjà sur le plan cadastral de 1829.

Il y un bon chantier pour remaçonner l’ensemble.

La porte en angle

L’ancienne porte d’entrée située contre l’angle nord-ouest est encadrée de grès roussard. L’entrepreneur a préféré le grès pour l’exposition ouest, sujette à la pluie et au soleil, réservant le tuffeau aux portes de la façade nord.

Ce qui reste de cette porte d’angle permet de connaître sa hauteur : 1,70 m, tout à fait convenable pour une étable et pour des domestiques, mais trop faible pour des seigneurs. Mais pas sa largeur car il ne reste qu’une seule des pierres qui constituait le linteau appareillé.

Les montants et la pierre du linteau sont chanfreinés avec un congé en bas, sur la base des piédroits. On retrouve ainsi les mêmes caractéristiques de taille de pierre sur ce cadre de roussard que sur la fenêtre de la tour de flanquement. C’est un indice supplémentaire qui milite pour une datation commune. Les caractéristiques de cette ouverture de roussard – particulièrement le chanfrein et le congé – peuvent servir pour restaurer les cadres très usés en tuffeau des portes de la façade nord. Comme cette porte s’ouvre sur un niveau très inférieur aux autres écuries de ce corps de bâtiment, il paraît que l’extrémité sud ne devait être accessible que par le pignon ouest et devait se trouve plus bas que les autres pièces de ce corps de logis.

L’angle sud

L’angle sud se détache du reste de la maçonnerie du pignon. C’est un mouvement de sol, sans doute, qui occasionne cette avarie.

La majorité du texte provient de l’étude historique rédigée par Damien Castel, 4ème trimestre 2014
Tous droits de reproduction (texte et images) sont réservés

Salle d’entrée de la Chevallerie – rez-de-chaussée – Etat des lieux à l’acquisition

Appelée « Salle » dans l’étude Historique de Damien Castel, « SAlle à manger» sur les plans par G.Trouvé architecte du patrimoine.

La salle se situe dans la partie ouest du rez-de-chaussée, adossée au pignon ouest

La salle est la pièce principale de l’habitation seigneuriale. En cette fin de Moyen Age, elle a toutes les fonctions : pièce où les visiteurs sont introduits, on peut y manger, et souvent aussi y dormir. C’est généralement la plus grande et la plus haute pièce du logis, celle où la cheminée est la plus grande et les fenêtres les plus nombreuses.

Sol

Pavage

Le niveau du sol est aujourd’hui identique au niveau de l’entrée de l’escalier. Cependant, à l’occasion de reprises faites au carrelage actuel, près de la cheminée et du mur nord, il a été trouvé un niveau inférieur de pavés anciens, petits, situé environ 15 cm au-dessous du sol actuel. Ceci ne laisse pas d’étonner, car on imagine mal que la salle se soit trouvée à un niveau inférieur de l’entrée de l’escalier et des pièces qui l’accompagnent dans l’aile nord en retour d’équerre. Ceci pose donc la question de savoir si le niveau du sol de l’escalier, à la porte d’entrée de la cour, n’a pas été relevé aussi de 15 cm. Même questionnement d’ailleurs pour la garde-robe à l’arrière de la salle.

Les transformations du sol datent manifestement des premières années du XXe siècle, lorsque le carrelage actuel, très régulier, a été mis en place. Il s’agit de pavés anciens de terre cuite, de 16 cm de côté, posés de façon très régulière par rangées parallèles à la façade. Quelques pavés sont cassés devant la cheminée.
A l’origine, on trouvait ici des pavés de 11 cm de côté, comme l’indique la visite et montrée du 16 ventôse an 2 :

« Qu’à la place de la maison il manque cinquante pavés de terre cuite de quatre pouces au carré estimé compris la main d’oeuvre cent sols ».

Trappe d’accès à la cave

Dans l’angle nord-est de la pièce se trouve une trappe qui découvre l’escalier descendant à la cave. Le cadre et le vantail de la trappe ne datent que du début du XXe siècle. L’ouverture au sol mesure 62 cm de large (le long du mur Est) sur 148 de long (le long du mur nord) à peine plus que ce bout de mur devant la porte de la dépense. L’escalier se compose de neuf hautes marches de pierre de taille descendant vers la porte de la cave. Cette descente de cave a été modifiée au début du XXe siècle lorsque le sol de la salle a été remonté de 15 cm. Il a fallu y ajouter la dernière marche, celle 22 11 cm de côté qui se trouve devant la porte du cabinet.

il n’existe pas de photos de la trappe ou de la porte du cabinet. les deux éléments sont cachés par le paravent sur la photo ci dessus.

Dans son état d’origine, cet escalier était par conséquent un peu plus court (d’une marche) et ne gênait donc pas l’entrée du cabinet. La trappe ne mesurait sans doute pas davantage de 125 cm de long.

Fenêtre Sud

L’ouverture de la fenêtre mesure 1,62 m de large et 1,84 m de haut. L’allège mesure 95 cm. Elle avait à l’origine 15 cm de plus, puisque le sol était plus bas qu’aujourd’hui. Le cadre extérieur de la fenêtre présente une profondeur de 27 cm. Le meneau et la traverse sont larges de 24 cm. Les dimensions du quart inférieur de l’ouverture sont de 69 cm de large sur 94 de haut. Celles du quart supérieur : 69 cm de large sur 69 cm de haut. Autrement dit, le quart ouvrant supérieur plus la largeur de la traverse est égal à l’ouvrant du bas.

Par conséquent, le tailleur de pierre divise la hauteur de l’ouverture de la fenêtre en deux : la moitié inférieure est totalement ouverte ; la moitié supérieure se partage entre traverse et ouvrant.
Le cadre intérieur de l’ouverture est encadré de tuffeau, avec un couvrement en arc segmentaire appareillé.

Contrairement à la plupart des fenêtres du XVe siècle, il n’existe pas à la Chevalerie de coussièges dans l’ébrasement, ni aucun stigmates. Les vantaux anciens ont disparu. Le type de menuiserie mis en
place au XVe siècle a été décrit au chapitre des techniques constructives.

Porte vers la tour

La porte présente une ouverture sur l’escalier de 88 cm de large sur 1,91 m de haut. Côté escalier, le cadre présentait à l’origine une arête chanfreinée, mais cette arête est très usés, seul reste l’angle supérieur
gauche (en regardant de dehors). Vu de l’intérieur de la salle, le montant gauche de l’ébrasement
gauche correspond au mur de refend. Le montant de droite est en tuffeau.
On y voit en creux les stigmates d’un ostevent.

L’ébrasement est couvert d’une voûte en arc segmentaire appareillée en tuffeau.

Le vantail actuel ne date que des dernières années du XIXe ou du début du XXe siècle. Au sujet du vantail d’origine, l’acte de visite et montrée du 16 ventôse an 2 indique :

« Que toutes les portes sont en passable état, qu’il n’y a que
celle de la maison qui ait une serrure »

Cheminée

La cheminée, décentrée vers le sud, a un foyer de 1,95 m de large.
Dans le contre foyer se trouve une ouverture de four à pain. Elle ne date évidemment pas de l’origine, car au XVe siècle, le four à pain était certainement situé à l’extrémité d’un autre corps de bâtiment, non attaché à l’habitation.


Au sujet du foyer et de l’entrée du four, l’acte de visite et montrée du 16 ventôse an 2 précise :


« Que pour réparer le devant du feu, il faut pour oeuvre et matière la somme de 4 livres
Que le four est en passable état ».


Le tuyau de la cheminée monte tout droit jusqu’au sommet du comble et passe derrière celui de la cheminée du premier étage. La cheminée XVe de la salle L’ornement de la cheminée est réalisé en pierre de Nuillé/Soulitré.
Les jambages prennent la forme d’une colonne engagée cantonnée d’une colonnette fine engagée. Le corbeau au-dessus est mouluré avec un pan coupé entre deux bourrelets. Le linteau est décoré de deux corps de moulures et d’une arête inférieure quarderonnée. Les retours des sommiers sont en angle droit
(c’est-à-dire pas qu’il n’existe pas d’épaulement en biais) et arrondis. On trouve cependant un léger épaulement biais dans l’angle du sommier formé avec le mur pignon. La hotte ne présente pas d’arc de décharge, aucun décor et la moulure supérieure, qui s’applique contre le chevêtre du plancher, est très
fine. C’est ce qui a pu faire penser que la cheminée avait été reprise. Pourtant, les exemples de hotte sans arc de décharge sont nombreux au XVe siècle.
Le tuffeau a été blanchi puis badigeonné avec noir de cendre et reblanchi plusieurs fois.
Des réparations par des agrafes de fer existent sur la plate bande du linteau.

Fenêtre Ouest

A droite de la cheminée a été percée une demi-fenêtre, tardivement, sans doute au XVIe siècle. C’est à l’extérieur que l’on constate le caractère tardif du percement, du fait de la différence de l’enduit qui l’entoure.

Elle donne sur la belle vue ouest. L’ouverture mesure 78 cm large sur 1,91 m de haut (mesuré dehors). Mais elle a été depuis murée. Cependant, côté intérieur, son existence est signalée par la surépaisseur d’enduit.

Porte nord

Il n’existe qu’une seule ouverture sur ce mur contre lequel on devait poser le lit à baldaquin : une petite porte qui s’ouvre sur le cabinet. Le vide de cette porte mesure 69 cm de large sur 1,81 m de haut.

Porte de la salle du rez-de-chaussée vers son cabinet Les montants verticaux sont moulurés en creux et d’un quart de rond au milieu. Toutes les autres arêtes des montants sont seulement chanfreinées.
Les plates bandes des panneaux sont ressorties. On y trouve encore un très ancien vantail en bois de chêne, le seul subsistant dans la salle, composé de montants et de traverses moulurés, de quatre panneaux à plates bandes. Les pentures à l’arrière sont de forme rectangulaire et pivotent sur les gonds d’origine. A la place de la serrure a été clouée, à clou forgé (donc très anciennement) une petite
clenche forgée. La traverse du bas a été amputée d’une partie de sa hauteur (sans doute 15 cm) lorsque le sol de la salle a été remonté.

Porte au centre du mur Est


Une porte se trouve vers le centre de ce mur. Elle semble avoir été percée tardivement.
L’ouverture mesure 72 cm de large sur 1,78 de haut, sur un seuil de 14 puisque la chambre est plus haute de 14 cm que la salle. Mais lorsque la salle était plus basse de 15 cm, il devait y avoir en plus une marche
devant le seuil.


Du côté de la salle, la porte présente un cadre chanfreiné en tuffeau. Ses arêtes sont très usées et ne laissent plus voir un éventuel congé. Le couvrement est un linteau appareillé. L’ébrasement se trouve côté
chambre. C’est la forme de cet ébrasement (non pas un arc segmentaire mais un linteau droit appareillé) qui fait penser à une ouverture postérieure à la construction, réalisée par exemple dans la seconde partie du XVIe siècle.

On peut voir des traces d’ostevent dans l’angle nord-est.

Dans l’angle nord, on voit sur ce mur ouest des traces de cloisons rebouchées montant du sol au plancher. On voit la même chose sur le mur nord : ce sont là les traces du rebouchage d’un tambour de menuiserie avec pilastres s’affinant vers le haut à choux frisés qui entourait la descente d’escalier vers les caves dans l’angle de la pièce.

La majorité du texte provient de l’étude historique rédigée par Damien Castel, 4ème trimestre 2014
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Chambre de l’aile Est du XVIème – Etat des lieux à l’acquisition

Appelée « Chambre XVIè » dans l’étude Historique de Damien Castel, « Débarras » sur les plans par G.Trouvé architecte du patrimoine.

L’aile Est, qui a été construite au XVIe siècle, peut-être en 1543, remplace une petite aile, sans doute basse – sans étage, et moins large que l’actuelle.

La pièce

On accédait à cette pièce par la porte située à droite de la cheminée XVe de la chambre Est du principal corps de bâtiment. Les preuves de l’existence de cette petite aile basse sont multiples :

1° le mur de la façade sud du principal corps de logis se poursuit au rez-de-chaussée de l’aile Est mais pas à l’étage, ce qui démontre que l’aile n’avait pas d’étage ;

2° au contraire, la façade nord du principal corps de logis s’arrête au pignon Est, ce qui signifie que l’aile était moins large que l’actuelle ; la porte d’accès à côté de la cheminée du XVe présente un cadre chanfreiné et un ébrasement du côté de l’aile qui datent de la fin du Moyen Age ce qui prouve que l’habitation se poursuivait dès le XVe siècle.

La pièce a été vraisemblablement construite en 1543 par le maçon de Saint Calais, Guillaume Dorléans, qui se trouve à la Chevalerie le 11 juin 1543, aux côtés de Jean Tiercelin. Elle mesure 6,52 m de profondeur côté ouest, et même 6,58 côté Est. Sa largeur est de 4,70 m côté nord et 4,57 m côté sud. On voit qu’ici non plus les angles ne sont pas orthogonaux.

Le niveau actuel de la chambre a été considérablement décaissé aujourd’hui. Celui d’origine est donné avec certitude par le dessous des jambages de la cheminée. Il était nettement plus haut que celui du rez-de chaussée du logis XVe.
Il ne reste plus aucune trace du carrelage d’origine. il devait s’agir de pavés de petites dimensions, par exemple 13 cm de côté.

Fenêtres

Fenêtre sud

Mesurée à l’extérieur, l’ouverture a 77 cm de large et 1,63 m de haut. Elle est percée au-dessus d’une allège de 1,23 m. L’ébrasement est fortement évasé puisque son ouverture atteint 1,33 m de large. Les arêtes du cadre d’ébrasement (en tuffeau) sont chanfreinées avec un congé mouluré en haut.

Le congé du bas a disparu sous l’usure. Le congé haut est justifié car l’arête du linteau appareillé de l’ébrasement n’est pas chanfreinée.

image 2020

Il n’existe plus de vantail ancien mais seulement un volet du XIXe siècle.

Fenêtre Nord

La fenêtre a été transformée en porte au XIXe siècle par la prolongation vers le bas des piédroits, en brique double à l’extérieur.
Elle a conservé tous ses piédroits en tuffeau ce qui donne une ouverture extérieure de 80 cm large sur 136 de haut. A moins qu’il manque le premier piédroit avec le congé ?


Côté intérieur, le cadre de l’ébrasement est tout en tuffeau et son arête n’est pas chanfreinée. Le couvrement est un linteau appareillé dont l’intrados est à 5 ou 10 cm plus bas que les solives comme les autres de la pièce.


Lors de la transformation de la fenêtre en porte, au XIXe siècle, un vantail de la seconde moitié du XVIe siècle a été placé ici. Il s’agit du remploi d’une porte intérieure de la Chevalerie, identique à celle qui reste à son emplacement d’origine, entre la salle et la garde-robe ouest. Elle a été adaptée ici et agrandie. Elle porte des clous à tête et des boucles en fer forgé, inutiles ici, ce qui montre que cette porte intérieure a eu un autre usage avant d’arriver là. Ce vantail mesure à l’origine 76 cm x 175.

Portes

Porte Sud

La porte d’entrée de la chambre se trouve à côté de la fenêtre, près de l’angle sud-Est et du mur de refend. Mesurée à l’extérieur, l’ouverture extérieure a 96 cm de large sur 2,98 m de haut du seuil au linteau. Quant à l’ébrasement, il est beaucoup plus faiblement évasé que la fenêtre puisque sa largeur ne dépasse pas 1,10 m. Ceci illustre bien le fait que l’ébrasement d’une fenêtre est destiné à faire entrer la lumière, ce qui n’est pas utile dans une porte.

la fenêtre sud en haut à gauche et murée derrière le poteau électrique la porte sud. En dessous la porte de la cave.


Côté intérieur, le cadre de l’ébrasement est tout en tuffeau et par conséquent fort usé en bas. On voit que l’arête est chanfreinée tout autour (y compris sur le couvrement) mais s’il a existé un congé au pied, on ne le peut savoir vu l’usure du bas. Le décor est donc légèrement différent de celui de la fenêtre. Par contre le couvrement est identique, avec un linteau appareillé.


Il n’y pas eu d’imposte au-dessus de cette porte : on n’en voit aucune trace, ni dehors, ni dedans.
La porte est aujourd’hui entièrement murée. On croit apercevoir le niveau du sol d’origine mais il ne reste aucun pavé qui soit pris dans la maçonnerie de bouchement, du moins aucun visible. La démolition de la maçonnerie en fera peut-être apparaître.

Porte Ouest

La porte a été observée du côté de la chambre du XVe siècle, avec son cadre chanfreiné. Du côté de l’aile du XVIe siècle, on voit son ébrasement encadré de tuffeau et son couvrement voûté en arc
segmentaire, ce qui prouve qu’il s’agit d’une baie du XVe siècle s’ouvrant dès l’origine sur une pièce d’habitation et par conséquent l’existence d’une aile avant la construction actuelle.

Les arêtes des piédroits sont trop usées pour connaître leur état d’origine. Le montant sud de l’ébrasement se confond avec le mur de façade sud. Le vantail actuel n’a pas d’ancienneté.

Porte Est

La porte qui se trouve à droite, près de la façade sud, a des dimensions extraordinaires : 1,30 m de large, 2,25 m ou 2,29 m de haut (selon la hauteur du sol d’origine). Au XVIe siècle, il n’y a guère que les
portes de communication de la cuisine à la salle où l’on mange qui puisse atteindre une telle hauteur. Cette porte est donc un indice fort pour placer la cuisine ancienne à l’emplacement de l’actuel pressoir.

La porte est encadrée de tuffeau avec un linteau appareillé. L’ébrasement n’est pas du tout évasé et il n’y a pas de feuillure dans le cadre, ni d’un côté ni de l’autre. Le montant sud se confond avec la façade
sud. Le cadre n’est pas du tout chanfreiné, comme le cadre de l’ébrasement de la fenêtre nord.


Le linteau de tuffeau a été descendu sans doute en 1720, lorsque, à l’occasion de la transformation de la cuisine en pressoir, un linteau en bois ait été mis en place encore plus bas. Il n’y a plus de vantail ancien.

Petit placard ovale sur le mur Est

Le mur Est est construit en moellons et enduit. Ses extrémités nord et sud ne pénètrent pas dans les murs de façade. C’est assez étonnant. On aurait pu bâtir au XVIe siècle les deux façades et le refend ensemble, en liant leur maçonnerie. Cela signifie-t-il que l’aile est antérieure à son aménagement actuel ? Pas sûr, d’autant qu’on observe le même phénomène au mur de refend du principal logis XVe.

A gauche de la porte de ce mur, on observe une pierre de tuffeau percée d’un trou ovale, avec une feuillure pour fermer un volet. Comme la maçonnerie autour est dégradée, on peine à déterminer si cet aménagement est d’origine ou si il s’agit d’un aménagement de l’époque de la ferme. S’il est
bien d’origine, il pourrait s’agir d’un œil pour permettre aux maîtres d’appeler ou de surveiller les domestiques qui habitent la grande pièce voisine.

Cheminée

La cheminée date manifestement du milieu du XVIe siècle. Le blason qu’elle arbore est d’ailleurs celui des Tiercelin qui ont abandonné la Chevalerie dès 1575.


Le foyer mesure 1,16 m de large et 1,35 m de haut. Une barre de fer est placée derrière le linteau pour soutenir la hotte. C’est une innovation technique du XVIe siècle.
L’ornement est tout en tuffeau. Les jambages prennent la forme d’une colonnette engagée avec une base moulurée d’un boudin. Le corbeau est en forme de console moulurée, dans le même goût que celle
qui soutient l’arcade dans les anciennes chambres de retrait. Le linteau est décoré d’une arête quarderonnée.

Sur la hotte est sculpté un cartouche encadré de rinceaux de rubans, de feuilles d’acanthe. Le tout entoure le blason des Tiercelin et sa couronne. L’ensemble a été buriné, mais à peine
effacé, à l’époque de la Terreur. La hotte a été peinte de faux joints qui recouvrent souvent les joints réels. Enfin, la corniche adopte un profil venu du classicisme antique

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La majorité du texte provient de l’étude historique rédigée par Damien Castel, 4ème trimestre 2014
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Le four à pain – Etat des lieux à l’acquisition

Au pignon ouest du principal corps de logis s’appuie un four à pain de construction traditionnelle en maçonnerie de moellons et couvert d’un toit dont la charpente de peuplier est portée par une maçonnerie datée de
1903.

L’existence du four à pain sur le pignon ouest ne remonte certainement pas à l’origine de la construction, mais elle est attestée à la fin du XVIIIe siècle par la visite et montrée de l’an 2. Antérieurement à 1903, le four était couvert par une toiture en appentis dont on voit le solin sur le pignon ouest du corps de logis.

Les pavés

On trouve dans l’étude historique du manoir de la Chevalerie rédigé au Mans par Damien Castel, 4ème trimestre 2014 des références quant à l’utilisation des pavés.

Pour revêtir les sols de toutes les pièces du château, des pavés de terre cuite sont posés sur une chape de chaux et sable. On trouve une illustration de cette règle dans le marché de construction de Bonnétable en
1480 :


« paver tout ledit logis et court dudit chasteau ».


Toutes les expertises de maisons seigneuriales des environs mentionnent ces pavages. Par exemple au Vieux Lavardin (abandonné depuis le début du XVIe siècle), dans un document de 1743 :

« Dans la salle l’aire est de petits carreaux de terre cuite ».

« Dans le petit réduit, L’aire est de petits carreaux de terre cuite ».

« Dans la chambre au-dessus de la salle, l’aire est pavée de petits carreaux de terre cuite ».


Etc.
Ou plus près, au manoir de la Raturière (bâti à la fin du XVe siècle et abandonné au XVIIe siècle), une montrée de 1732 indique :


« Premièrement qu’au château de la Raturière, paroisse de Tresson, ils ont entré dans deux chambres hautes l’une à cheminée, l’autre sans cheminée … Qu’il manque dans lesdites deux chambres environ 90 petits pavés ou carreaux ».


Il en est de même dans les églises. En 1679, par exemple, la fabrique de Saint Gervais de Vic dépense :

« un tombereau de terre et un cent de pavé pour paver ladite église ».



On remarque dans les expertises du Vieux Lavardin et de la Raturière (qui sont deux maisons seigneuriales du XVe siècle) les expressions « petits pavés », ou « petits carreaux ». Ceci désigne
précisément des pavés de « petit échantillon », de petit format. Par chance, la visite et montrée rédigée le 16 ventôse an à la Chevalerie donne la mesure précise :


« Qu’à la place de la maison il manque cinquante pavés de terre cuite de quatre pouces au carré estimé compris la main d’oeuvre cent sols ».


Quatre pouces, cela donne 11 cm de côté pour les pavés d’origine de la Chevalerie. Ce sont bien des « petits pavés », par rapport aux modèles de 13 cm qu’on trouve aussi aux XVe/XVIIe siècles ou aux modèles de 16 cm qui caractérisent le XVIIIe siècle, ou de 21 cm qui sont beaucoup employés aux XVIIIe et XIXe siècles.
La même visite de l’an 2 atteste de ce que le premier étage est également carrelé en terre cuite :


« Que dans la chambre haute sur ladite maison, il y a quarante carreaux de pavés de terre cuite à replacer, estimé compris la main d’oeuvre trente sols ».


Il n’est pas rare qu’au XVe siècle, les pavés soient estampés de motifs décoratifs mais les exemples qui subsistent sont rares. La Chevalerie en conserve encore quelques uns, situés au premier étage (dans la chambre de retrait Est et le salon). Ils présentent deux motifs. Le premier compte quatre fleurs de lys disposées dans les angles du pavés de façon radiante ce qui créée au milieu une croix pattée. Le second modèle ne montre qu’une fleur de lys, plus grande, avec une boule sous chaque feuille, cantonnée de quatre quartefeuille en angle.

Les deux modèles de pavés estampés conservés au premier étage de la Chevalerie

Chambre de retrait Est du premier étage – Etat des lieux à l’acquisition

Appelée « Chambre de retrait Est du premier étage » dans l’étude Historique de Damien Castel, « ancienne chambre » sur les plans par G. Trouvé architecte du patrimoine. .

Cheminée

Le foyer de la cheminée mesure 1,03 m de large sur 1,49 m de haut. De l’ornement, il reste les jambages et les sommiers du linteau, identiques à ce qui a été décrit dans la chambre de retrait ouest. Le reste a été démoli en laissant suffisamment d’empreintes pour constater que la hotte était tronconique.

Fenêtre

Sur le mur Est la fenêtre d’origine mesure 70 cm de haut, ouverte sur une allège de 1,20 m de haut. Comme une grande partie de la fenêtre a été démolie à la fin du XXe siècle, il n’est plus possible de connaître la largeur de l’ouverture. On peut supposer qu’elle était identique à la fenêtre de la chambre de retrait ouest. L’ébrasement est partiellement conservé. Il était entièrement encadré de tuffeau, avec un couvrement en arc segmentaire.

Murs

Mur Ouest – disparu

Le mur ouest était entièrement aveugle. Il a été observé au
paragraphe relatif à la chambre de retrait ouest.

Mur Sud

Le mur sud a été démoli. Il a été observé au paragraphe de la garde robe Est.

Plafond

Le plafond présente les mêmes caractéristiques que dans la chambre de retrait ouest.

Sol

Le carrelage de cette chambre est en partie conservé, identique à celui de la chambre de retrait ouest. Dans cet ensemble de pavés de 13 cm de côté, disposés par rangées perpendiculaires au sens de déplacement, il existe au moins un carreau estampé de fleurs de lys

La majorité du texte provient de l’étude historique rédigée par Damien Castel, 4ème trimestre 2014
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La garde-robe Ouest du premier étage – Etat des lieux à l’acquisition

Appelée « garde robe Ouest du premier étage » dans l’étude Historique de Damien Castel, elle n’est pas dénommée sur les plans par G. Trouvé architecte du patrimoine. La pièce n’existant physiquement plus.

Elle est plus grande que celle du rez-de-
chaussée ce qui ne s’explique que par l’amincissement des murs.

Le pavage a été ôté : il ne reste que la chape de chaux étalée sur le torchis.

Portes

Porte sur le mur sud, vers le cabinet noir

Le cadre d’ébrasement est tout en tuffeau, avec un couvrement en arc segmentaire. Le vantail a disparu mais on remarque encore les gonds d’origine enfoncés dans le côté Est et les trous pour la serrure et le verrou en face.

Fenêtre

Sur le mur Ouest, une fenêtre. Du fait de la présence d’une planche, il est difficile de mesure cette ouverture. Ce peut être quelque chose comme 60 ou 66 de large sur 70 de haut, au-dessus d’une allège de 1,73 m. Les angles de l’ébrasement sont mélangés de tuffeau et de maçonnerie enduite. Le montant de gauche correspond au mur de la façade nord du principal corps de logis. Le rebord est maçonné. Le couvrement de l’ébrasement est une pièce de charpente qui paraît bien d’origine, puisque l’enduit l’affleure. D’ailleurs, la fenêtre qui se trouve dans la garde-robe Est est également sous un linteau en bois.

Porte Ouest vers les latrines Ouest

A 45 cm de la fenêtre s’ouvre la porte vers les latrines. L’ouverture mesure 66 cm sur 1,80 m de haut. Le cadre n’est pas chanfreiné. Le montant de droite était lié avec le mur de refend démoli.

vers les latrines Ouest du premier

Murs manquants

nous venons de voir les murs avec ouvertures visibles. Abordons maintenant les murs manquants

Mur Nord

Le mur de refend qui séparait cette pièce de la chambre de retrait Ouest mesurait 43 cm d’épaisseur.

Il était construit en moellons mais il est entièrement démoli ne laissant que sa base, au sol. Il n’est pas lié au mur ouest sauf les pierres de taille constituant le montant nord de la porte qui va dans les latrines. Il
est certain que le mur de refend a été bâti en même temps que la façade ouest de cette aile puisque l’enduit d’origine du mur ouest fait retour sur le mur nord (on voit une bonne partie de l’angle restée malgré la démolition).

A la base du mur qui subsiste dans le sol, on voit encore un massif de tuffeau correspondant au montant ouest d’une porte, puis quatre pavés
et demi correspondant à l’ouverture de la porte, et enfin un autre massif de tuffeau arasé correspondant au montant Est de la porte. Au vu des 4 pavés et demi au sol, l’ouverture paraît avoir mesuré 65 cm de large environ.
Compte tenu des observations précédentes, il apparaît que le cadre de la porte et son ébrasement étaient en tous points identiques à ceux déjà décrits dans les autres pièces.

Mur Est

Le mur Est de cette pièce correspond au mur de refend qui sépare l’appartement ouest de l’appartement Est. Il n’existe qu’une seule porte de communication de l’un à l’autre, à côté de la façade nord du principal corps de logis. Ce mur a été entièrement démoli. Il laisse au sol sa base (car le mur monte de fond depuis le rez-de-chaussée). Il mesure 53 cm d’épaisseur.

Il est construit en moellons et il reste quelques lambeaux de l’enduit qui le recouvrait à côté de la porte : épais, lise et blanchi, comme dans le reste de la pièce.

La porte de communication vers la garde-robe Est se trouve tout près de la façade nord du principal corps de logis, à côté des portes qui vont des chambres vers leurs garde-robes. C’est l’ébrasement qui se
trouve du côté de la garde-robe ouest. Ce qui en reste montre qu’il était construit comme les autres, c’est-à-dire en tuffeau avec un arc segmentaire en couvrement. Les gonds restent en place puisqu’ils se
trouvent du côté sud de l’ébrasement.

Plafond

Le plancher supérieur a été démoli en même temps que les murs de refend, mais il laisse parfaitement visible les trous des solives et la lèvre supérieure de l’enduit des murs qui fait retour sur les entrevous

La majorité du texte provient de l’étude historique rédigée par Damien Castel, 4ème trimestre 2014
Tous droits de reproduction (texte et images) sont réservés

Chambre de retrait Ouest du premier étage – Etat des lieux à l’acquisition

Appelée « Chambre de retrait ouest du premier étage » dans l’étude Historique de Damien Castel, « ancienne chambre » sur les plans par G. Trouvé architecte du patrimoine. .

Il reste encore une grande partie du carrelage d’origine, des pavés
de 13 cm de côté, rangées dans le sens est/ouest, c’est-à-dire dans le
sens perpendiculaire au principal axe de circulation.

Cheminée

La cheminée présente un foyer de 98 cm de large et de 1,50 m de haut. L’ornement a conservé ses deux jambages en forme de colonne engagée, avec leur base et leur corbeau en pan coupé et moulure. Du
linteau, il ne reste plus que les sommiers. La hotte a été démolie avec le reste du linteau mais l’empreinte qu’elle a laissée sur le mur nord montre qu’elle était tronconique. Le contre foyer montre bien le mode constructif des conduits de cheminée : celui du rez-de-chaussée qui passe derrière
celui du premier étage. Les deux conduits sont séparés par une languette en parpaings de tuffeau de 15 cm d’épaisseur.

Fenêtre

Une fenêtre s’ouvre dans la façade ouest. Vu de l’extérieur, son cadre en pierre semi dure de Nuillé paraît sans modifications depuis la construction. Son cadre est en tuffeau, avec un couvrement en arc segmentaire. Le vantail a disparu, mais on voit encore de gros gonds dans le côté sud.

Murs

Mur Est – disparu

Démoli, le mur de refend Est a déjà été observé au paragraphe de la garde-robe ouest. Il est assez bien pris dans la maçonnerie du mur pignon nord (on voit les pierres fichées dans le pignon nord qui relient les deux murs). Par conséquent, ce sont des maçonneries contemporaines.

Mur Sud

Le mur sud, démoli, qui servait de refend avec la garde-robe ouest, a été observé ci-dessus, ainsi que la porte.

Plafond

Les solives sont disposées dans le sens Est/ouest. Dans le pignon nord reste la petite saignée d’origine destinée à porter les barreaux du torchis, car il n’y avait pas de solive contre le mur à cause du conduit de la cheminée.

La majorité du texte provient de l’étude historique rédigée par Damien Castel, 4ème trimestre 2014
Tous droits de reproduction (texte et images) sont réservés

La garde-robe Est du rez-de-chaussée – Etat des lieux à l’acquisition

Appelée « garde robe Est » dans l’étude Historique de Damien Castel, « Réserve » dans les plans par G. Trouvé architecte du patrimoine, l’appellation actuelle a maintenu le nom  » garde robe ouest  »

Fenêtre

Le mur sud montre de ce côté l’ébrasement de la porte. Il est encadré tout en tuffeau.

Un jour percé en hauteur, au-dessus d’une allège de 2,20 m, d’une ouverture de 52 cm de large sur 67 cm de haut, certainement munie à l’origine d’un vantail de petits verres sertis dans une résille de plomb, montre qu’on se trouve plutôt dans une pièce à usage de domestique (qui n’ont pas besoin de beaucoup de lumière ni de regarder par la fenêtre), ou bien à usage de conservation d’objets précieux (étroitesse qui protège des intrusions, hauteur qui rend difficile les regards de l’extérieur). Côté extérieur, le cadre de la fenêtre est en calcaire dur de Nuillé, décoré seulement d’un chanfrein. Le linteau et le rebord sont également d’origine et monolithe. Ils ne portent aucun stigmate de barreaux de fer.
Côté intérieur, l’ébrasement est construit en tuffeau. A l’exception toutefois du côté gauche qui correspond au mur de façade nord du principal corps de logis. Le couvrement est en arc segmentaire.

Portes

Porte vers la sous latrine Est

L’ouverture de la porte qui s’ouvre sur la dépense mesure 62 cm de large et 1,69 m de haut. le cadre se trouve côté garde-robe et l’ébrasement côté dépense. Le cadre est en pierre de taille sans chanfrein. Le côté droit correspond au mur du pavillon Est. Le montant de gauche est en parpaings de tuffeau. Le linteau est appareillé en tuffeau. Toutefois ce cadre est manifestement une reconstruction des environs de 1900 car il est placé en avant du mur Est de plusieurs cm. Le cadre est désormais disjoint des pierres de l’ébrasement l’espace entre les deux ayant été bouché de menuiserie. A l’avant du cadre de tuffeau a été cloué un cadre en bois datant des environs de 1900 et dont le vantail a disparu.

Porte vers la chambre à la colonne

La porte de communication avec la chambre de retrait est bien d’origine. Mais elle est actuellement entièrement murée et ne peut être
observée.

A droite sur la photo

l’ouverture de la porte peut être vue sur la page du chantier de la chambre à la colonne

Porte vers la chambre Est

à gauche sur la photo ci dessus

La porte a été observée précédemment au paragraphe consacré à la chambre Est. Vue de ce côté, on constate que l’ébrasement de la porte est encadré de tuffeau, avec un couvrement en arc segmentaire.

Fenêtre

Sur le mur Est, une fenêtre . Elle est encadrée à l’extérieur de pierre calcaire semi dure de Nuillé décorée d’une arête chanfreinée. Le linteau et le rebord sont monolithes.

Seul le montant gauche a été remplacé vers 1900 par un empilement de briques violacées
montées à la chaux. Il existe aujourd’hui deux barres de fer écorché mais le linteau et le rebord portent la trace de plusieurs autres trous de barreaux.


Côté intérieur, la fenêtre est percée au-dessus d’une allège de 2 m, ce qui montre qu’on se trouve plutôt dans une pièce à usage de domestique (qui n’ont pas besoin de beaucoup de lumière ni de regarder
par la fenêtre), ou bien à usage de conservation d’objets précieux (étroitesse qui protège des intrusions, hauteur qui rend difficile les regards de l’extérieur).

L’ébrasement de la fenêtre n’est pas d’aussi bonne qualité que pour les ouvertures des pièces de maître. Le côté de droite se confond avec la façade nord du logis. Le montant de gauche est tout en tuffeau,
mais assez abimé, avec des reprises de maçonnerie dans l’angle. Quant au linteau, il est constitué de deux morceaux de solives. L’allège est remplie de maçonnerie dans l’épaisseur de l’ébrasement. Quant au vantail fixe, il ne date que des environs de 1900. Celui d’origine devait être mobile, constitué d’un panneau de petits verre placés dans une résille de plomb et protégé à l’extérieur par plusieurs barreaux de fer.

La majorité du texte provient de l’étude historique rédigée par Damien Castel, 4ème trimestre 2014
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